Ceacy, Personnification Anthropomorphique. (le blog de Ceacy)
:: Ceacy [c@c]

Projet : Samoth
Né le : 17.09.1989
Signe astral : Quiche.

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Ryzom ne doit pas mourir.

Mercredi 29 novembre 2006 à 22 h 10
Nevrax, le studio de développement et société éditrice de Ryzom est sous le coup d'une demande de liquidation judiciaire. Plusieurs candidats seraient intéressés, et parmi eux un atypique, dont l'objectif est de racheter le jeu entier (code, 3D, animation, artworks, level design, ...) ainsi que la base de joueurs pour les placer sous une licence libre.

Non, ce n'est pas une idée stupide : il y a des précédents, ou au moins un : Blender. Eh bien là, des gens essaient de faire pareil, mais pour un MMORPG. Si cela réussit, au lieu de disparaître, Ryzom passera sous licence libre, et continuera d'être maintenu par la communauté. Accessoirement, il serait disponible gratuitement.
Ce qui serait vraiment bien, parce que le jeu n'est pas franchement dégueulasse au vu des screenshots.


Pour cela, allez soumettre une promesse de don : c'est un petit geste (dix, vingt, trente euros ... ) : après tout, vous mettez bien des dizaines d'euros dans ces machins, là, genre Half-Life 2 et Halo. Ah, oui, les FPS, c'est comme ça que ça s'appelle.) Si la tentative échoue, vous n'aurez rien à payer ; si l'offre est acceptée, vous aurez gagné un jeu pour tout le monde.

Plus d'informations :
o Site pour intégristes
o Site officiel, pour le reste du monde

il a pissé le sang, cet enculé.

Samedi 23 septembre 2006 à 17 h 44
Yet, who would have thought the old man to have had so much blood in him ?
Il a tout salopé le tapis, l'abruti.

Naissance d'un jeu de rôle papier.

Mardi 22 août 2006 à 19 h 21
Comme l'ensemble de l'univers, qui a comme chacun le sait les yeux braqués sur moi, doit le savoir, je reviens d'une colonie de vacances basée sur le thème des jeux de rôle.
Ce qui, je l'admets, explique l'absence de représentants du beau sexe, mais là n'est pas la question.
Quoi qu'il en soit, nous avons entrepris - on était plusieurs, je n'utilise pas encore la première personne de majesté - de porter les règles de Samoth en version papier. Ce fut long, intense, mouvementé, parfois ennuyeux, mais c'est fini maintenant.

J'en appelle donc à tous les rôlistes, intéressés ou non, pour le tester, maintenant, ce jeu : les règles sont disponibles ici, avec tout ce qu'il faut pour jouer - univers, races, sorts, etc.
4 commentaires, dernier de Ceacy.

[Samoth] Qui va piano va, mais piano.

Samedi 5 août 2006 à 23 h 49
Une nouvelle version de Bùri (la branche actuelle de Samoth) est disponible dans l'espace Sourceforge du projet, mais, malheureusement, je suis bien trop fatigué pour écrire une news digne de ce nom. Par conséquent, si ça vous intéresse, lisez le fichier "Readme.txt" de l'archive, et postez dans les forums de Samoth si vous avez des questions, des requêtes, ou de l'argent.

Télécharger Bùri - Août 2006

Il ne s'agit pas d'une release à proprement parler, juste un binaire créé à partir du cvs à des fins de démonstration.

Note : si vous avez des problèmes de dll manquante :
* d3dx9_30.dll : il faut télécharger le dernier SDK DirectX9, le lancer pour extraire les fichiers contenus, puis exécuter le "DXSETUP.EXE" ainsi extrait.
* OpenAL32.dll : téléchargez le SDK OpenAL (648 Ko) ici ou .

Et merde, aïe !

Mercredi 28 juin 2006 à 20 h 23
Tout d'abord, un rappel, tiré du Wiki de Samoth [1].

Cet animal, probablement le plus stupide du multivers (après le Fixateur, tout de même) a développé un système d'autodéfense aussi efficace que crétin : en effet, dès qu'il se sent menacé, l'émerdaille explose en une multitude de petits bouts pointus. Au grand dam des explorateurs ayant découvert cet animal ; d'où son nom, d'ailleurs.

Et maintenant, le dessin, qui donnera un sens à ma vie. Quand, vieux et faible, je regarderai derrière moi, épuisé et tremblant, et contemplerai d'un regard éperdu les étendues désertiques de mon existence, il sera là, petit point brillant qui réchauffera mon coeur et mes os, et me permettra d'accueillir la Faucheuse avec sérénité et un bon coup de pied dans le fondement. Il sera là, lui, transcendant l'inutilité de ces myriades de jours et d'heures, comme un phare, comme une étoile radieuse et bienveillante. Il sera là, me redonnant foi et sérénité. Il sera là, seul et frêle, pour balancer le néant et le vide qui auront constitué l'étoffe de ces années, et pour me permettre de dire, fier et heureux : "Oui, j'ai vécu". Il sera là, pour me donner un sens. [2]
Mais, foin du lyrisme, place au truc.



[1]. Trop de publicité ne tue pas la publicité.
[2]. Hum. Ou pas.
7 commentaires, dernier de Géhèm.

[Samoth] Viendez tester, bande de larves.

Mercredi 21 juin 2006 à 17 h 08
Une nouvelle version de Bùri, la première branche de Samoth, est disponible pour Windows, sur l'espace Sourceforge du projet.

Voici un bref aperçu des modifications :
- le modèle de nain créé par Baloo a dû être abandonné (problème de compatibilité)
- un sous-système audio a été intégré (musique ambiante et événements sonores)
- la scène de démo (le village) contient une nouvelle église
- joueur et map sont chargés à partir d'un fichier
- à la fermeture, les données du joueur et de la map sont sauvegardés (pour le moment, à un endroit où ils ne servent à rien, mais sauvés quand même)
- le système d'effets magiques modifiant les caractéristiques d'une créature est implémenté.

Pour plus d'infos, reportez-vous au Readme fourni dans l'archive ; vos commentaires sont les bienvenus, ici, sur le forum de Samoth, par email ou par signaux de fumée.

Télécharger Bùri - June 2006

Note : si vous avez des problèmes de dll manquante :
* d3dx9_30.dll : il faut télécharger le dernier SDK DirectX9, le lancer pour extraire les fichiers contenus, puis exécuter le "DXSETUP.EXE" ainsi extrait.
* OpenAL32.dll : téléchargez le SDK OpenAL (648 Ko) ici ou .
10 commentaires, dernier de Ceacy.

Du sang. DU SANG ...

Lundi 19 juin 2006 à 21 h 57
Vendredi, une fois le bac fini, je me suis dit que j'allais sortir fêter ça. Oui, mais non : un euro quarante.
Samedi, j'ai vu que pas mal de monde allait ChezWat. Un peu dépité, j'ai décliné. Un euro quarante.
Et là, je découvre que le bar fermait ses portes. Que j'ai raté la dernière soirée. Dernière. Parce que j'étais fauché. Parce que mes quatre-vingt dix euros mensuels, obtenus en arpentant le trottoir à la sueur de - non, pas de mon front - avaient du retard, et que mes capacités de retrait étaient épuisées pour la semaine.
Parce qu'il ne me restait qu'un euro quarante, j'ai manqué la soirée d'adieu. Je veux tuer un banquier. Là. Tout de suite.

10 commentaires, dernier de Ceacy.

Mais, mais ... papa ?!

Samedi 17 juin 2006 à 23 h 44
Mon père, préparant un quizz, m'a demandé de lui récupérer une chanson. Daniela, par un groupe appelé Elmer Food Beat. Alors je l'ai fait. Et, évidemment, curieux, je l'ai écoutée.

Moi ce que j'aime chez Daniela
C'est que l'on peut y mettre les doigts
Elle est toujours d'accord
Pour me prêter son corps
[...]
Moi ce que j'aime chez Daniela
C'est que l'on peut s'y mettre à trois
Elle est toujours d'accord
Pour battre des records.
[...]
Ce que Daniela aime en moi
C'est qu'elle aura toujours le choix
Je ferai tout pour lui plaire
Par devant et par derrière
[...]
Et dans la bouche de Daniela
Et dans la bouche de Daniela
Il y a toujours de la place
Pour les copains qui passent.
[...]

D'accord, le rythme n'est pas mauvais, mais quand même ... Papa, c'est moi le jeune !
17 commentaires, dernier de Ceacy.

J'ai peur de mourir.

Dimanche 11 juin 2006 à 12 h 33
Le meilleur. Ouais, j'étais le meilleur, ou du moins ce qui s'en rapproche le plus. Rien ne me résistait, jamais, aucun serveur, aucun firewall : je navigais au sein du réseau comme un passe-muraille, un fantôme. Impossible à détecter, impossible à arrêter. Derrière mes écrans, j'ai contourné les défenses des plus grandes banques, et même, une fois, celles du Pentagone. Je ne le referai pas, ils doivent être un peu paranos maintenant, surtout depuis que j'ai changé les passwords de tous les admins système.
Vous ne savez pas qui je suis, mais il y a des chances que j'aie vos identifiants bancaires quelque part sur un de mes disques durs. Ou que j'aie déjà visité votre collection de films pour adultes. Ne vous en faites pas, je ne dirai rien à votre femme.
C'est arrivé hier. J'étais en train de scanner quelques IP au hasard, histoire de ne pas perdre la main, et je suis tombé dessus. Un serveur, localisé à Manhattan. Aucun port d'ouvert, et même mes programmes maison n'ont détecté aucune faille. Pas la moindre. J'ai aussitôt arrêté les autres scans, et j'ai commencé à essayer de m'y connecter. Aucune des méthodes classiques n'a donné le moindre résultat, évidemment, alors je suis passé à quelques-unes de mes méthodes personnelles. Je vous passe les détails. Au bout de sept heures, je n'avais quasiment pas avancé : ce n'est qu'au petit matin que j'ai enfin réussi à avoir un accès - restreint - sur les machines.
De là, il m'a encore fallu trois bonnes heures d'attaques diverses et de feintes pour pouvoir me logguer en root. Vous ne pouvez pas imaginer, je crois, la joie qu'on ressent, après des heures de tentatives et trempé de sueur, en voyant l'accès root qu'on vient d'obtenir. C'est presque sexuel.
Je n'ai quand même pas passé trois plombes à m'autocongratuler. J'étais curieux de voir ce qu'était ce réseau qui m'avait posé tant de difficultés : déjà, le nom de machine. "GodStation". Ouais, rien que ça : ils ont de l'humour, par ici.
J'ai vite réalisé que c'était un serveur de base de données, en me baladant dans les entrailles du système. Mais quand j'ai demandé à consulter une des bases en question, un message d'erreur : "Sorry, you must enter a valid password to access this database". Ben merde, je suis en root, ou quoi ? J'étais un peu sur les nerfs, alors j'ai lancé une tentative de type bruteforce. Généralement, c'est très long, oui. Sauf si vous détournez la moitié des serveurs de Google pour qu'ils participent à ladite tentative. Tout de suite plus rapide.
"Access granted". Je commençais à en avoir un peu marre, et mes réserves de café diminuaient. J'ai d'abord consulté les stats de la base, et c'est là que j'ai commencé à halluciner : six milliards de requêtes à la seconde. Treize virgule sept téraoctets de données ajoutées par minute. Un truc de malade. J'avais du mal à y croire, alors j'ai été voir le contenu.
Juste avant, j'ai utilisé l'expression "commencer à halluciner". Il y a une raison : le moment où j'ai réellement halluciné, c'est en voyant quel genre de données était stocké. Le truc le plus flippant que j'ai jamais vu : des infos personnelles. Les faits et gestes des gens. Leurs déplacements. En continu. Le fantasme ultime de tout agent de la CIA. Un peu fébrile, j'ai sélectionné un enregistrement au hasard. "Émily Kane". Numéro de téléphone, taille, tour de poitrine, couleur des cheveux, âge, vêtements, poids, petit ami, lycée ... tout y est. Elle était en train de manger au restaurant avec ses parents. Bordel, j'étais tombé sur l'ordinateur perso de Big Brother, ou quoi ?!
C'est à ce moment là que j'ai fait une connerie. Je m'en rends bien compte, avec le recul : je n'aurais jamais dû consulter mes données. Mais je l'ai fait. J'ai lu qui j'étais, ce que j'avais fait étant gosse, ce que j'étais en train de faire. Et j'ai remarqué un champ qui m'avait échappé avant. "Reward : damnation". J'ai aussitôt coupé la connexion.
GodStation, hein ? Putain de merde.
19 commentaires, dernier de c2c4.

C'est réciproque.

Mardi 6 juin 2006 à 19 h 50
Décidément, je sens que je ne vais pas perdre ma journée : je ne suis là que depuis dix minutes, et j'ai déjà déniché de quoi me faire mille euros au bas mot. Des boucles d'oreille, du liquide, et même des couverts en argent et une bague de fiançailles. Un jeune couple, à tous les coups. Ils doivent être partis travailler, vu l'heure qu'il est : je suis tranquille pour un bout de temps.
Une sensation bizarre sur la jambe. Mais qu'est-ce que tu fais là, toi ? Dégage ! Un coup de pied, et la boule de poils s'éloigne en crachant, la queue dressée. Je n'ai jamais pu blairer les chats. Je recommence à vider les tiroirs, méthodiquement : il s'agit de ne rien oublier, l'anniversaire du gamin approche et je n'ai plus de thunes. Si j'avais su, j'aurais pris un plus grand sac ; là, je dois me contenter des petits objets. Coffret à bijoux, menue monnaie, carte bleue, appareil photo, préservatifs aromatisés à la fraise, flacons de parfum, bibelots de valeurs ... Tout y passe.
Et juste au moment où j'allais partir avec la fierté du travail bien fait, une clé tourne dans la serrure. Merde, merde. Ils rentrent déjà ! Pris de panique, je me précipite dans la cuisine. Il faut que je me planque : je les entends, les rires de la femme, la voix grave de l'homme. Qui se rapprochent. Et je réalise que je viens d'agir comme le dernier des cons : il est midi. Je suis dans la cuisine. Sans réfléchir, j'ouvre la fenêtre et passe à l'extérieur.
Les bras accrochés au rebord, le sac en bandoulière, je sens mon coeur battre la chamade. Du calme. J'espère qu'ils ne vont pas se préparer une bouillabaisse, j'ai les muscles qui fatiguent.
C'est à ce moment précis que je le vois s'étirer au dessus de moi, narquois. Lentement, gracieusement, il tend la patte vers mon visage, puis commence à me griffer la main avec application. Je pousse un cri.
"Tu as entendu, chéri ?
- Oh, ça doit être le chat qui s'amuse, laisse."
Oui, il s'amuse. J'ai les mains en sang. Quand il se met à planter ses dents dans mon index, la douleur est trop forte. Je lâche.
Et, en tombant, durant les quatre étages qui me séparent de ma mort, je le vois, les yeux brillants. Les chats n'ont jamais pu me blairer.