Binouz, saussback, et clopes
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Novembre 2005
Défense contre les missiles balistiques: en progrès.
Vendredi 18 novembre 2005 à 14 h 22
Dernière nouvelle du bouclier anti missile des Américains.
L'USS Lake Erie (un croiseur Aegis de classe Ticonderoga) a réussie le Jeudi 17 Novembre l'interception d'un missile balistique multi-étage lancé depuis un polygone de test situé près de Hawaii.
C'est une avancée considérable pour la défense anti missile, puisque que c'est la première fois qu'un bâtiment à la mer intercepte un missile balistique multi-étage, donc potentiellement un missile stratégique.
Le système mis en oeuvre comprend le système de combat Aegis avec la suite de radar à balayage électronique de phase AN/SPY 1D modifié pour pouvoir détecter et acquérir des cibles de types balistiques exo-atmosphérique (il s'agit d'une modification logicielle et non pas matérielle du système, donc tous les croiseurs et destroyers Aegis de l'US Navy sont susceptibles d'acquérir la capacité de suivi d'un tel missile).
Le missile utilisé est le Standard Missile 3 (SM-3 KW / Rim67) doté d'une ogive cinétique: l'interception de la cible repose par collision directe avec un exo-atmospheric kill vehicle (EKV) que déploie le SM-3.
Le système avait déjà enregistré 6 interceptions réussies sur 7, mais avec des missiles balistiques tactiques, ne disposant que d'un seul étage de propulsion. La difficulté est ici de faire la distinction entre les différents étages du missile balsitique qui se sépare, et donc d'engager la bonne cible. Ceci représente un challenge à la fois pour le radar du bâtiment et pour le missile doté d'un guidage terminal par imagerie infrarouge.
L'interception a donc été un succés, survenant à 160 kilomètres au dessus de la surface de la Terre, donc largement dans l'espace: c'est ce qu'on appelle l'interception en phase intermédiaire (Mid course interception). L'interception procède de cette façon: le radar AN/SPY 1D détecte le missile en vol, il commence à le traquer, puis une solution de tir sur la cible est établi, pendant que le système se charge de discriminer les échos sans valeur (satellites, étages du missile se détachant...) les données de ciblage sont introduites dans le missile, qui est placé dans un silo vertical de lancement sur le navire. Le missile est mis à feu, son booster le propulse à une vitesse d'environ Mach4, après le booster se sépare, le moteur principal se met en route, pendant que le missile affine sa trajectoire en recevant des données de ciblage depuis le navire, vers un point d'interception de la cible. Ensuite, le second étage se sépare, le 3eme moteur se met en route pendant que le missile commence à sortir de l'atmosphère terrestre, recevant toujours les données de ciblage de la part du radar SPY 1D. Le missile déploie ensuite l'EKV, qui dispose de thrusters pour affiner sa trajectoire d'interception pendant que l'imageur infrarouge repère sa cible et se place sur une trajectoire d'interception, en choisissant le point d'impact optimal sur le missile balistique à intercepter (au moyen d'algorithmes complexes). La collision à lieu, avec des vitesses d'approches de l'ordre de 10 km/s , voir plus, et le missile balistique est complètement désintégré.
Le fait que l'interception prenne place dans l'espace possède plusieurs avantages par rapprt à l'interception en phase terminale: tout d'abord les fragments de missiles restant, notamment s'il porte des ogives nucléaires, ne retombent pas sur Terre intact: ils sont désintégrés dans l'atmosphère comme les météorites, et les matières radioactives se répandent sur de très larges zones, voir restent dans l'espace, ce qui ne contamine pas une zone.
Deuxièmement, le fait de pouvoir intercepter plus loin signifie que le temps de réaction est d'autant plus grand, et donc une salve de missile a d'autant plus de chance d'etre intercepter.
Le SM-3 KW est actuellement en service dans l'US navy, et la mobilité d'un navire permet donc d'assurer une défense en tout points du globe, et dans les eaux internationales...
Quelques liens:
page CNN
lien constructeur, Raytheon
système Aegis
L'USS Lake Erie (un croiseur Aegis de classe Ticonderoga) a réussie le Jeudi 17 Novembre l'interception d'un missile balistique multi-étage lancé depuis un polygone de test situé près de Hawaii.
C'est une avancée considérable pour la défense anti missile, puisque que c'est la première fois qu'un bâtiment à la mer intercepte un missile balistique multi-étage, donc potentiellement un missile stratégique.
Le système mis en oeuvre comprend le système de combat Aegis avec la suite de radar à balayage électronique de phase AN/SPY 1D modifié pour pouvoir détecter et acquérir des cibles de types balistiques exo-atmosphérique (il s'agit d'une modification logicielle et non pas matérielle du système, donc tous les croiseurs et destroyers Aegis de l'US Navy sont susceptibles d'acquérir la capacité de suivi d'un tel missile).
Le missile utilisé est le Standard Missile 3 (SM-3 KW / Rim67) doté d'une ogive cinétique: l'interception de la cible repose par collision directe avec un exo-atmospheric kill vehicle (EKV) que déploie le SM-3.
Le système avait déjà enregistré 6 interceptions réussies sur 7, mais avec des missiles balistiques tactiques, ne disposant que d'un seul étage de propulsion. La difficulté est ici de faire la distinction entre les différents étages du missile balsitique qui se sépare, et donc d'engager la bonne cible. Ceci représente un challenge à la fois pour le radar du bâtiment et pour le missile doté d'un guidage terminal par imagerie infrarouge.
L'interception a donc été un succés, survenant à 160 kilomètres au dessus de la surface de la Terre, donc largement dans l'espace: c'est ce qu'on appelle l'interception en phase intermédiaire (Mid course interception). L'interception procède de cette façon: le radar AN/SPY 1D détecte le missile en vol, il commence à le traquer, puis une solution de tir sur la cible est établi, pendant que le système se charge de discriminer les échos sans valeur (satellites, étages du missile se détachant...) les données de ciblage sont introduites dans le missile, qui est placé dans un silo vertical de lancement sur le navire. Le missile est mis à feu, son booster le propulse à une vitesse d'environ Mach4, après le booster se sépare, le moteur principal se met en route, pendant que le missile affine sa trajectoire en recevant des données de ciblage depuis le navire, vers un point d'interception de la cible. Ensuite, le second étage se sépare, le 3eme moteur se met en route pendant que le missile commence à sortir de l'atmosphère terrestre, recevant toujours les données de ciblage de la part du radar SPY 1D. Le missile déploie ensuite l'EKV, qui dispose de thrusters pour affiner sa trajectoire d'interception pendant que l'imageur infrarouge repère sa cible et se place sur une trajectoire d'interception, en choisissant le point d'impact optimal sur le missile balistique à intercepter (au moyen d'algorithmes complexes). La collision à lieu, avec des vitesses d'approches de l'ordre de 10 km/s , voir plus, et le missile balistique est complètement désintégré.
Le fait que l'interception prenne place dans l'espace possède plusieurs avantages par rapprt à l'interception en phase terminale: tout d'abord les fragments de missiles restant, notamment s'il porte des ogives nucléaires, ne retombent pas sur Terre intact: ils sont désintégrés dans l'atmosphère comme les météorites, et les matières radioactives se répandent sur de très larges zones, voir restent dans l'espace, ce qui ne contamine pas une zone.
Deuxièmement, le fait de pouvoir intercepter plus loin signifie que le temps de réaction est d'autant plus grand, et donc une salve de missile a d'autant plus de chance d'etre intercepter.
Le SM-3 KW est actuellement en service dans l'US navy, et la mobilité d'un navire permet donc d'assurer une défense en tout points du globe, et dans les eaux internationales...
Quelques liens:
page CNN
lien constructeur, Raytheon
système Aegis
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