Couteau : 4 - Moi : 0
Samedi 8 octobre 2005 à 10 h 57
Ce matin, je tourne en rond. Je suis réveillé depuis 6h23. Le temps passe doucement. Pour une fois, je ne travaille pas un samedi. Je n'arrive pas à m'endormir. Mon pouce me fait mal. Pour faire passer le temps, je me remémore la journée de la veille.
6h30 c'était hier matin. Cela faisait déjà une heure que je bossais. Le matin se passe normalement, sans histoire. La glace est mise sur le rayon, il nous reste plus qu'à mettre le poisson en rayon. En mettant le poisson en rayon, on doit récupérer l'étiquette de provenance collée sur la boite en polystyrène.
Celle que j'ai entre les mains est plus épaisse que les autres, je me décide donc à prendre un couteau pour lui faire sa fête. Le tout nouveau couteau à dents que l'on a eu la veille est le premier à me tendre sa crosse. La caisse dans la main gauche, le couteau dans l'autre, le carnage est sur le point de commencer.
D'une main experte, la lame du couteau se pose sur un coté de la boîte. Puis d'un coup sec, la découpe commence, irrémédiable. La boîte résiste un peu. Je force un peu plus et pafffff ca a fait des Chocap... je sens une douleur froide et métallique à l'intérieur de mon pouce gauche.
Dans un élan de courage je regarde la situation. La lame acérée du couteau était bel et bien plantée dans ce qui semblait être mon pouce baignant dans mon sang.
J'enlève le couteau. Ca a l'air assez profond mais j'ai l'habitude de me couper aux mains. Le boulot n'attend pas. Je désinfecte et mets un pansement. J'ai la tête qui tourne. De meilleurs soins attendront.
8h30. Le pansement est imbibé de sang et d'eau. Mieux vaut le changer. Je passe à l'accueil pour avoir les clés de l'infirmerie. La fille à l'accueil fait un appel : "un secouriste est demandé pour l'accueil". Merci, sympa. Au moins tout le monde est au courant.
A l'infirmerie, je m'apercois que la plaie saigne toujours autant. Le pansement est refait. C'est pas bon signe. Je décide tout de même de finir ma journée de travail.
14h : les Urgences. L'infirmière me prépare les soins. Le médecin arrive. Devant l'ampleur des dégats il décide de recoudre. Il anesthésie. D'habitude je HAIS les piqures. Je ne sens rien cette fois-ci. Il ausculte la plaie, soulève la chair, vérifie les muscles aducteur et opposant tout en zieutant l'os. RAS. Premier point : aucune douleur. Deuxième : toujours rien.
Coup de téléphone. Le médecin répond, discute et raccroche.
Troisième point : je sens l'aiguille rentrer dans ma chair. Pour la deuxième fois de la journée je sens la douleur froide caractéristique du métal. Quatrième point : la douleur est bien présente. J'ai la tête qui touuuuuuuuurnnnnnnnnneeeeeeee..................... Mais finalement je retrouve mes esprits assez vite.
L'infirmière se moque de moi en me disant que plus c'est grand, plus ca tombe facilement. J'aimerais t'y voir. Arrêt de travail pendant 10 jours.
6h30 c'était hier matin. Cela faisait déjà une heure que je bossais. Le matin se passe normalement, sans histoire. La glace est mise sur le rayon, il nous reste plus qu'à mettre le poisson en rayon. En mettant le poisson en rayon, on doit récupérer l'étiquette de provenance collée sur la boite en polystyrène.
Celle que j'ai entre les mains est plus épaisse que les autres, je me décide donc à prendre un couteau pour lui faire sa fête. Le tout nouveau couteau à dents que l'on a eu la veille est le premier à me tendre sa crosse. La caisse dans la main gauche, le couteau dans l'autre, le carnage est sur le point de commencer.
D'une main experte, la lame du couteau se pose sur un coté de la boîte. Puis d'un coup sec, la découpe commence, irrémédiable. La boîte résiste un peu. Je force un peu plus et pafffff ca a fait des Chocap... je sens une douleur froide et métallique à l'intérieur de mon pouce gauche.
Dans un élan de courage je regarde la situation. La lame acérée du couteau était bel et bien plantée dans ce qui semblait être mon pouce baignant dans mon sang.
J'enlève le couteau. Ca a l'air assez profond mais j'ai l'habitude de me couper aux mains. Le boulot n'attend pas. Je désinfecte et mets un pansement. J'ai la tête qui tourne. De meilleurs soins attendront.
8h30. Le pansement est imbibé de sang et d'eau. Mieux vaut le changer. Je passe à l'accueil pour avoir les clés de l'infirmerie. La fille à l'accueil fait un appel : "un secouriste est demandé pour l'accueil". Merci, sympa. Au moins tout le monde est au courant.
A l'infirmerie, je m'apercois que la plaie saigne toujours autant. Le pansement est refait. C'est pas bon signe. Je décide tout de même de finir ma journée de travail.
14h : les Urgences. L'infirmière me prépare les soins. Le médecin arrive. Devant l'ampleur des dégats il décide de recoudre. Il anesthésie. D'habitude je HAIS les piqures. Je ne sens rien cette fois-ci. Il ausculte la plaie, soulève la chair, vérifie les muscles aducteur et opposant tout en zieutant l'os. RAS. Premier point : aucune douleur. Deuxième : toujours rien.
Coup de téléphone. Le médecin répond, discute et raccroche.
Troisième point : je sens l'aiguille rentrer dans ma chair. Pour la deuxième fois de la journée je sens la douleur froide caractéristique du métal. Quatrième point : la douleur est bien présente. J'ai la tête qui touuuuuuuuurnnnnnnnnneeeeeeee..................... Mais finalement je retrouve mes esprits assez vite.
L'infirmière se moque de moi en me disant que plus c'est grand, plus ca tombe facilement. J'aimerais t'y voir. Arrêt de travail pendant 10 jours.
et photo de la plaie, et plus vite que ça !#@
Pour la photo, on verra quand je ferai changer mon pansement.