Binouz, saussback, et clopes
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Juin 2006
Eursosatory, dernière partie.
Mercredi 28 juin 2006 à 22 h 51
Bon, ben on va terminer ce salon de l'armement en présentant d'abord les drones et gadgets Hi-Tech, puis les systèmes anti-aériens et le meilleur pour la fin, les Gunzz!
Gadgets Hi-Tech
D'abord dans le domaine des drones, pas mal de petites nouveautés, notamment dans les drones à voilures tournantes, comme chez EADS:

Puis un autre plus petit chez le suédois SAAB (oui le même qui fait les bagnoles):

Ils servent tous deux à l'observation du champ de bataille, on remarque en effet leur boule optronique.
Un tout petit drone allemand, qui peut être lancé par un soldat enfin d'explorer le terrain adjacent, surtout utile en combat urbain. Il dispose de 4 rotors et d'une petite caméra:

Par contre l'autonomie doit pas être top, je me demande même si ce n'est pas un drone "jetable".
Et aussi le drone terrestre israélien de chez IMI, qui sert à patrouiller un périmètre afin de le sécuriser. Il peut emporter diverses charges comme des capteurs ou même être armée d'une 7.62 ou d'une 12.7mm.

L'apparition de robots terrestres est la grande innovation des années à venir, car ils posent beaucoup plus de contraintes que les UAV...
D'ailleurs les allemands en ont développé un aussi:

Il est spécialisé Anti char avec son bras télescopique portant des missiles Milan ER. Cela permet de le mettre à couvert pendant que les missiles sont tirés, car ils ne sont pas "fire and forget" (guidage SACLOS). D'ailleur le nouveau poste de tir Milan permet la téléopération, ce qui accroie la protection du tireur qui peut maintenant se mettre bien à l'abri lorsqu'il tir son missile.
Maintenant les autres gadgets, comme ce DIRCM (Directed Infra-Red Counter Measure):

Alors ce truc ca sert à aveugler les missiles à guidage infra rouge (comme le stinger ou le SA-7 par exemple). C'est en fait une lampe à éclat (comme dans un stroboscope) sauf qu'elle fonctionne dans l'infrarouge. En la pointant contre le missile, la tête chercheuse de ce dernier va être ébloui et ne repérera plus la signature de l'avion ciblée, et va alors partir dans les choux...
Un nouveau système Hard-Kill développé par l'Israélien Elbit:

Un capteur ultraviolet/infrarouge repère d'abord la signature du lancement d'un missile ou d'une roquette, puis le radar le traque, calcule sa vitesse et sa trajectoire, ensuite le lanceur se pointe vers le missile assaillant et tire au bon moment sa munition shrapnel pour détruire le missile.
Ressemble beaucoup au système Trophy de Rafael où à l'Arena-e des Russes. Le problème avec ces systèmes, ce que tant qu'ils n'ont pas été utilisés en "live", leur efficacité est inconnue. Par contre c'est plutôt dangereux pour l'infanterie à proximité...
Voilà c'est à peut près tout pour le Hi-Tech, passons maintenant à l'anti-aérien:
Systèmes anti-aériens
Principalement des missiles à courte portée exposées, comme cet affut double pour missiles Mistral:

Opéré par deux personnes, le tireur et le chef de batterie qui recoit les ordres et guide le tireur qui est collé dans son viseur. Portée environ 6 km, guidage autonome Infrarouge.
Il existe aussi une version qui se monte sur un Vbl.
On la voit ici avec derrière le lanceur vertical de missiles Mica:

Les Mica sont en fait des missiles Air-Air qui ont été ici adpatés dans un lanceur vertical pour en faire un système Sol-Air d'une portée d'environ 10 à 12 km. Il y a deux versions du Mica, la première utilise un guidage radar actif, la deuxième un guidage passif infrarouge. Ils sont très manoeuvrant dans leur période de boost, grâce au Thrust vector control (TVC), et vont vite (~ Mach 4). Grâce à leur guidage entièrement autonome, il n'y a pas de radar de poursuite, juste un radar de veille associée à plusieurs lanceurs, et en lançant la version infrarouge, l'ennemi ne sait à priori pas qu'il est pris pour cible...
En fait ces adaptations de missiles Air-Air pour des systèmes Sol-Air sont assez courantes de nos jours, car ces missiles sont maintenant très performants, comme l'adaptation ici des missiles Python israélien sur un lanceur terrestre:

Il y avait aussi l'adaptation des missiles américain AIM-120 amraam sur un hummer, mais j'étaits à cours de pellicule à ce moment là, alors...
Enfin les Britanniques ont présentés le missile Starstreak, d'une portée d'environ 6 km:

C'est le missile anti-aérien le plus bizarre qu'il m'a jamais été donné de voir! En fait (et si j'ai bien compris) le missile est tiré en guidage LOSBR, puis une fois que le moteur de boost puis le second moteur se sont consumés (le missile est alors à Mach 3.5), trois darts situés à l'avant se séparent.

Là où c'est marrant, c'est que ces darts sont eux mêmes guidées, aussi par Laser Beam Riding (LOSBR), et transportent chacun une petite charge explosive. L'opérateur doit bien entendu traquer lui-même l'avion visé.
Parait que ca fonctionne, mais après... pour moi le mistral c'est une valeur sûre (combat approved!).
Ben maintenant on va voir les guns!
Les Gunzz
On commence par Beretta!

On remarque en haut à gauche la toute nouvelle Carabine "Cx4 Storm" destinée aux unités de police, disponible en plusieurs calibres, 9x19 Parabellum, .40 S&W ou encore .45 ACP
A gauche deuxième position en partant du bas, le fusil d'assaut AR 70/90 qui équipe les forces Italiennes, en 5.56mm, ressemble au M16, mais utilise le traditionnel système à emprunt de gaz à la manière du Kalashnikov.
A droite, divers fusil à pompe Benelli (qui a été racheté par Beretta), principalement diverses variations autour du m3 et du Nova.
Du coté des Belges, maintenant, pas mal de nouveautés:
Tout d'abord une arme non léthale très connu des joueurs de SWAT 4:

Le Fn-303, où plutôt "lance boulette poivrées". Une simple adaptation d'un lanceur de Paintball destinée à balancer des "poivreball" pour maitriser des individus récalcitrant. Ca permet d'avoir une bombe lacrymogène à portée accrue. Son concurrent direct est le Taser.
La nouvelle gamme de fusils d'assaut en 5.56x45 , le F-2000:

Pour l'avoir eu en main:

je dois vraiment dire que c'est le plus ergonomique et le moins "encombrant" qu'il m'est été donné de porter. Il est vraiment cool. Viseur holographique (comme les Aimpoint ou Trijicon) incorporé, totalement ambidextre notamment avec un très ingénieux système d'éjection des cartouches par le devant, en polymère et crosse en caoutchouc, plutôt léger par rapport à ce qui se fait d'habitue et parfaitement équilibré (même moi qui ne suis pas costaud j'arrive à le tenir à une main!), il mérite vraiment d'être classé parmis les meilleurs fusils d'assaut.
Je remercie d'ailleurs ce Belge présent sur le stand qui a bien voulu répondre à toute mes questions et m'a fait part de ces expériences en tant que concepteur sur ce fusil.
On peut lui adjoindre un lance grenade de 40mm (similaire au m203), et cette fois ci, pas besoin de chercher la détente devant le chargeur, puisqu'il suffit d'abaisser son index car cette détente se trouve alors juste en dessous de celle du fusil. Un viseur laser qui indique la bonne élévation à donner au fusil pour réaliser un tir correct de grenade peut même être ajouté!
En fait on est ici a des année lumière d'un FAMAS, qui pour avoir eu un main la version Felin aussi m'a paru vraiment trop lourd et encombrant avec sa caméra. Je doute même qu'elle résiste à un choc, par exemple en laissant tomber l'arme sur le sol. De plus il y a ces fils qui relient l'arme à la batterie logée dans une poche et au casque et qui rend tout ca vraiment... insupportable quand il s'agit de sprinter, ramper, enfin de faire tous les mouvements qu'un combattant doit pouvoir effectuer.
Et enfin les nouveautés israéliennes:

Le Tavor, nouveau fusil d'assaut présenté par la firme IMI. 5.56, configuration Bullpup, il s'avert être un concurrent du F2000. La version du haut est pour les sharpshooter avec bipied et lunette télescopique tandis que la version standard se voit affublé d'un viseur holographique de conception israélienne qui est franchement loin de valoir un bon Aimpoint ou Trijicon. A gauche au milieu, la version "commando" du Tavor, plus courte, avec comme accessoire un réducteur de son ou un kit pour changer la chambre et le canon pour passer au calibre 9mm.
Bon et puis c'est à peu près tout ce qui j'ai à vous dire...
Finissons par des images d'armes de bourrins! (Q3 mod inside!)
Tout d'abord un Mini Gun en 7.62:

La cadence de tir doit avoisiner les 6000 coups minutes, ce qui fait 100 coups par seconde...
Des lance-roquettes Russes Rpg-29 et variantes:

Il y a une variante à charge thermobarique je crois, le Shmel.
Voir une vidéo du Shmel... décoiffante
Un lance grenade automatique de 40mm GMG allemand de chez HK:

bon ca va encore ca
Maintenant on a le quadruple lance grenade automatique!

Ca vient de Singapour...
comme quoi quand on veut faire du bourrin, on peut!
Si vous avez des remarques, des questions ->
Gadgets Hi-Tech
D'abord dans le domaine des drones, pas mal de petites nouveautés, notamment dans les drones à voilures tournantes, comme chez EADS:

Puis un autre plus petit chez le suédois SAAB (oui le même qui fait les bagnoles):

Ils servent tous deux à l'observation du champ de bataille, on remarque en effet leur boule optronique.
Un tout petit drone allemand, qui peut être lancé par un soldat enfin d'explorer le terrain adjacent, surtout utile en combat urbain. Il dispose de 4 rotors et d'une petite caméra:

Par contre l'autonomie doit pas être top, je me demande même si ce n'est pas un drone "jetable".
Et aussi le drone terrestre israélien de chez IMI, qui sert à patrouiller un périmètre afin de le sécuriser. Il peut emporter diverses charges comme des capteurs ou même être armée d'une 7.62 ou d'une 12.7mm.

L'apparition de robots terrestres est la grande innovation des années à venir, car ils posent beaucoup plus de contraintes que les UAV...
D'ailleurs les allemands en ont développé un aussi:

Il est spécialisé Anti char avec son bras télescopique portant des missiles Milan ER. Cela permet de le mettre à couvert pendant que les missiles sont tirés, car ils ne sont pas "fire and forget" (guidage SACLOS). D'ailleur le nouveau poste de tir Milan permet la téléopération, ce qui accroie la protection du tireur qui peut maintenant se mettre bien à l'abri lorsqu'il tir son missile.
Maintenant les autres gadgets, comme ce DIRCM (Directed Infra-Red Counter Measure):

Alors ce truc ca sert à aveugler les missiles à guidage infra rouge (comme le stinger ou le SA-7 par exemple). C'est en fait une lampe à éclat (comme dans un stroboscope) sauf qu'elle fonctionne dans l'infrarouge. En la pointant contre le missile, la tête chercheuse de ce dernier va être ébloui et ne repérera plus la signature de l'avion ciblée, et va alors partir dans les choux...
Un nouveau système Hard-Kill développé par l'Israélien Elbit:

Un capteur ultraviolet/infrarouge repère d'abord la signature du lancement d'un missile ou d'une roquette, puis le radar le traque, calcule sa vitesse et sa trajectoire, ensuite le lanceur se pointe vers le missile assaillant et tire au bon moment sa munition shrapnel pour détruire le missile.
Ressemble beaucoup au système Trophy de Rafael où à l'Arena-e des Russes. Le problème avec ces systèmes, ce que tant qu'ils n'ont pas été utilisés en "live", leur efficacité est inconnue. Par contre c'est plutôt dangereux pour l'infanterie à proximité...
Voilà c'est à peut près tout pour le Hi-Tech, passons maintenant à l'anti-aérien:
Systèmes anti-aériens
Principalement des missiles à courte portée exposées, comme cet affut double pour missiles Mistral:

Opéré par deux personnes, le tireur et le chef de batterie qui recoit les ordres et guide le tireur qui est collé dans son viseur. Portée environ 6 km, guidage autonome Infrarouge.
Il existe aussi une version qui se monte sur un Vbl.
On la voit ici avec derrière le lanceur vertical de missiles Mica:

Les Mica sont en fait des missiles Air-Air qui ont été ici adpatés dans un lanceur vertical pour en faire un système Sol-Air d'une portée d'environ 10 à 12 km. Il y a deux versions du Mica, la première utilise un guidage radar actif, la deuxième un guidage passif infrarouge. Ils sont très manoeuvrant dans leur période de boost, grâce au Thrust vector control (TVC), et vont vite (~ Mach 4). Grâce à leur guidage entièrement autonome, il n'y a pas de radar de poursuite, juste un radar de veille associée à plusieurs lanceurs, et en lançant la version infrarouge, l'ennemi ne sait à priori pas qu'il est pris pour cible...
En fait ces adaptations de missiles Air-Air pour des systèmes Sol-Air sont assez courantes de nos jours, car ces missiles sont maintenant très performants, comme l'adaptation ici des missiles Python israélien sur un lanceur terrestre:

Il y avait aussi l'adaptation des missiles américain AIM-120 amraam sur un hummer, mais j'étaits à cours de pellicule à ce moment là, alors...
Enfin les Britanniques ont présentés le missile Starstreak, d'une portée d'environ 6 km:

C'est le missile anti-aérien le plus bizarre qu'il m'a jamais été donné de voir! En fait (et si j'ai bien compris) le missile est tiré en guidage LOSBR, puis une fois que le moteur de boost puis le second moteur se sont consumés (le missile est alors à Mach 3.5), trois darts situés à l'avant se séparent.

Là où c'est marrant, c'est que ces darts sont eux mêmes guidées, aussi par Laser Beam Riding (LOSBR), et transportent chacun une petite charge explosive. L'opérateur doit bien entendu traquer lui-même l'avion visé.
Parait que ca fonctionne, mais après... pour moi le mistral c'est une valeur sûre (combat approved!).
Ben maintenant on va voir les guns!
Les Gunzz
On commence par Beretta!

On remarque en haut à gauche la toute nouvelle Carabine "Cx4 Storm" destinée aux unités de police, disponible en plusieurs calibres, 9x19 Parabellum, .40 S&W ou encore .45 ACP
A gauche deuxième position en partant du bas, le fusil d'assaut AR 70/90 qui équipe les forces Italiennes, en 5.56mm, ressemble au M16, mais utilise le traditionnel système à emprunt de gaz à la manière du Kalashnikov.
A droite, divers fusil à pompe Benelli (qui a été racheté par Beretta), principalement diverses variations autour du m3 et du Nova.
Du coté des Belges, maintenant, pas mal de nouveautés:
Tout d'abord une arme non léthale très connu des joueurs de SWAT 4:

Le Fn-303, où plutôt "lance boulette poivrées". Une simple adaptation d'un lanceur de Paintball destinée à balancer des "poivreball" pour maitriser des individus récalcitrant. Ca permet d'avoir une bombe lacrymogène à portée accrue. Son concurrent direct est le Taser.
La nouvelle gamme de fusils d'assaut en 5.56x45 , le F-2000:

Pour l'avoir eu en main:

je dois vraiment dire que c'est le plus ergonomique et le moins "encombrant" qu'il m'est été donné de porter. Il est vraiment cool. Viseur holographique (comme les Aimpoint ou Trijicon) incorporé, totalement ambidextre notamment avec un très ingénieux système d'éjection des cartouches par le devant, en polymère et crosse en caoutchouc, plutôt léger par rapport à ce qui se fait d'habitue et parfaitement équilibré (même moi qui ne suis pas costaud j'arrive à le tenir à une main!), il mérite vraiment d'être classé parmis les meilleurs fusils d'assaut.
Je remercie d'ailleurs ce Belge présent sur le stand qui a bien voulu répondre à toute mes questions et m'a fait part de ces expériences en tant que concepteur sur ce fusil.
On peut lui adjoindre un lance grenade de 40mm (similaire au m203), et cette fois ci, pas besoin de chercher la détente devant le chargeur, puisqu'il suffit d'abaisser son index car cette détente se trouve alors juste en dessous de celle du fusil. Un viseur laser qui indique la bonne élévation à donner au fusil pour réaliser un tir correct de grenade peut même être ajouté!
En fait on est ici a des année lumière d'un FAMAS, qui pour avoir eu un main la version Felin aussi m'a paru vraiment trop lourd et encombrant avec sa caméra. Je doute même qu'elle résiste à un choc, par exemple en laissant tomber l'arme sur le sol. De plus il y a ces fils qui relient l'arme à la batterie logée dans une poche et au casque et qui rend tout ca vraiment... insupportable quand il s'agit de sprinter, ramper, enfin de faire tous les mouvements qu'un combattant doit pouvoir effectuer.
Et enfin les nouveautés israéliennes:

Le Tavor, nouveau fusil d'assaut présenté par la firme IMI. 5.56, configuration Bullpup, il s'avert être un concurrent du F2000. La version du haut est pour les sharpshooter avec bipied et lunette télescopique tandis que la version standard se voit affublé d'un viseur holographique de conception israélienne qui est franchement loin de valoir un bon Aimpoint ou Trijicon. A gauche au milieu, la version "commando" du Tavor, plus courte, avec comme accessoire un réducteur de son ou un kit pour changer la chambre et le canon pour passer au calibre 9mm.
Bon et puis c'est à peu près tout ce qui j'ai à vous dire...
Finissons par des images d'armes de bourrins! (Q3 mod inside!)
Tout d'abord un Mini Gun en 7.62:

La cadence de tir doit avoisiner les 6000 coups minutes, ce qui fait 100 coups par seconde...
Des lance-roquettes Russes Rpg-29 et variantes:

Il y a une variante à charge thermobarique je crois, le Shmel.
Voir une vidéo du Shmel... décoiffante
Un lance grenade automatique de 40mm GMG allemand de chez HK:

bon ca va encore ca
Maintenant on a le quadruple lance grenade automatique!

Ca vient de Singapour...
comme quoi quand on veut faire du bourrin, on peut!
Si vous avez des remarques, des questions ->
16 commentaires, dernier de DoC_FouALieR.
Eurosatory 2006, deuxième partie.
Mardi 27 juin 2006 à 22 h 31
Continuons donc notre tour d'horizon du salon Eurosatory avec aujourd'hui une revue des nouveaux véhicules blindés et des hélicoptères...
4x4 et petits véhicules:
Ici un 4x4 blindé Ford avec tourelle de 12.7mm téléopérée (la même que sur le M113):

On se rend compte des à présent de la maturation de la technologie de téléopération, avec ces tourelles déclinées à toutes les sauces et sur à peu près tous les véhicules, du bête 4x4 au char d'assaut...
On va dire que c'est actuellement la grande mode qui nous vient des retours d'expériences en Irak où nombre de soldats sont tués en servant la 12.7 mm de toit du char ou du hummer...
L'intérieur du 4x4:

De base un peu plus gros que le humvee (dans sa version de base), il est aussi mieux protégé, encore un retour d'expérience d'Irak où les "HMMWV" sont trop facilement percés par les fragments d'IEDs.
La firme française Panhard présentait pas mal de nouveauté, surtout au niveau des variantes du Vbl.
Tout d'abord un véhicule de type patrouille et raid commando qui a été demandé en urgence pour équiper les commandos français en Afghanistan:

Il n'est pas blindé, mais assez bien armé avec plusieurs points de fixation pour mitrailleuse de 12.7 et 7.62mm. C'est juste un véhicule rapide qui doit être le plus léger possible pour assurer la mobilité et le transport du matos des commandos en missions.
Puis une variante du Vbl avec soute "ouverte":

Destiné principalement aux troupes parachutiste comme véhicule de liaison rapide et de transport, et aussi comme 4x4 à tout faire (il do.it remplacer les vieillissantes Peugeot P4). Il est cependant mieux blindé que le véhicule précédent, notamment en ce qui concerne la protection face aux mines et la partie frontale (avec pare-brise blindé).
On finit ce tour d'horizon des 4x4 par une "concept car" très spéciale allemande:

C'est en fait un véhicule modulaire auquel on peut rajouter des "blocs" aux modules principaux que sont les blocs essieux, cabine de pilotage et groupe motopropulseur. Le détail des différents aménagement n'était pas donné, mais on pouvait déjà voir le montage d'une tourelle téléopérée ,de briques de blindage réactif sur la soute passager ainsi que de caissons amovibles pour la protection contre les mines... bizarre, une sorte de "limousine" du champ de bataille!
IFV et APC
Alors ce que j'appellerai IFV (Infantry Fighting Vehicle) ce seront les transports de troupes chenillées et ce que j'appelerai APC (Armoured Personal Carrier) ce seront les transports de troupes sur roues. En vrai ce n'est pas forcément la bonne dénomination, mais moi j'utiliserai cette norme de façon à s'y retrouver plus facilement...
Deux nouveautés chez les allemands qui remplacent leurs parcs d'IFV et d'APC
Tout d'abord ce nouvel IFV, le Puma:

D'apparence plutôt classique, il s'avère être un excellent véhicule de combat d'infanterie, avec sa tourelle téléopére armé d'un canon Mauser de 30mm tirant soit des obus APFSDS, soit une variante du HEI-T et bientôt des obus programmables Air Burst. Il dispose par ailleurs d'un très haut niveau de protection initial, étant protégé à 360° contre les RPG-7 et tir de 14.5mm pour une masse de 30 tonnes (rendu possible grâce aux évolutions des blindages semi-réactifs).
Il peut transporter 8 soldats en plus de l'équipage constitué par le chef de char, le conducteur et le tireur.
La deuxième nouveauté est l'APC 8x8 Boxer:

Il est développé en partenariat avec les Anglais, mais c'est l'entreprise allemande Krauss-Maffei-Wegman qui se charge de la plus grosse partie de la construction. J'ai peu d'informations disponibles malheureusement, à part qu'il est modulaire (volume de 8 m3 dispo.), il peut recevoir plusieurs variantes comme le module ambulance ou poste de commande, il est certainement moins lourd et moins protégé que son cousin le Puma, le moteur étant moins puissant (550 ch contre 800). L'armement est moins lourd aussi, une simple station télécommandée de 12.7 mm étant ici visible. Il sert donc plus de taxi de champ de bataille que de véhicule de combat à proprement parler.
Les concurrents directs se trouvent à la fois chez les Français et Autrichiens, avec tout d'abord ce qui doit remplacer les AMX-10 P et une grande partie des VAB, le VBCI:

Contrairement au Boser, ce 8x8 fabriqué par GIAT se rapproche lui plus de l'IFV que de l'APC, notamment avec sa tourelle de 25mm abritant le tireur. C'est normal, puisqu'il doit remplacer les AMX-10 P qui sont des blindés d'infanterie mécanisée à la différence du Boxer qui remplacera un véhicule d'infanterie motorisée. Il est assez imposant, surement à cause de l'impresionnante suspension des 8 essieux... espérons que ca ne lui porte pas préjudice pour manoeuvrer en zone urbaine...
Il est doté d'une bonne protection contre les mines et projectiles de moyens calibres, par contre en ce qui concerne les RPGs, on ne sait pas encore. On remarque la présence d'un brouilleur infrarouge au-dessus de la tourelle, utile contre les missiles anti-chars.
Les Autrichiens ont quant à eux sorti le Pandur, un gros 8x8:

Il est cependant plus compact que le VBCI, car le Pandur est aérotransportable en C-130 alors que le VBCI non (mais en A-400M si). Ils doivent se valoir tous les deux. On voit ici le Pandur armé d'une tourelle télécommandée de la firme israélienne Rafael assez impressionnante avec un canon de 30mm disposant d'une double alimentation, ainsi que de deux missiles Anti-chars Spike (fire and forget à guidage infrarouge, portée 4000 m).
Vue intérieure du Pandur:

On distingue la console de controle de la tourelle, et les sièges accueillant les soldats. Ils sont accrochés au plafond pour que le soldat puisse mieux encaisser l'explosion d'une mine, le plancher se déformant alors... C'est assez étroit, même moi qui suis pourtant petit, je ne peux pas me tenir debout dedans.
Quant à la protection de ce bazar, le gars sur place a bien voulu tout m'expliquer sauf ca, il a dit qu'il ne savait pas...
Bon et ben on a à peu près tout vu du coté des véhicules terrestres!
Passons maintenant aux hélicos:
Hélicoptères de combat
Pas grand chose sur le salon malheureusement, cette année les Russes brillaient par le manque de gros matos présentés... dommage j'aurai bien voulu voir un Mi-28 ou un Ka-50...
Par contre du coté EADS, c'est du tout bon, avec le Tigre:

Il a été présentée cette année avec une grande diversité d'armement adaptable, des missiles Trigat européens aux Hellfire américains en passant par les roquette Hydra de 2.75" et les missiles anti aériens Stinger ou Mistral. Cette version du tigre est la HAP (Appui Protection), avec le canon de 30mm asservi au regard du pilote et le viseur de toit Stryx (jour/infrarouge/tv/laser)
Vue de face:

Désolée pour le carré blanc, mais ce c.. est passé devant juste au moment où j'ai pris ma tof (faut dire que c'était chargé en monde autour des hélicos). Les petits cercles sur le nez de l'appareil sont les détecteurs de lasers et de départs missiles (en bande UV), en fait ils n'y sont pas, pour des raisons évidentes... Les armemnts de gauche à droite:
-roquettes TDA à charge Fléchettes de 70mm (francaises)
-missiles Trigat LR anti-char à guidage autonome infrarouge, ~6 km de portée
-missiles Hellfire
-un morceau de missile Mistral anti aérien (~5 km de portée, mach 2.5)
Enfin pour terminer, le très réussi NH-90 européen en version aéroterrestre:

Cet hélico est un véritable IFV volant, un peu comme le BlackHawk américain, il peut transporter au moins 8 passagers, on peut lui adapter plusieurs armes comme ici un pod canon, ou des mitrailleuses Gatling en sabord, etc etc... on remarque la "boule" électro-optique de visée sur le nez de l'appareil.
Bon ben voilà c'est à peu près tout pour cette deuxième partie, je n'ai pas été exhaustif bien sur, je n'ai pas pu courvri l'ensemble du salon et des démonstrations sur une journée, alors il y a surement des choses qui m'ont échappés...
La prochaine partie sera consacrée aux systèmes anti-aérien, aux drones et aux Guns...
4x4 et petits véhicules:
Ici un 4x4 blindé Ford avec tourelle de 12.7mm téléopérée (la même que sur le M113):

On se rend compte des à présent de la maturation de la technologie de téléopération, avec ces tourelles déclinées à toutes les sauces et sur à peu près tous les véhicules, du bête 4x4 au char d'assaut...
On va dire que c'est actuellement la grande mode qui nous vient des retours d'expériences en Irak où nombre de soldats sont tués en servant la 12.7 mm de toit du char ou du hummer...
L'intérieur du 4x4:

De base un peu plus gros que le humvee (dans sa version de base), il est aussi mieux protégé, encore un retour d'expérience d'Irak où les "HMMWV" sont trop facilement percés par les fragments d'IEDs.
La firme française Panhard présentait pas mal de nouveauté, surtout au niveau des variantes du Vbl.
Tout d'abord un véhicule de type patrouille et raid commando qui a été demandé en urgence pour équiper les commandos français en Afghanistan:

Il n'est pas blindé, mais assez bien armé avec plusieurs points de fixation pour mitrailleuse de 12.7 et 7.62mm. C'est juste un véhicule rapide qui doit être le plus léger possible pour assurer la mobilité et le transport du matos des commandos en missions.
Puis une variante du Vbl avec soute "ouverte":

Destiné principalement aux troupes parachutiste comme véhicule de liaison rapide et de transport, et aussi comme 4x4 à tout faire (il do.it remplacer les vieillissantes Peugeot P4). Il est cependant mieux blindé que le véhicule précédent, notamment en ce qui concerne la protection face aux mines et la partie frontale (avec pare-brise blindé).
On finit ce tour d'horizon des 4x4 par une "concept car" très spéciale allemande:

C'est en fait un véhicule modulaire auquel on peut rajouter des "blocs" aux modules principaux que sont les blocs essieux, cabine de pilotage et groupe motopropulseur. Le détail des différents aménagement n'était pas donné, mais on pouvait déjà voir le montage d'une tourelle téléopérée ,de briques de blindage réactif sur la soute passager ainsi que de caissons amovibles pour la protection contre les mines... bizarre, une sorte de "limousine" du champ de bataille!
IFV et APC
Alors ce que j'appellerai IFV (Infantry Fighting Vehicle) ce seront les transports de troupes chenillées et ce que j'appelerai APC (Armoured Personal Carrier) ce seront les transports de troupes sur roues. En vrai ce n'est pas forcément la bonne dénomination, mais moi j'utiliserai cette norme de façon à s'y retrouver plus facilement...
Deux nouveautés chez les allemands qui remplacent leurs parcs d'IFV et d'APC
Tout d'abord ce nouvel IFV, le Puma:

D'apparence plutôt classique, il s'avère être un excellent véhicule de combat d'infanterie, avec sa tourelle téléopére armé d'un canon Mauser de 30mm tirant soit des obus APFSDS, soit une variante du HEI-T et bientôt des obus programmables Air Burst. Il dispose par ailleurs d'un très haut niveau de protection initial, étant protégé à 360° contre les RPG-7 et tir de 14.5mm pour une masse de 30 tonnes (rendu possible grâce aux évolutions des blindages semi-réactifs).
Il peut transporter 8 soldats en plus de l'équipage constitué par le chef de char, le conducteur et le tireur.
La deuxième nouveauté est l'APC 8x8 Boxer:

Il est développé en partenariat avec les Anglais, mais c'est l'entreprise allemande Krauss-Maffei-Wegman qui se charge de la plus grosse partie de la construction. J'ai peu d'informations disponibles malheureusement, à part qu'il est modulaire (volume de 8 m3 dispo.), il peut recevoir plusieurs variantes comme le module ambulance ou poste de commande, il est certainement moins lourd et moins protégé que son cousin le Puma, le moteur étant moins puissant (550 ch contre 800). L'armement est moins lourd aussi, une simple station télécommandée de 12.7 mm étant ici visible. Il sert donc plus de taxi de champ de bataille que de véhicule de combat à proprement parler.
Les concurrents directs se trouvent à la fois chez les Français et Autrichiens, avec tout d'abord ce qui doit remplacer les AMX-10 P et une grande partie des VAB, le VBCI:

Contrairement au Boser, ce 8x8 fabriqué par GIAT se rapproche lui plus de l'IFV que de l'APC, notamment avec sa tourelle de 25mm abritant le tireur. C'est normal, puisqu'il doit remplacer les AMX-10 P qui sont des blindés d'infanterie mécanisée à la différence du Boxer qui remplacera un véhicule d'infanterie motorisée. Il est assez imposant, surement à cause de l'impresionnante suspension des 8 essieux... espérons que ca ne lui porte pas préjudice pour manoeuvrer en zone urbaine...
Il est doté d'une bonne protection contre les mines et projectiles de moyens calibres, par contre en ce qui concerne les RPGs, on ne sait pas encore. On remarque la présence d'un brouilleur infrarouge au-dessus de la tourelle, utile contre les missiles anti-chars.
Les Autrichiens ont quant à eux sorti le Pandur, un gros 8x8:

Il est cependant plus compact que le VBCI, car le Pandur est aérotransportable en C-130 alors que le VBCI non (mais en A-400M si). Ils doivent se valoir tous les deux. On voit ici le Pandur armé d'une tourelle télécommandée de la firme israélienne Rafael assez impressionnante avec un canon de 30mm disposant d'une double alimentation, ainsi que de deux missiles Anti-chars Spike (fire and forget à guidage infrarouge, portée 4000 m).
Vue intérieure du Pandur:

On distingue la console de controle de la tourelle, et les sièges accueillant les soldats. Ils sont accrochés au plafond pour que le soldat puisse mieux encaisser l'explosion d'une mine, le plancher se déformant alors... C'est assez étroit, même moi qui suis pourtant petit, je ne peux pas me tenir debout dedans.
Quant à la protection de ce bazar, le gars sur place a bien voulu tout m'expliquer sauf ca, il a dit qu'il ne savait pas...
Bon et ben on a à peu près tout vu du coté des véhicules terrestres!
Passons maintenant aux hélicos:
Hélicoptères de combat
Pas grand chose sur le salon malheureusement, cette année les Russes brillaient par le manque de gros matos présentés... dommage j'aurai bien voulu voir un Mi-28 ou un Ka-50...
Par contre du coté EADS, c'est du tout bon, avec le Tigre:

Il a été présentée cette année avec une grande diversité d'armement adaptable, des missiles Trigat européens aux Hellfire américains en passant par les roquette Hydra de 2.75" et les missiles anti aériens Stinger ou Mistral. Cette version du tigre est la HAP (Appui Protection), avec le canon de 30mm asservi au regard du pilote et le viseur de toit Stryx (jour/infrarouge/tv/laser)
Vue de face:

Désolée pour le carré blanc, mais ce c.. est passé devant juste au moment où j'ai pris ma tof (faut dire que c'était chargé en monde autour des hélicos). Les petits cercles sur le nez de l'appareil sont les détecteurs de lasers et de départs missiles (en bande UV), en fait ils n'y sont pas, pour des raisons évidentes... Les armemnts de gauche à droite:
-roquettes TDA à charge Fléchettes de 70mm (francaises)
-missiles Trigat LR anti-char à guidage autonome infrarouge, ~6 km de portée
-missiles Hellfire
-un morceau de missile Mistral anti aérien (~5 km de portée, mach 2.5)
Enfin pour terminer, le très réussi NH-90 européen en version aéroterrestre:

Cet hélico est un véritable IFV volant, un peu comme le BlackHawk américain, il peut transporter au moins 8 passagers, on peut lui adapter plusieurs armes comme ici un pod canon, ou des mitrailleuses Gatling en sabord, etc etc... on remarque la "boule" électro-optique de visée sur le nez de l'appareil.
Bon ben voilà c'est à peu près tout pour cette deuxième partie, je n'ai pas été exhaustif bien sur, je n'ai pas pu courvri l'ensemble du salon et des démonstrations sur une journée, alors il y a surement des choses qui m'ont échappés...
La prochaine partie sera consacrée aux systèmes anti-aérien, aux drones et aux Guns...
5 commentaires, dernier de XENOf1ngu$$.
Eurosatory 2006, première partie.
Lundi 26 juin 2006 à 20 h 22
Voilà j'ai enfin fait développer mes photos du salon de l'armement Eurosatory.
Alors quoi de neuf cette année?
Bah pas grand chose en fait, à part quelques nouveaux véhicules, c'est surtout la maturation de technologies qui a bel et bien fait le cachet de cette édition 2006, aussi bien la généralistion des tourelles télécommandées à tracker automatique que la diversité des drones, en particulier ceux à voilures tournante et l'apparition des drones terrestres.
Mais comme vous le savez, les blindés c'est ce que je préfère dans l'armement terrestre, alors commençons par les nouveautés et améliorations 2006.
De l'amélioration pour le combat urbain.
On l'attendait tous, on l'a vu! Le tout nouveau char Leclerc dans sa configuration "AZUR" (Action en Zone URbaine).

On remarque dorénavant le renforcement du blindage au niveau de la jupe de roulement, qui recouvre maintenant presque entièrement les chenilles, complété par de la slat armor. La mitrailleuse 7,62mm téléopérée par le chef de char (re)fait aussi son apparition pour cette version destinée à l'armée de Terre (elle était de série sur les Leclercs vendus aux émirats arabes unis...)

On se rends mieux compte sur cette photo de l'ajout de "matière" obtenu en placant de la slat armor, des coffres à lots de bords étendus pour l'infanterie accompagnant le char en zone urbaine. Sur le haut du char, de gauche à droite on distingue la centrale météo, l'échangeur de la clim' et les lanceurs fumigènes/leurres/munitions anti-émeutes (gaz lacrymo ou boulettes caoutchouc) Galix.
Ainsi amélioré, le Leclerc Azur est censé être protégé à 360° contre les RPG-7 et tirs de moyens calibres.
Forcément, si le Leclerc présente son amélioration, son concurent direct, le Léopard 2 allemand ne reste pas sur le banc de touche avec cette très belle nouvelle version, le Léopard 2 "A7" ou "Pso/EX".

Très ... brutal n'est ce pas? L'effet psychologique de ce monstre qui déboule dans une rue est certain. L'amélioration porte principalement sur l'ajout d'un blindage protégeant à 360° contre les RPG-7, l'amélioration de la visibilité et de la puissance de feu avec un tourelleau téléopéré de 12.7mm à disposition du chargeur, et d'un système de détecteur laser et départ de coups. On le voit ici avec une pelle dozer pour écarter des débrits/carcasses/etc et un camouflage urbain.

Vue sur les blindages en pointe (réactifs, puis composites derrière) de la partie frontale et sur le viseur tireur.

Vue sur la nuque de tourelle complété par d'épais coffres de rangement pour "mettre de la matière", et sur les diverses améliorations.
Alors le Léo 2 Pso/EX, digne successeur du Tigre IV?
Passons maintenant au blindé de transports de troupes:
Notre vénérable VAB s'offre le luxe d'un rétrofit par la société Israélienne Elbit.

Le système Anti-IED fonctionne par brouillage des télécommandes radio, voir fait détonner les IEDs loin du véhicule, par contre contre les IEDs télécommandé par fil, il est inefficace. Le système Hard Kill est un nouveauté de Elbit, je le décrirai un peu plus loin. Mais les améliorations principales sont le surblindage réactif anti-RPG 7, la station télécommandée doté d'un canon de 30mm et l'ajout de caméras de surveillance avec détection automatique des mouvements...
Vue intérieure:

On remarque la station de controle du 30mm avec ses deux joysticks.
Cependant, on peut s'interroger sur la nécessité de ces améliorations pour un VAB, car le cout de ce retrofit doit certainement dépasser le prix d'un VAB neuf... mais bon c'était l'occasion pour Elbit de montrer son savoir faire, alors... et puis c'est plutôt fun, non?
Le classique rétrofit du M113 par la société israélienne Rafael.

On remarque maintenant le blindage en "accordéon" réactif sur les cotés du véhicules et les plaques sur le glacis, la protection des chenilles avec de la slat. Mais surtout la tourelle télécommandée de 12.7mm, qui est assez formidable pour avoir pu l'essayer (sans tirer vraiment, hein!). Elle dispose en effet d'une voie jour et infrarouge avec zoom, calculateur balistique, tracking automatique, et stabilisation pour le tir en marche! C'est à dire plus de features que la plupart des viseurs de chars....
Vue intérieure, poste de commande de la tourelle:

Par contre ce M113 à sûrement perdu sa capacité amphibie...
Je remercie le type de chez Rafael pour ses explications, toujours bon commerçant les Israéliens! Ils n'hésitent jamais à donner pas mal de détails sur leur matos, ce qui n'est pas toujours le cas pour les Français par exemple...
Et enfin on va finir par une version urbanisée de notre VBL:

Pas de grosses améliorations a par l'adaptation de lanceurs fumigènes ou de munitions non létales comme sur le Leclerc. Un dispositif d'observation à 360° est dispo, ce qui permet de savoir ce qui se passe quand on roule en configuration "buttoned up", c'est à dire écoutilles fermées. Le coupe câble sert à éviter au servant de mitrailleuse 7.62 de se faire décapiter en roulant par un câble tendu...
Pas de surblindages comme sur les Hummer, car le Vbl est d'origine bien mieux blindé que le célèbre véhicule américain.
Voilà notre tour d'horizon des améliorations de véhicules pour le combat urbain s'achève... demain nous verrons les vraies nouveautés dans les véhicules blindés et autres...
Alors quoi de neuf cette année?
Bah pas grand chose en fait, à part quelques nouveaux véhicules, c'est surtout la maturation de technologies qui a bel et bien fait le cachet de cette édition 2006, aussi bien la généralistion des tourelles télécommandées à tracker automatique que la diversité des drones, en particulier ceux à voilures tournante et l'apparition des drones terrestres.
Mais comme vous le savez, les blindés c'est ce que je préfère dans l'armement terrestre, alors commençons par les nouveautés et améliorations 2006.
De l'amélioration pour le combat urbain.
On l'attendait tous, on l'a vu! Le tout nouveau char Leclerc dans sa configuration "AZUR" (Action en Zone URbaine).

On remarque dorénavant le renforcement du blindage au niveau de la jupe de roulement, qui recouvre maintenant presque entièrement les chenilles, complété par de la slat armor. La mitrailleuse 7,62mm téléopérée par le chef de char (re)fait aussi son apparition pour cette version destinée à l'armée de Terre (elle était de série sur les Leclercs vendus aux émirats arabes unis...)

On se rends mieux compte sur cette photo de l'ajout de "matière" obtenu en placant de la slat armor, des coffres à lots de bords étendus pour l'infanterie accompagnant le char en zone urbaine. Sur le haut du char, de gauche à droite on distingue la centrale météo, l'échangeur de la clim' et les lanceurs fumigènes/leurres/munitions anti-émeutes (gaz lacrymo ou boulettes caoutchouc) Galix.
Ainsi amélioré, le Leclerc Azur est censé être protégé à 360° contre les RPG-7 et tirs de moyens calibres.
Forcément, si le Leclerc présente son amélioration, son concurent direct, le Léopard 2 allemand ne reste pas sur le banc de touche avec cette très belle nouvelle version, le Léopard 2 "A7" ou "Pso/EX".

Très ... brutal n'est ce pas? L'effet psychologique de ce monstre qui déboule dans une rue est certain. L'amélioration porte principalement sur l'ajout d'un blindage protégeant à 360° contre les RPG-7, l'amélioration de la visibilité et de la puissance de feu avec un tourelleau téléopéré de 12.7mm à disposition du chargeur, et d'un système de détecteur laser et départ de coups. On le voit ici avec une pelle dozer pour écarter des débrits/carcasses/etc et un camouflage urbain.

Vue sur les blindages en pointe (réactifs, puis composites derrière) de la partie frontale et sur le viseur tireur.

Vue sur la nuque de tourelle complété par d'épais coffres de rangement pour "mettre de la matière", et sur les diverses améliorations.
Alors le Léo 2 Pso/EX, digne successeur du Tigre IV?
Passons maintenant au blindé de transports de troupes:
Notre vénérable VAB s'offre le luxe d'un rétrofit par la société Israélienne Elbit.

Le système Anti-IED fonctionne par brouillage des télécommandes radio, voir fait détonner les IEDs loin du véhicule, par contre contre les IEDs télécommandé par fil, il est inefficace. Le système Hard Kill est un nouveauté de Elbit, je le décrirai un peu plus loin. Mais les améliorations principales sont le surblindage réactif anti-RPG 7, la station télécommandée doté d'un canon de 30mm et l'ajout de caméras de surveillance avec détection automatique des mouvements...
Vue intérieure:

On remarque la station de controle du 30mm avec ses deux joysticks.
Cependant, on peut s'interroger sur la nécessité de ces améliorations pour un VAB, car le cout de ce retrofit doit certainement dépasser le prix d'un VAB neuf... mais bon c'était l'occasion pour Elbit de montrer son savoir faire, alors... et puis c'est plutôt fun, non?
Le classique rétrofit du M113 par la société israélienne Rafael.

On remarque maintenant le blindage en "accordéon" réactif sur les cotés du véhicules et les plaques sur le glacis, la protection des chenilles avec de la slat. Mais surtout la tourelle télécommandée de 12.7mm, qui est assez formidable pour avoir pu l'essayer (sans tirer vraiment, hein!). Elle dispose en effet d'une voie jour et infrarouge avec zoom, calculateur balistique, tracking automatique, et stabilisation pour le tir en marche! C'est à dire plus de features que la plupart des viseurs de chars....
Vue intérieure, poste de commande de la tourelle:

Par contre ce M113 à sûrement perdu sa capacité amphibie...
Je remercie le type de chez Rafael pour ses explications, toujours bon commerçant les Israéliens! Ils n'hésitent jamais à donner pas mal de détails sur leur matos, ce qui n'est pas toujours le cas pour les Français par exemple...
Et enfin on va finir par une version urbanisée de notre VBL:

Pas de grosses améliorations a par l'adaptation de lanceurs fumigènes ou de munitions non létales comme sur le Leclerc. Un dispositif d'observation à 360° est dispo, ce qui permet de savoir ce qui se passe quand on roule en configuration "buttoned up", c'est à dire écoutilles fermées. Le coupe câble sert à éviter au servant de mitrailleuse 7.62 de se faire décapiter en roulant par un câble tendu...
Pas de surblindages comme sur les Hummer, car le Vbl est d'origine bien mieux blindé que le célèbre véhicule américain.
Voilà notre tour d'horizon des améliorations de véhicules pour le combat urbain s'achève... demain nous verrons les vraies nouveautés dans les véhicules blindés et autres...
21 commentaires, dernier de XENOf1ngu$$.
tipe
Mercredi 14 juin 2006 à 11 h 45
http://pix.nofrag.com/ce/0a/0078dd86551bb03e9940cde71357.html
http://pix.nofrag.com/f7/e8/b2022106fa046d9ab5a15639cfb3.html
http://pix.nofrag.com/58/23/56b4592aa156ac82b3725d7dec2e.html
http://pix.nofrag.com/6d/21/6db4d9cb5e290cd2fd7e77b9a77d.html
http://pix.nofrag.com/11/16/9cb14c327da48e9b6883b72d5613.html
http://pix.nofrag.com/a5/a9/0b8a4afc3ff113af6a81f9a232b0.html
http://pix.nofrag.com/c1/ff/370b56f358f8f4e9ac8f1a6c8bc9.html
http://pix.nofrag.com/b9/8a/654e3c9976f35542a8e3a785e909.html
http://pix.nofrag.com/09/78/73df121467505c35f5384d296df7.html
http://pix.nofrag.com/b8/26/1dad31b5ed08a510a1c1623a0607.html
http://pix.nofrag.com/7a/02/7f09cf4e3f930b90dd11e70e3070.html
http://pix.nofrag.com/9f/d0/0738c2e763fef6565dab2be1b254.html
rien a voir juste l'upload des tofs de mon tipe... vu que je rentre chez moi et que je suis tellement pauvre que j'ai meme pas de clef usb...
http://pix.nofrag.com/f7/e8/b2022106fa046d9ab5a15639cfb3.html
http://pix.nofrag.com/58/23/56b4592aa156ac82b3725d7dec2e.html
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http://pix.nofrag.com/9f/d0/0738c2e763fef6565dab2be1b254.html
rien a voir juste l'upload des tofs de mon tipe... vu que je rentre chez moi et que je suis tellement pauvre que j'ai meme pas de clef usb...
5 commentaires, dernier de DoC_FouALieR.
Partie III: guerre électronique/systèmes actifs de protection.
Samedi 10 juin 2006 à 18 h 11
Dans cette dernière partie, nous allons voir comment renforcer la survivabilité des chars en utilisant ce que l’on nomme la « guerre électronique » et les systèmes de protection correspondant. C’est le domaine, avec les missiles et armes guidées, que je préfère ^^. Ici, à la différence des blindages qui servent à encaisser et limiter les dégâts causés par une arme anti-char, on va essayer par divers moyens :
-d’empêcher le lancement/déclenchement d’une arme ou de le retarder.
-d’induire en erreur le tireur adverse afin qu’il tire sur une fausse cible.
-de leurrer une arme guidée afin qu’elle ne se dirige plus contre notre char.
-de détruire l’arme anti-char en vol avant qu’elle n’atteigne notre char.
Mais c’est aussi collecter l’information grâce à différents capteurs qui vont nous renseigner sur la présence de l’ennemi, sur l’imminence d’une attaque, etc. etc. …
On peut distinguer principalement deux types de systèmes de protection active, les systèmes soft kill, qui utilisent principalement les moyens de guerre électronique classiques, et les systèmes de protection hard kill qui vont tenter de détruire les armes et systèmes d’armes employées contre notre blindé.
I. La protection soft kill :
Elle va mettre en oeuvre les moyens destinés à esquiver les tirs ennemis en exploitant principalement le spectre électromagnétique. Le premier moyen, le plus classique, consiste à se soustraire à la vue de l’ennemi en employant des grenades fumigènes qui seront déployées depuis des lanceurs disposés un peu partout sur le char de façon à couvrir l’arc le plus large possible, comme sur ce char Leclerc.
Les moyens fumigènes les plus modernes permettent à la fois d’écranter le char dans le domaine visible et le domaine IR, ce qui va permettre :
-de se soustraire à la vue d’un autre char, même s’il dispose d’une caméra thermique.
-de brouiller l’autodirecteur des armes anti-chars à guidage IR comme le Javelin américain.
-de brouiller les balises de guidage des missiles SACLOS une fois que celui ci aura traversé le nuage.
-de se déplacer vers une autre position de tir ou de fuir tout en étant couvert par le nuage.
On va maintenant chercher à se protéger plus spécifiquement contre les missiles anti-chars. Ceux ci étant généralement à guidage SACLOS (voir mon article sur les systèmes de guidage), notre char va alors essayer de tromper le lanceur en simulant la balise de guidage du missile grâce à brouilleur infrarouge comme on peut le voir sur cette photo, au dessus de lanceurs fumigènes Galix.
Le module de guidage contenu dans le lanceur va alors confondre la balise du missile avec le brouilleur, et donc envoyer des corrections de vol erronées au missile qui va partir dans le décor au lieu de frapper le blindé. On peut aussi essayer d’aveugler le poste de guidage en lançant des fusées rayonnant dans l’infrarouge, qui par contraste vont « effacer » la balise du missile et de même provoquer l’envoi de faux ordres de guidage. De tels leurres sont disposées dans les lanceurs Galix de toit du char Leclerc pour le protéger contre cette menace.
L’information étant une arme, on va aussi essayer de détecter la présence d’ennemis et l’imminence d’une attaque sur le char. L’utilisation de moyens actifs comme le radar relevant plus des systèmes hard kills, regardons alors ce que l’on a du coté de la détection passive, c’est à dire d’observation uniquement. Une bonne protection sera déjà assurée si l’on est capable de repérer l’ennemi avant qu’il ne nous repère, pour cela il faut disposer des moyens d’observation les plus efficaces possibles. Puisque deux paires d’yeux valent mieux qu’une, un viseur panoramique pour le chef de char comprenant une voie jour, une caméra thermique et un télémètre laser ainsi que la recopie du viseur tireur apparaît comme une solution adaptée aujourd’hui. C’est notamment ce qui se fait sur le char Leclerc :
Le fait que le tireur et le chef puisse chacun avoir leurs propres moyens d’observations permet d’engager des séquences dites hunters-killers où le chef va désigner une succession de cibles à engager au moyen de son viseur, qui vont être ensuite transmises au tireur qui va pouvoir les engager « à la chaîne ». Avant, il fallait que le chef désigne d’abord une cible, puis que le tireur la traite [s]avant[/s] de pouvoir observer le champ de bataille à la recherche d’une autre cible… d’où un gain de temps et une puissance de feu accrue, ce qui réduit le créneau dont dispose l’ennemi pour toucher notre char. Pour accroître sa survivabilité en zone urbaine, le Merkava israélien s’est aussi doté d’un ensemble de caméras couplées à un systèmes de détection automatique des mouvements, permettant l’observation à 360° aux abords directs du char, pour empêcher l’infanterie de s’approcher par surprise.
Pour détecter l’imminence d’une attaque ennemie de manière passive, on utilise traditionnellement un détecteur d’alerte laser, de façon à renseigner l’équipage lorsqu’un laser de télémétrie (autre char, pointeur quelconque..) ou de guidage (missile, obus guidée) vient frapper le char, ce qui permet aussi de connaître la direction de la menace et donc d’employer les fumigènes/ brouilleur et d’orienter les systèmes de visées et la tourelle vers cette menace.
Ici le détecteur laser d’un T-72 modernisé.

On voit donc qu’il est avantageux d’utiliser tout ces moyens en les combinant les uns les autres, comme par exemple déclencher le tir de grenades fumigènes dans la direction enregistrée par un détecteur laser, de rallier le viseur, etc. etc. … On arrive alors à ce qu’on appelle systèmes de protection active soft-kill, qui vont combiner les capteurs avec les moyens effecteurs. Comme sur ce T-90 équipé du système Shtora de contre-mesures. On distingue notamment les brouilleurs infrarouges de part et d’autre du canon, le tubes lances-fumigènes/leurres, ainsi que les détecteurs lasers.
Mais même si l’utilisation de contre-mesures électroniques augmentent agréablement les chances de survie d’un char de combat, elles ne sont pas suffisantes, car les obus non guidées tirés par les autres chars ainsi que les roquettes types RPG-7 ne sont pas affectés. Le must serait donc de détruire les projectiles assaillant en vol, avant qu’ils ne touchent le char, c’est sur ce concept qu’ont été développés les systèmes hard-kills
II. Les systèmes de protection Hard Kill :
Ce sont les Russes qui ont été les premiers à introduire ces systèmes dans les années 80 sur une modernisation du char T-55, et plus tard sur les T-80 U, comme on le voit sur l’image ce dessous.

Comme on le remarque, le souci principal de la conception de cette version avancée du T-80 a été de rendre le char le plus durable possible sur le champ de bataille. Disposant déjà d’une armure réactive lourde Kontakt-5, d’un système Shtora de contre mesures avec :
-en 2 & 5 les brouilleurs infrarouges contre les missiles SACLOS.
-en 3 les détecteurs laser
-en 8 les lance-fumigènes/lance leurres IR.
La protection a été encore amélioré par l’ajout du système Hard Kill Drozd-1 avec :
-en 9 les radars de détection des projectiles arrivant sur le char.
-en 6 les silos des munitions shrapnels chargés d’intercepter les missiles assaillant en projetant une gerbe d’éclats dans leur direction.
Comment cela fonctionne ? C’est assez simple : les antennes radars détectent les objets en vols autour du char (obus, roquettes alliés/ ennemis, oiseaux, etc etc..), et enregistrent leurs vitesses et trajectoires. Un ordinateur classifie alors les objets comme étant des menaces ou non en fonction de leurs vitesses, et si il y a interception ou pas avec le char. Il déclenche alors le tir d’une munition dans le relèvement de la menace, munition qui va se rapprocher du projectile puis venir exploser à proximité en le détruisant.
Cependant, comme on le remarque sur cette nouvelle photo,
les premiers systèmes actifs hard kill sont très imparfaits, car ils ne permettent d’engager les menaces que dans l’arc frontal de la tourelle, de plus ils sont capables de détruire uniquement les projectiles lents comme les missiles anti-chars type TOW ou Milan. Leur efficacité est donc incertaine et la menace pour l’infanterie alliée se trouvant à proximité du char est bien réelle, le shrapnel intercepteur projetant à l’explosion au moins autant d’éclats qu’un obus de mortier de 120mm…
Les Russes ont alors continué le développement de tels systèmes, le dernier en date étant le système ARENA-E. De la même façon, il se compose d’une antenne radar fixé sur le toit du véhicule (le sapin de noël sur ce Bmp-3),
avec plusieurs silos disposés à différents endroits de la tourelle. Il permet cette fois ci une protection à 360° et aussi une protection du dessus du véhicule, contre les missiles à attaque plongeante. L’interception se passe comme décrite sur ce schéma :

Le principal avantage réside dans la destruction à plus courte distance de la menace et l’utilisation d’une munition shrapnel à effets dirigés vers le sol, ce qui réduit la possibilité de dommages collatéraux envers l’infanterie. Mais ce nouveau système est toujours incapable de détruire en vol des obus rapides comme les obus flèches par exemple.
C'est donc très tardivement que les occidentaux ont commencé le développement de tels systèmes, un des premiers en date étant le système Trophy israélien, destiné à protéger aussi bien les chars lourds comme le Merkava que des véhicules plus légers comme des M113 modernisés. Le principe de fonctionnement est le même que pour les systèmes russes, c’est à dire tracking du projectile par radar et destruction par munitions shrapnels propulsées vers la menace. Mais au lieu d’avoir une seule antenne radar commandant les différents silos, le système Trophy est en fait une succession de modules autonomes qui se fixent à différents endroits du véhicules pour garantir une couverture à 360°, de plus ces modules sont blindés contre le petit calibre. La plus grosse innovation réside cependant dans le fait que ce système est capable de classifier les projectiles et d’intercepter les obus flèches, conséquence du bond technologique réalisé dans les systèmes radars et la rapidité de traitement des ordinateurs. Ici un module fixé sur le flanc de la tourelle d’un char Merkava.
Mais les risques vis à vis de l’infanterie débarquée ne sont toujours pas résolu.
Des systèmes en développement essaie de résoudre ce problème en exploitant non pas des sous-munitions shrapnels mais plutôt des projectiles à charge hautement explosive mais sans fragmentation, ce qui donne un effet « coup de poing » sur le projectile assaillant, tout en étant moins dangereux pour l’infanterie. D’autres utilisent la projection d’un filet pour faire détonner à distance de sécurité la charge creuse de roquettes et missiles anti-chars, mais ils sont alors inefficace contre les projectiles à énergie cinétique.
La technologie des systèmes hard-kill n’en est donc encore qu’à ses débuts, mais une fois mature, il se pourrait bien qu’elle résolve l’incompatibilité classique de la masse des chars lourds avec l’aérotransport…
Voilà donc cette série d’articles qui se termine, je sais que je n’est pas été exhaustif, il faudrait bien pondre un bouquin de plus de mille pages pour discuter en détail des chars de combats…
La semaine prochaine (12 au 16 Juin) se déroulera à Paris le salon international des armements aéroterrestres, Eurosatory 2006. Je serai donc de la partie, et essaierai de vous pondre mon article là-dessus le plus tôt possible, avec ,espérons, des photos inédites de nouveaux matos comme les améliorations du char Leclerc, Merkava.. et aussi, hélicos de combat, missiles, drones etc etc...
-d’empêcher le lancement/déclenchement d’une arme ou de le retarder.
-d’induire en erreur le tireur adverse afin qu’il tire sur une fausse cible.
-de leurrer une arme guidée afin qu’elle ne se dirige plus contre notre char.
-de détruire l’arme anti-char en vol avant qu’elle n’atteigne notre char.
Mais c’est aussi collecter l’information grâce à différents capteurs qui vont nous renseigner sur la présence de l’ennemi, sur l’imminence d’une attaque, etc. etc. …
On peut distinguer principalement deux types de systèmes de protection active, les systèmes soft kill, qui utilisent principalement les moyens de guerre électronique classiques, et les systèmes de protection hard kill qui vont tenter de détruire les armes et systèmes d’armes employées contre notre blindé.
I. La protection soft kill :
Elle va mettre en oeuvre les moyens destinés à esquiver les tirs ennemis en exploitant principalement le spectre électromagnétique. Le premier moyen, le plus classique, consiste à se soustraire à la vue de l’ennemi en employant des grenades fumigènes qui seront déployées depuis des lanceurs disposés un peu partout sur le char de façon à couvrir l’arc le plus large possible, comme sur ce char Leclerc.

Les moyens fumigènes les plus modernes permettent à la fois d’écranter le char dans le domaine visible et le domaine IR, ce qui va permettre :
-de se soustraire à la vue d’un autre char, même s’il dispose d’une caméra thermique.
-de brouiller l’autodirecteur des armes anti-chars à guidage IR comme le Javelin américain.
-de brouiller les balises de guidage des missiles SACLOS une fois que celui ci aura traversé le nuage.
-de se déplacer vers une autre position de tir ou de fuir tout en étant couvert par le nuage.
On va maintenant chercher à se protéger plus spécifiquement contre les missiles anti-chars. Ceux ci étant généralement à guidage SACLOS (voir mon article sur les systèmes de guidage), notre char va alors essayer de tromper le lanceur en simulant la balise de guidage du missile grâce à brouilleur infrarouge comme on peut le voir sur cette photo, au dessus de lanceurs fumigènes Galix.

Le module de guidage contenu dans le lanceur va alors confondre la balise du missile avec le brouilleur, et donc envoyer des corrections de vol erronées au missile qui va partir dans le décor au lieu de frapper le blindé. On peut aussi essayer d’aveugler le poste de guidage en lançant des fusées rayonnant dans l’infrarouge, qui par contraste vont « effacer » la balise du missile et de même provoquer l’envoi de faux ordres de guidage. De tels leurres sont disposées dans les lanceurs Galix de toit du char Leclerc pour le protéger contre cette menace.
L’information étant une arme, on va aussi essayer de détecter la présence d’ennemis et l’imminence d’une attaque sur le char. L’utilisation de moyens actifs comme le radar relevant plus des systèmes hard kills, regardons alors ce que l’on a du coté de la détection passive, c’est à dire d’observation uniquement. Une bonne protection sera déjà assurée si l’on est capable de repérer l’ennemi avant qu’il ne nous repère, pour cela il faut disposer des moyens d’observation les plus efficaces possibles. Puisque deux paires d’yeux valent mieux qu’une, un viseur panoramique pour le chef de char comprenant une voie jour, une caméra thermique et un télémètre laser ainsi que la recopie du viseur tireur apparaît comme une solution adaptée aujourd’hui. C’est notamment ce qui se fait sur le char Leclerc :

Le fait que le tireur et le chef puisse chacun avoir leurs propres moyens d’observations permet d’engager des séquences dites hunters-killers où le chef va désigner une succession de cibles à engager au moyen de son viseur, qui vont être ensuite transmises au tireur qui va pouvoir les engager « à la chaîne ». Avant, il fallait que le chef désigne d’abord une cible, puis que le tireur la traite [s]avant[/s] de pouvoir observer le champ de bataille à la recherche d’une autre cible… d’où un gain de temps et une puissance de feu accrue, ce qui réduit le créneau dont dispose l’ennemi pour toucher notre char. Pour accroître sa survivabilité en zone urbaine, le Merkava israélien s’est aussi doté d’un ensemble de caméras couplées à un systèmes de détection automatique des mouvements, permettant l’observation à 360° aux abords directs du char, pour empêcher l’infanterie de s’approcher par surprise.
Pour détecter l’imminence d’une attaque ennemie de manière passive, on utilise traditionnellement un détecteur d’alerte laser, de façon à renseigner l’équipage lorsqu’un laser de télémétrie (autre char, pointeur quelconque..) ou de guidage (missile, obus guidée) vient frapper le char, ce qui permet aussi de connaître la direction de la menace et donc d’employer les fumigènes/ brouilleur et d’orienter les systèmes de visées et la tourelle vers cette menace.
Ici le détecteur laser d’un T-72 modernisé.

On voit donc qu’il est avantageux d’utiliser tout ces moyens en les combinant les uns les autres, comme par exemple déclencher le tir de grenades fumigènes dans la direction enregistrée par un détecteur laser, de rallier le viseur, etc. etc. … On arrive alors à ce qu’on appelle systèmes de protection active soft-kill, qui vont combiner les capteurs avec les moyens effecteurs. Comme sur ce T-90 équipé du système Shtora de contre-mesures. On distingue notamment les brouilleurs infrarouges de part et d’autre du canon, le tubes lances-fumigènes/leurres, ainsi que les détecteurs lasers.

Mais même si l’utilisation de contre-mesures électroniques augmentent agréablement les chances de survie d’un char de combat, elles ne sont pas suffisantes, car les obus non guidées tirés par les autres chars ainsi que les roquettes types RPG-7 ne sont pas affectés. Le must serait donc de détruire les projectiles assaillant en vol, avant qu’ils ne touchent le char, c’est sur ce concept qu’ont été développés les systèmes hard-kills
II. Les systèmes de protection Hard Kill :
Ce sont les Russes qui ont été les premiers à introduire ces systèmes dans les années 80 sur une modernisation du char T-55, et plus tard sur les T-80 U, comme on le voit sur l’image ce dessous.

Comme on le remarque, le souci principal de la conception de cette version avancée du T-80 a été de rendre le char le plus durable possible sur le champ de bataille. Disposant déjà d’une armure réactive lourde Kontakt-5, d’un système Shtora de contre mesures avec :
-en 2 & 5 les brouilleurs infrarouges contre les missiles SACLOS.
-en 3 les détecteurs laser
-en 8 les lance-fumigènes/lance leurres IR.
La protection a été encore amélioré par l’ajout du système Hard Kill Drozd-1 avec :
-en 9 les radars de détection des projectiles arrivant sur le char.
-en 6 les silos des munitions shrapnels chargés d’intercepter les missiles assaillant en projetant une gerbe d’éclats dans leur direction.
Comment cela fonctionne ? C’est assez simple : les antennes radars détectent les objets en vols autour du char (obus, roquettes alliés/ ennemis, oiseaux, etc etc..), et enregistrent leurs vitesses et trajectoires. Un ordinateur classifie alors les objets comme étant des menaces ou non en fonction de leurs vitesses, et si il y a interception ou pas avec le char. Il déclenche alors le tir d’une munition dans le relèvement de la menace, munition qui va se rapprocher du projectile puis venir exploser à proximité en le détruisant.
Cependant, comme on le remarque sur cette nouvelle photo,

les premiers systèmes actifs hard kill sont très imparfaits, car ils ne permettent d’engager les menaces que dans l’arc frontal de la tourelle, de plus ils sont capables de détruire uniquement les projectiles lents comme les missiles anti-chars type TOW ou Milan. Leur efficacité est donc incertaine et la menace pour l’infanterie alliée se trouvant à proximité du char est bien réelle, le shrapnel intercepteur projetant à l’explosion au moins autant d’éclats qu’un obus de mortier de 120mm…
Les Russes ont alors continué le développement de tels systèmes, le dernier en date étant le système ARENA-E. De la même façon, il se compose d’une antenne radar fixé sur le toit du véhicule (le sapin de noël sur ce Bmp-3),

avec plusieurs silos disposés à différents endroits de la tourelle. Il permet cette fois ci une protection à 360° et aussi une protection du dessus du véhicule, contre les missiles à attaque plongeante. L’interception se passe comme décrite sur ce schéma :

Le principal avantage réside dans la destruction à plus courte distance de la menace et l’utilisation d’une munition shrapnel à effets dirigés vers le sol, ce qui réduit la possibilité de dommages collatéraux envers l’infanterie. Mais ce nouveau système est toujours incapable de détruire en vol des obus rapides comme les obus flèches par exemple.
C'est donc très tardivement que les occidentaux ont commencé le développement de tels systèmes, un des premiers en date étant le système Trophy israélien, destiné à protéger aussi bien les chars lourds comme le Merkava que des véhicules plus légers comme des M113 modernisés. Le principe de fonctionnement est le même que pour les systèmes russes, c’est à dire tracking du projectile par radar et destruction par munitions shrapnels propulsées vers la menace. Mais au lieu d’avoir une seule antenne radar commandant les différents silos, le système Trophy est en fait une succession de modules autonomes qui se fixent à différents endroits du véhicules pour garantir une couverture à 360°, de plus ces modules sont blindés contre le petit calibre. La plus grosse innovation réside cependant dans le fait que ce système est capable de classifier les projectiles et d’intercepter les obus flèches, conséquence du bond technologique réalisé dans les systèmes radars et la rapidité de traitement des ordinateurs. Ici un module fixé sur le flanc de la tourelle d’un char Merkava.

Mais les risques vis à vis de l’infanterie débarquée ne sont toujours pas résolu.
Des systèmes en développement essaie de résoudre ce problème en exploitant non pas des sous-munitions shrapnels mais plutôt des projectiles à charge hautement explosive mais sans fragmentation, ce qui donne un effet « coup de poing » sur le projectile assaillant, tout en étant moins dangereux pour l’infanterie. D’autres utilisent la projection d’un filet pour faire détonner à distance de sécurité la charge creuse de roquettes et missiles anti-chars, mais ils sont alors inefficace contre les projectiles à énergie cinétique.
La technologie des systèmes hard-kill n’en est donc encore qu’à ses débuts, mais une fois mature, il se pourrait bien qu’elle résolve l’incompatibilité classique de la masse des chars lourds avec l’aérotransport…
Voilà donc cette série d’articles qui se termine, je sais que je n’est pas été exhaustif, il faudrait bien pondre un bouquin de plus de mille pages pour discuter en détail des chars de combats…
La semaine prochaine (12 au 16 Juin) se déroulera à Paris le salon international des armements aéroterrestres, Eurosatory 2006. Je serai donc de la partie, et essaierai de vous pondre mon article là-dessus le plus tôt possible, avec ,espérons, des photos inédites de nouveaux matos comme les améliorations du char Leclerc, Merkava.. et aussi, hélicos de combat, missiles, drones etc etc...
14 commentaires, dernier de DoC_FouALieR.
Partie II: Techniques de blindage
Vendredi 2 juin 2006 à 18 h 37
Dans le précédent article, on a vu comment organiser l’architecture d’un char pour qu’il soit le plus durable possible sur le champ de bataille. Maintenant, passons aux choses sérieuses, les technologies de blindage. Voyons comment il est possible, en combinant les propriétés de divers matériaux et en analysant finement les menaces, de construire des blindages qui résisteront aux effets des armes anti-chars.
Je vais faire la distinction dans cet article entre les blindages montés d’origine sur un véhicule blindé, et le surblindage d’un véhicule, qui consiste à améliorer la protection d’un blindé existant par l’ajout d’éléments de blindage. Abordons d’abord les techniques de surblindage.
I. Le surblindage :
Il s’agit donc d’améliorer la protection d’un véhicule existant, pour cela, on va utiliser d’abord des solutions simples et surtout qui n’accroissent pas de manière significative la masse du véhicule, pour garder un rapport poids/puissance convenable.[ Vous avez sans doute vu en Irak des blindés se balader avec une cage autour d’eux, à la manière de ce blindé Stryker.
Cette cage (slat armor en anglais) constitue un premier rempart balistique principalement contre les RPG-7 et autres roquettes anti-chars. En effet, la roquette assaillante rencontrera la cage avant la caisse du véhicule, ce qui a pour conséquence de faire exploser sa charge creuse à une distance trop éloigné pour qu’elle ait une perforation significative. C’est donc une solution simple, rapide à mettre en place, peu coûteuse en masse et financièrement et somme toute assez efficace. Cependant la cage est encombrante, ce qui augmente encore le gabarit d’un véhicule déjà imposant, et bien qu’utile contre les RPGs, la cage n’assure aucune protection contre les autre menaces comme les projectiles perforants et les IEDs.
Deuxième solution, on va rajouter des éléments de blindage, ce qu’on va appeler du « blindage rapporté » et en anglais « appliqué armor ». Toujours dans un souci de maintenir l’accroissement de masse au minimum, beaucoup de blindages rapportés utilisent la technique du blindage réactif léger, comme notre bon vieux AMX-30 Brenus.
Qu’est ce que le blindage réactif ? Cela consiste à insérer des explosifs au sein du blindage (mais il est fou ou quoi, il va faire péter son char !!!), mais de manière intelligente. En effet, le but du blindage réactif léger est principalement d’arrêter les jets de charges creuses, pour cela, on utilise des sandwichs blindage/explosif/blindage sous la forme de caisson que l’on va venir ajouter par dessus la protection originel du char concerné, comme ceci :

Quand le jet de la charge creuse va venir pénétrer la première couche de blindage, il va simultanément initier la tranche explosive situé directement en dessous, ce qui va alors projeter la première couche de blindage vers l’extérieur et exercer un contre coup sur le jet de la charge creuse qui va alors se disrupter. L’effet se maximise quand l’angle d’attaque du jet s’écarte de la normale, car à ce moment là la plaque externe exerce de plus un moment sur le jet. La deuxième couche de blindage du module réactif, ainsi que le blindage principal du véhicule servent alors à encaisser l’explosion de la tranche et les résidus de la charge creuse. Les principaux avantages du blindage réactif léger sont le faible accroissement de la masse du véhicule à surblinder, et la possibilité de retrofiter à peu près n’importe quel véhicule, car les petits modules de blindage s’adapte à peu près sur n’importe quelle forme de véhicule, comme par exemple sur ce T-72 modernisé.
Malheureusement, ce type de blindage est quasiment inefficace contre les projectiles perforants, même de moyens calibres comme le 30mm, car ils ne sont que très peu affectés par l’explosion du module qu’ils traversent de part en part, de plus le blindage réactif léger est dangereux pour l’infanterie situé à proximité du véhicule, car l’explosion d’un module génère des fragments à hautes vitesses.
D’autres techniques de blindages rapportés, plus modernes, font appel à des solutions composites qui utilisent des alliages légers comme le titane ou l’aluminium ainsi que d’autres matériaux comme les fibres de carbone et les céramiques. Ils peuvent être associés à des petits modules réactifs intégrés pour former ce que l’on appelle le « blindage réactif auto-limitant » (Self-limiting reactive armor en Anglais), dans ce cas, le blindage ne se présente pas sous la forme de boîte, mais plutôt comme des panneaux classique, comme sur ce CV-90 suédois surblindé :
L’utilisation de composites augmente aussi la protection face au projectile à énergie cinétique, et comme la quantité d’explosif utilisée dans ces blindages est moindre et l’explosion plus localisée, le danger qu’ils représentent pour l’infanterie débarquée s’en trouve diminué. En contrepartie, de tels blindages sont plus lourds que le blindage réactif léger simple.
Il s’agit donc de trouver des compromis, mais avec l’apparition ces dernières années de blindages composites réactifs efficaces, il est maintenant possible de conférer à des véhicules légers (moins de 20 tonnes) des niveaux de protection qu’il étaient auparavant impossible d’atteindre. Par exemple ce véhicule de transport de troupes israélien Wildcat, entièrement protégé contre les attaques à la mitrailleuse lourde et les roquettes type RPG-7, affichant alors un niveau de protection bien supérieur par rapport à un classique BTR russe résistant à peine à la grenade à fusil AC –58 ou à la 12.7mm…
Maintenant voyons les principales techniques de blindages dites « lourdes » employées sur les chars de combat modernes.
II. Blindages lourds d’origine :
Il existe principalement deux techniques, l’une utilisant les blindages composites passifs, l’autre utilisant des blindages réactifs lourds. Puisque l’armure composite passive est la plus répandue, abordons celle-ci en premier.
Le blindage composite est premièrement apparue sur le char Challenger britannique, développé à l’arsenal de Chobham (d’où le nom de blindage Chobham pour ce char). Le blindage composite constitue une grande évolution par rapport à l’empilement de tôles d’aciers qui constituaient les blindages des anciennes génération de char (M60, T55, etc.) , et a été rendue réalisable grâce à l’amélioration des procédés métallurgiques et des connaissances en résistance des matériaux. Il s’agit d’utiliser les propriétés physiques d’un grand nombre de matériaux comme l’élasticité, la dureté, la densité, le comportement face aux chocs, etc. et de créer un mélange de ces matériaux qui soit le plus optimisé possible afin de servir de blindage pour les chars. Bien que les compositions soit classées « secret défense », les matériaux les plus utilisés sont :
-L’acier à haute résistance pour servir de structure de base aux autres éléments du blindage composite, utilisé aussi pour ses qualités générales plutôt bonnes comme blindage.
-Le verre. On trouve sa meilleure utilisation comme blindage face aux charges creuses. En effet, il possède la propriété de se « reformer » une fois percé par une charge creuse, ce qui va littéralement cisailler le jet de la charge et grandement réduire son pouvoir de pénétration. En fait, le verre peut être considéré comme un « Non-explosive reactive material », grâce à cette capacité d’emmagasiner l’énergie de la charge creuse, puis de la restituer en l’attaquant. On montre empiriquement que l’efficacité du verre est augmentée lorsqu’il est confiné au sein du blindage.
-Des matériaux céramiques, efficaces à la fois contres les charges creuses et les projectiles à énergie cinétique. Dans la série, quand les blindages du char Leclerc ont été créés, une céramique « naturelle » comme le bon vieux granit breton a même été testé ! (donc si votre maison est en granit, vous êtes blindé contre les charges creuses !) Là aussi le confinement au sein du blindage augmente leur pouvoir de protection.
-Le titane qui peut être utilisé en remplacement de l’acier à très haute dureté dans le rôle de blindage principal, il possède cependant des propriétés légèrement différentes. Il est notamment utilisé sur les chars Leclercs de dernières séries.
-L’uranium, pour sa densité extrême et pour le fait qu’il est aussi utilisé dans les flèches qu’il est censé contrer, ce qui réduit leur efficacité. Il est utilisé dans le blindage frontal de l’ Abrams M1 A2.
-Divers matériaux non métallique, servant à faire la liaison entre les parties du blindage, encaissant les chocs, l’énergie de l’arme anti-char, etc.. Du caoutchouc a ainsi été utilisé dans la protection du T-72 russe en combinaison de plaques de verre et d’acier.
Il faut donc maintenant combiner ces différents matériaux de la meilleur manière qui soit. On va donc fabriquer des « sandwichs » élémentaires de blindages, que l’on regroupe en caissons qui vont constituer l’armure du char. Le concept principal du blindage composite passif est alors de dévier les projectiles et jets de charges creuses grâce à ces caissons de blindage, qui offrent souvent une forme très profilé à l’extérieur, comme on le remarque sur l’arc frontal de ce Challenger 2 britannique.
La disposition interne du blindage favorise aussi la déviation des flèches, qui vont alors se briser en plusieurs morceaux à l’intérieur du blindage, devenant alors inefficaces, quant au jet des charges creuses, elles sont déviées et absorbées par les sandwichs de blindage et les matériaux énergétique.
Sur les chars modernes comme le Leclerc et le Léopard 2A6, les caissons sont modulaires, et leur remplacement grandement facilité par simple vissage/dévissage. Un char endommagé sur le terrain n’a donc plus qu’à appeler le dépanneur de char qui va lui remettre sa protection à neuf par simple remplacement des modules. Ci dessous les blindages latéraux de Leclerc et une vue frontale mettant en évidence les blocs massifs de l’armure composite.

Abordons maintenant la secondes technique, principalement utilisée par les Russes, qui est celle du blindage réactif lourd capable d’arrêter à la fois les charges creuses et les projectile cinétique comme les flèches. Il est apparue pour la première fois en 1985 sur le char T-80U, cette armure réactive russe de nouvelle génération est dénommée Kontakt-5. Les éléments ressemblent à une armure réactive classique, sous la forme de boîtes fixées au blindage principal du char, comme on peut le voir sur ce T-90 russe.

La principal différence réside dans l’augmentation de l’épaisseur des plaques de blindage formant le sandwich réactif, notamment l’épaisseur de la plaque externe qui va être fortement augmenté par rapport au blindage réactif léger. Les boîtiers réactifs sont de plus placés à forte incidence, ce qui est un élément clef pour contrer les flèches, car au moment de l’explosion du module, celles-ci vont subir un moment colossal, qui va souvent les rompre en 2/3 morceaux, comme on le voit sur cette photographie prise aux rayons-X.
Le blindage classique du char (acier à très haute dureté) sera donc amplement suffisant pour empêcher la pénétration du restant du barreau. De plus, à la différence du blindage réactif léger où tout le module est détruit dans l’explosion, une partie du module réactif lourd reste intact après un impact, ce qui procure encore une protection supplémentaire au blindage principal, comme on le remarque sur cette photo où le deuxième module en partant de la droite a stoppé un projectile.
Ceci est dû à l’augmentation d’épaisseur des plaques du modules ainsi qu’au confinement de l’explosif, dont l’explosion n’affecte pas entièrement ce même module.
Une série de tests réalisées par les américains a ainsi démontré qu’un T-72/T-80/T-90 protégé par l’armure Kontakt-5 est virtuellement immunisé contre les projectiles flèches à uranium appauvri tiré par les Abrams sur la partie couverte par le blindage réactif…
Il existe aussi des technologies hybrides mettant en œuvre des blindages composites avec insert de sandwichs réactifs lourds, comme c’est le cas sur la protection du Merkava israélien et du Léopard 2A6 allemand, et les évolutions actuelles tendent vers l’utilisation des ces technologies hybrides.
Cependant, la menace évolue aussi, et les missiles et sous-munitions d’artillerie ont maintenant la fâcheuse tendance à attaquer les blindés par le toit ou le dessous du véhicule, là où ils ne sont pas vraiment blindés… on en revient donc à la confrontation éternelle entre le glaive et le bouclier. Dans un prochain article, nous verrons toutes les techniques mises en œuvres pour essayer d’éliminer une menace avant qu’elle n’atteigne le char, donc le domaine de la guerre électronique et des systèmes de protection active.
Je vais faire la distinction dans cet article entre les blindages montés d’origine sur un véhicule blindé, et le surblindage d’un véhicule, qui consiste à améliorer la protection d’un blindé existant par l’ajout d’éléments de blindage. Abordons d’abord les techniques de surblindage.
I. Le surblindage :
Il s’agit donc d’améliorer la protection d’un véhicule existant, pour cela, on va utiliser d’abord des solutions simples et surtout qui n’accroissent pas de manière significative la masse du véhicule, pour garder un rapport poids/puissance convenable.[ Vous avez sans doute vu en Irak des blindés se balader avec une cage autour d’eux, à la manière de ce blindé Stryker.

Cette cage (slat armor en anglais) constitue un premier rempart balistique principalement contre les RPG-7 et autres roquettes anti-chars. En effet, la roquette assaillante rencontrera la cage avant la caisse du véhicule, ce qui a pour conséquence de faire exploser sa charge creuse à une distance trop éloigné pour qu’elle ait une perforation significative. C’est donc une solution simple, rapide à mettre en place, peu coûteuse en masse et financièrement et somme toute assez efficace. Cependant la cage est encombrante, ce qui augmente encore le gabarit d’un véhicule déjà imposant, et bien qu’utile contre les RPGs, la cage n’assure aucune protection contre les autre menaces comme les projectiles perforants et les IEDs.
Deuxième solution, on va rajouter des éléments de blindage, ce qu’on va appeler du « blindage rapporté » et en anglais « appliqué armor ». Toujours dans un souci de maintenir l’accroissement de masse au minimum, beaucoup de blindages rapportés utilisent la technique du blindage réactif léger, comme notre bon vieux AMX-30 Brenus.

Qu’est ce que le blindage réactif ? Cela consiste à insérer des explosifs au sein du blindage (mais il est fou ou quoi, il va faire péter son char !!!), mais de manière intelligente. En effet, le but du blindage réactif léger est principalement d’arrêter les jets de charges creuses, pour cela, on utilise des sandwichs blindage/explosif/blindage sous la forme de caisson que l’on va venir ajouter par dessus la protection originel du char concerné, comme ceci :

Quand le jet de la charge creuse va venir pénétrer la première couche de blindage, il va simultanément initier la tranche explosive situé directement en dessous, ce qui va alors projeter la première couche de blindage vers l’extérieur et exercer un contre coup sur le jet de la charge creuse qui va alors se disrupter. L’effet se maximise quand l’angle d’attaque du jet s’écarte de la normale, car à ce moment là la plaque externe exerce de plus un moment sur le jet. La deuxième couche de blindage du module réactif, ainsi que le blindage principal du véhicule servent alors à encaisser l’explosion de la tranche et les résidus de la charge creuse. Les principaux avantages du blindage réactif léger sont le faible accroissement de la masse du véhicule à surblinder, et la possibilité de retrofiter à peu près n’importe quel véhicule, car les petits modules de blindage s’adapte à peu près sur n’importe quelle forme de véhicule, comme par exemple sur ce T-72 modernisé.

Malheureusement, ce type de blindage est quasiment inefficace contre les projectiles perforants, même de moyens calibres comme le 30mm, car ils ne sont que très peu affectés par l’explosion du module qu’ils traversent de part en part, de plus le blindage réactif léger est dangereux pour l’infanterie situé à proximité du véhicule, car l’explosion d’un module génère des fragments à hautes vitesses.
D’autres techniques de blindages rapportés, plus modernes, font appel à des solutions composites qui utilisent des alliages légers comme le titane ou l’aluminium ainsi que d’autres matériaux comme les fibres de carbone et les céramiques. Ils peuvent être associés à des petits modules réactifs intégrés pour former ce que l’on appelle le « blindage réactif auto-limitant » (Self-limiting reactive armor en Anglais), dans ce cas, le blindage ne se présente pas sous la forme de boîte, mais plutôt comme des panneaux classique, comme sur ce CV-90 suédois surblindé :

L’utilisation de composites augmente aussi la protection face au projectile à énergie cinétique, et comme la quantité d’explosif utilisée dans ces blindages est moindre et l’explosion plus localisée, le danger qu’ils représentent pour l’infanterie débarquée s’en trouve diminué. En contrepartie, de tels blindages sont plus lourds que le blindage réactif léger simple.
Il s’agit donc de trouver des compromis, mais avec l’apparition ces dernières années de blindages composites réactifs efficaces, il est maintenant possible de conférer à des véhicules légers (moins de 20 tonnes) des niveaux de protection qu’il étaient auparavant impossible d’atteindre. Par exemple ce véhicule de transport de troupes israélien Wildcat, entièrement protégé contre les attaques à la mitrailleuse lourde et les roquettes type RPG-7, affichant alors un niveau de protection bien supérieur par rapport à un classique BTR russe résistant à peine à la grenade à fusil AC –58 ou à la 12.7mm…

Maintenant voyons les principales techniques de blindages dites « lourdes » employées sur les chars de combat modernes.
II. Blindages lourds d’origine :
Il existe principalement deux techniques, l’une utilisant les blindages composites passifs, l’autre utilisant des blindages réactifs lourds. Puisque l’armure composite passive est la plus répandue, abordons celle-ci en premier.
Le blindage composite est premièrement apparue sur le char Challenger britannique, développé à l’arsenal de Chobham (d’où le nom de blindage Chobham pour ce char). Le blindage composite constitue une grande évolution par rapport à l’empilement de tôles d’aciers qui constituaient les blindages des anciennes génération de char (M60, T55, etc.) , et a été rendue réalisable grâce à l’amélioration des procédés métallurgiques et des connaissances en résistance des matériaux. Il s’agit d’utiliser les propriétés physiques d’un grand nombre de matériaux comme l’élasticité, la dureté, la densité, le comportement face aux chocs, etc. et de créer un mélange de ces matériaux qui soit le plus optimisé possible afin de servir de blindage pour les chars. Bien que les compositions soit classées « secret défense », les matériaux les plus utilisés sont :
-L’acier à haute résistance pour servir de structure de base aux autres éléments du blindage composite, utilisé aussi pour ses qualités générales plutôt bonnes comme blindage.
-Le verre. On trouve sa meilleure utilisation comme blindage face aux charges creuses. En effet, il possède la propriété de se « reformer » une fois percé par une charge creuse, ce qui va littéralement cisailler le jet de la charge et grandement réduire son pouvoir de pénétration. En fait, le verre peut être considéré comme un « Non-explosive reactive material », grâce à cette capacité d’emmagasiner l’énergie de la charge creuse, puis de la restituer en l’attaquant. On montre empiriquement que l’efficacité du verre est augmentée lorsqu’il est confiné au sein du blindage.
-Des matériaux céramiques, efficaces à la fois contres les charges creuses et les projectiles à énergie cinétique. Dans la série, quand les blindages du char Leclerc ont été créés, une céramique « naturelle » comme le bon vieux granit breton a même été testé ! (donc si votre maison est en granit, vous êtes blindé contre les charges creuses !) Là aussi le confinement au sein du blindage augmente leur pouvoir de protection.
-Le titane qui peut être utilisé en remplacement de l’acier à très haute dureté dans le rôle de blindage principal, il possède cependant des propriétés légèrement différentes. Il est notamment utilisé sur les chars Leclercs de dernières séries.
-L’uranium, pour sa densité extrême et pour le fait qu’il est aussi utilisé dans les flèches qu’il est censé contrer, ce qui réduit leur efficacité. Il est utilisé dans le blindage frontal de l’ Abrams M1 A2.
-Divers matériaux non métallique, servant à faire la liaison entre les parties du blindage, encaissant les chocs, l’énergie de l’arme anti-char, etc.. Du caoutchouc a ainsi été utilisé dans la protection du T-72 russe en combinaison de plaques de verre et d’acier.
Il faut donc maintenant combiner ces différents matériaux de la meilleur manière qui soit. On va donc fabriquer des « sandwichs » élémentaires de blindages, que l’on regroupe en caissons qui vont constituer l’armure du char. Le concept principal du blindage composite passif est alors de dévier les projectiles et jets de charges creuses grâce à ces caissons de blindage, qui offrent souvent une forme très profilé à l’extérieur, comme on le remarque sur l’arc frontal de ce Challenger 2 britannique.

La disposition interne du blindage favorise aussi la déviation des flèches, qui vont alors se briser en plusieurs morceaux à l’intérieur du blindage, devenant alors inefficaces, quant au jet des charges creuses, elles sont déviées et absorbées par les sandwichs de blindage et les matériaux énergétique.
Sur les chars modernes comme le Leclerc et le Léopard 2A6, les caissons sont modulaires, et leur remplacement grandement facilité par simple vissage/dévissage. Un char endommagé sur le terrain n’a donc plus qu’à appeler le dépanneur de char qui va lui remettre sa protection à neuf par simple remplacement des modules. Ci dessous les blindages latéraux de Leclerc et une vue frontale mettant en évidence les blocs massifs de l’armure composite.


Abordons maintenant la secondes technique, principalement utilisée par les Russes, qui est celle du blindage réactif lourd capable d’arrêter à la fois les charges creuses et les projectile cinétique comme les flèches. Il est apparue pour la première fois en 1985 sur le char T-80U, cette armure réactive russe de nouvelle génération est dénommée Kontakt-5. Les éléments ressemblent à une armure réactive classique, sous la forme de boîtes fixées au blindage principal du char, comme on peut le voir sur ce T-90 russe.


La principal différence réside dans l’augmentation de l’épaisseur des plaques de blindage formant le sandwich réactif, notamment l’épaisseur de la plaque externe qui va être fortement augmenté par rapport au blindage réactif léger. Les boîtiers réactifs sont de plus placés à forte incidence, ce qui est un élément clef pour contrer les flèches, car au moment de l’explosion du module, celles-ci vont subir un moment colossal, qui va souvent les rompre en 2/3 morceaux, comme on le voit sur cette photographie prise aux rayons-X.

Le blindage classique du char (acier à très haute dureté) sera donc amplement suffisant pour empêcher la pénétration du restant du barreau. De plus, à la différence du blindage réactif léger où tout le module est détruit dans l’explosion, une partie du module réactif lourd reste intact après un impact, ce qui procure encore une protection supplémentaire au blindage principal, comme on le remarque sur cette photo où le deuxième module en partant de la droite a stoppé un projectile.

Ceci est dû à l’augmentation d’épaisseur des plaques du modules ainsi qu’au confinement de l’explosif, dont l’explosion n’affecte pas entièrement ce même module.
Une série de tests réalisées par les américains a ainsi démontré qu’un T-72/T-80/T-90 protégé par l’armure Kontakt-5 est virtuellement immunisé contre les projectiles flèches à uranium appauvri tiré par les Abrams sur la partie couverte par le blindage réactif…
Il existe aussi des technologies hybrides mettant en œuvre des blindages composites avec insert de sandwichs réactifs lourds, comme c’est le cas sur la protection du Merkava israélien et du Léopard 2A6 allemand, et les évolutions actuelles tendent vers l’utilisation des ces technologies hybrides.
Cependant, la menace évolue aussi, et les missiles et sous-munitions d’artillerie ont maintenant la fâcheuse tendance à attaquer les blindés par le toit ou le dessous du véhicule, là où ils ne sont pas vraiment blindés… on en revient donc à la confrontation éternelle entre le glaive et le bouclier. Dans un prochain article, nous verrons toutes les techniques mises en œuvres pour essayer d’éliminer une menace avant qu’elle n’atteigne le char, donc le domaine de la guerre électronique et des systèmes de protection active.
2 commentaires, dernier de mouito.





