Faille temporelle
Vendredi 15 août 2008 à 02 h 33
Resume des episodes precedents :
Sac a dos 1 : 41Kg
Sac a dos 2 : 6 Kg
H0 : Mardi 15H : Clac, porte fermee, direction metro.
H+1: Depart du TGV en gare de Toulouse.
H+6 : Gare Montparnasse, un peu de metro pour finir.
H+7 : Arrivee chez un pote, une biere bien meritee pour oublier le trajet, plusieurs autres pour meriter la nuit a venir.
H+21 : Charles de Gaule, au revoirs, dernier contact reelement humain jusqu'a maintenant.
H+31 : Chicago, atterrisage. Queue immense a l'immigration : ok, c'est mort pour ma correspondance.
H+34 : Decollage vers Miami dans l'avion suivant, c'est officiel, j'ai deja loupe mon vol Miami-La Paz, rebooke sur le suivant : 24H plus tard.
H+38 : aeroport de Miami. Chaleur etouffante, humidite prennante. Le fait d'avoir manque ma correspondance a cause de la douane n'etant pas du ressort de la compagnie, l'hotel de ce soir sera pour ma pomme.
H+40 : apres avoir demande un hotel pas trop cher au taxi, je decouvre le Motel (65$ tout de meme) dans lequel je vais dormir apres avoir vu un rapide echantillon du quartier : batiments pourris, putes et hotels de passe.
H+48 : bus pour rejoindre l'aeroport. 2 changements, 1H30 de trajet.
H+50 : debut de l'attente : mon vol est dans 11 H.
Au fur et a mesure que ces 11H avancent, j'ai l'impression de perdre contact avec la realite. Je n'ai plus la force de lire car, meme si j'arrive parfaitement a dechiffrer les mots, je n'en retiens plus le sens. Je ne me sens pas a l'aise assis mais marcher est un reel effort apres m'etre trimbale mes 50Kgs de sacs depuis ces 50 heures. Meme si c'est tout a fait faisable, je tiens a conserver mes forces pour mon voyage et eviter d'arriver courbature.
Tout devient dilemne.
Rester dans l'aeroport a supporter l'odeur de bouffe bien grasse, la foule, les memes annonces repassant toutes les 10 minutes ou opter pour l'exterieur avec sa chaleur ettouffante, ses bruits de moteurs incessants et l'humidite etouffante. Le passage de l'un a l'autre n'etant pas des plus agreables.
Je perd pied; aussi bien mon esprit que mon corps ne sont plus totalement au service de ma volonte. Vertiges, sensation de faim, envie de vomir, micro paranoia au sujet du passeport, pas hesitants, confusions entre les langues. Mes idees sont de plus en plus floues.
Il faut que ca s'arrete.
Vite.
Aller, plus que 12 heures. 12 putains d'heures...
Sac a dos 1 : 41Kg
Sac a dos 2 : 6 Kg
H0 : Mardi 15H : Clac, porte fermee, direction metro.
H+1: Depart du TGV en gare de Toulouse.
H+6 : Gare Montparnasse, un peu de metro pour finir.
H+7 : Arrivee chez un pote, une biere bien meritee pour oublier le trajet, plusieurs autres pour meriter la nuit a venir.
H+21 : Charles de Gaule, au revoirs, dernier contact reelement humain jusqu'a maintenant.
H+31 : Chicago, atterrisage. Queue immense a l'immigration : ok, c'est mort pour ma correspondance.
H+34 : Decollage vers Miami dans l'avion suivant, c'est officiel, j'ai deja loupe mon vol Miami-La Paz, rebooke sur le suivant : 24H plus tard.
H+38 : aeroport de Miami. Chaleur etouffante, humidite prennante. Le fait d'avoir manque ma correspondance a cause de la douane n'etant pas du ressort de la compagnie, l'hotel de ce soir sera pour ma pomme.
H+40 : apres avoir demande un hotel pas trop cher au taxi, je decouvre le Motel (65$ tout de meme) dans lequel je vais dormir apres avoir vu un rapide echantillon du quartier : batiments pourris, putes et hotels de passe.
H+48 : bus pour rejoindre l'aeroport. 2 changements, 1H30 de trajet.
H+50 : debut de l'attente : mon vol est dans 11 H.
Au fur et a mesure que ces 11H avancent, j'ai l'impression de perdre contact avec la realite. Je n'ai plus la force de lire car, meme si j'arrive parfaitement a dechiffrer les mots, je n'en retiens plus le sens. Je ne me sens pas a l'aise assis mais marcher est un reel effort apres m'etre trimbale mes 50Kgs de sacs depuis ces 50 heures. Meme si c'est tout a fait faisable, je tiens a conserver mes forces pour mon voyage et eviter d'arriver courbature.
Tout devient dilemne.
Rester dans l'aeroport a supporter l'odeur de bouffe bien grasse, la foule, les memes annonces repassant toutes les 10 minutes ou opter pour l'exterieur avec sa chaleur ettouffante, ses bruits de moteurs incessants et l'humidite etouffante. Le passage de l'un a l'autre n'etant pas des plus agreables.
Je perd pied; aussi bien mon esprit que mon corps ne sont plus totalement au service de ma volonte. Vertiges, sensation de faim, envie de vomir, micro paranoia au sujet du passeport, pas hesitants, confusions entre les langues. Mes idees sont de plus en plus floues.
Il faut que ca s'arrete.
Vite.
Aller, plus que 12 heures. 12 putains d'heures...
17 commentaires, dernier de LAtPin.







