Le ciel? (le blog de Anal-Breath)
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Octobre 2006

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Lundi 30 octobre 2006 à 06 h 04
3 commentaires, dernier de kibot.

Pas le temps

Samedi 28 octobre 2006 à 17 h 26
Pas le temps! Pas le temps! Je suis sur un gros coup.

Je vous tiens au courant une fois que je retrouve mon souffle...

...

Mardi 24 octobre 2006 à 06 h 33
15 commentaires, dernier de o0o.

Pour passer le temps

Dimanche 22 octobre 2006 à 08 h 08
Ce jeu devrait plaire a aliocha.
Game

Comment se "reveiller" en Chine

Vendredi 20 octobre 2006 à 12 h 14
J'avais l'intention de raconter tout le parcours qui m'a amené ici mais la dimension que cela prendrait (et l’intérêt) n’en vaut pas la chandelle. Je vais cependant parler de cet après-midi.

En sortant du « train-train » quotidien du travail, la tête encore pleine du « vide blanc » que l’on se crée pour ne pas sombrer dans la folie, je décide d’aller chercher une plaque de chocolat dans le Walmart un peu plus loin. Eh oui car il n’existe que deux coins dans cette mégalopole où l’on peut se procurer des marchandises venant de l’étranger (comme quoi ils importent aussi un peu).
Mes écouteurs braillent dans mes oreilles un documentaire sur le Cambodge de « Histoire vivante » de la RSR. Je dis braille car mon écouteur gauche émet un fort crépitement suite à un plongeon inopportun dans une tasse de thé il y’a plus de six mois.
Alors que consciemment j’essaie d’oublier les sons assourdissants de la rue ainsi que les regards de hiboux que les indigènes me jettent. Je me délecte en écoutant la voix d’un vieux suisse-toto parler un français compréhensible mais imbibé des intonations typiques. J’imagine son visage ridé et son accoutrement typique des 60’s ; costard poussiéreux entre un brun cotonneux et gris cotonneux.

Je m’imagine la quantité de chocolat que j’ingurgitais de façon hebdomadaire lorsque j’étais en suisse : une chaîne de toblerone de 500gr, deux plaques de chocolat noir 78% Lindt, une plaque de chocolat au lait avec biscuit de Lindt et quelques bâtonnets de Kirsch.
Tout à coup je m’imagine avec un pot de nutella… je viens de faire un pâte a crêpe le soir d’avant et me dit que ce serait plus que divin de se farcir des crêpes chaudes avec de la nut.

On parle de la corruption politique Phnom-Pehn et de l’état de l’infrastructure des hopiteaux du Cambodge. Je presse mon pas afin d’arriver un peu plus vite à MON pot de nut que j’imagine m’attends sagement le haut d’un rayon bien loin du regard et de prise des petits chinois. Je traverse à la sauvage la route à 6 voies et manque de me faire shooter pour la millième fois. J’aperçois un clochard qui fait la manche un peu plus loin au feu rouge. Une béquille en bois coincée sous l’épaule droite, une chemise bleue sale trop grande, une posture torturée qu’il a du développer force de se maintenir ainsi. Personne n’ouvre la fenêtre ou le regarde. Ici c’est un combat pour la survie. Deng Xiao Ping avait demande aux paysans de travailler un peu plus le temps que d’autres s’enrichissent avant que ce ne soit leur tour. Et le voilà le paysan ! Dans la rue la main tendue, et le Han dans sa Honda toute neuve lui tire la gueule, digne du plus beau capitaliste occidental.

On parle des enfants Cambodgiens mutile ou handicapes atteint de tuberculose. Cela me rappelle Siam Riep où ceux-ci courent/boitent/arpentent les rues en mendiant auprès des touristes. Ce pays qui a tant souffert et qui n’arrive que peu ou pas à progresser dans un monde de plus en plus agressif malgré leur ouverture sans restrictions au marché international.
J’entre dans le temple de la consommation et me dirige vers le petit coin des produits exportés. …
Comme vous le devinez, malgré mes bonnes intentions, la nutella est inexistante. Aucun substitut n’est visible ; a part du « peanut butter ». De toute façon l’envie m’était passée.

Le thème change et passe à l’époque Mérovingienne. Étude palpitante sur l’effet des femmes sur cette époque bien sombre de l’Europe. Je bois du thé froid que j’ai pris la peine d’acheter pour combattre la chaleur et l’humidité infaillible a cette région. D’autres hères sont visibles arpentant le trottoir. Décidemment la police qui d’habitude est assez répressive a autre chose à faire ces temps.
Le gris de la ville passe, les voitures klaxonnent, les magasins vendant des copies de tout et n’importe quoi avec une sono qui dégage 5000 watts de techno-pop chinois, les restaurants de nouilles et les chinoises qui se recoiffent une fois qu’elles m’ont aperçues.
Toute cette souillure humaine qui vit et crache et consomme. Ce pourrait être n’importe ou d’autre si on enlevait les crachats. Puis là, je tombe sur une des choses typiques qui vous rappelle que tout n’est pas comme chez nous : l’ouverture d’une banque. Des cymbales et gongs rugissent au ciel et des dragons rouges aux grands yeux virevoltent, se nouent, se dressent devant une petite foule curieuse. Des bouquets de fleur joncent l’entrée de l’établissement et ce qui semble être le futur directeur est debout, serein, face a ce spectacle. Dans ses mains des petits bâtonnets d’encens se consument et montent au ciel et lui souhaitent bonne augure tandis qu’une bise coquine les disperse.

Et là j’esquisse enfin un sourire.
11 commentaires, dernier de Wesesa.

Les Etats Unis d'Europe

Jeudi 19 octobre 2006 à 12 h 48
Un article assez interessant a lire si vous avez le temps et etes bon en anglais. Ici.

Helas la lecture se barre en sucette vers la fin (c'est mon point de vue).

Vive Beijing 2008!

Jeudi 19 octobre 2006 à 10 h 32

Les pires moments (a vivre en chine)

Mardi 17 octobre 2006 à 06 h 01
Debarquer de l'avion dans un smog brun et etouffant.
Ne plus pouvoir lire les ecriteaux dans la rue alors qu'on cherche desesperement les toilettes.

Vouloir traverser la rue devient une vrai corrida tellement les conducteurs ne font pas attention a vous.
Les odeurs dans le bus. Car etant occidental on se retrouve facilement avec une tete de plus que la moyenne. Et tous les chinois ne sont pas forcement propre et rien qua observer la pellicule de crasse sur le crane du mec devant vous vous donne la nausee.
Les chinois qui vous fixent du regard comme si vous etiez un martien. Cela arrive frequemment lorsqu'ils sont en scooter et manquent de peu un accident a chaque fois. (Imaginer une tete qui vous fixe tandis que le vehicule vous depasse et commence a virer sur le trottoire...)

Ne pas pouvoir compter sur quelqu'un d'autre que soit pour voir un travail acheve.
Ne pas pouvoir compter sur la ponctualite des gens pour un rendez vous.
Faire perdre la face a un chinois (ex: en le contredisant, prouver tord, insulter) devant d'autres personnes.

Se retrouver face a une patte de poulet dans son assiette.
Se retrouver face a la tete de cette meme poule avec un oeil vide qui vous observe depuis le fond de l'assiette.
Manger, ou plutot ronger, des bouts d'os pleins de sauce avec des baguettes (et en mettre partout par consequence) tout en ayant la folle envie de les prendre avec les doigts pour se simplifier la vie mais la presence de la "belle famille" vous observant (avec admiration ou autre chose. Je penche pour "autre chose") vous en empeche.

Discuter avec le peu de mots que l'on connait avant de decouvrir que l'autre n'a absolument rien compris a votre conversion mais est reste souriant pour etre poli.
Les cafards qui volent dans la cuisine (source que je cherche de contenir depuis avec beaucoup d'acharnement).
Le reveil le matin et vous vous demandez ce que vous foutez ici.
14 commentaires, dernier de Zoup.

Inspiration

Jeudi 12 octobre 2006 à 10 h 18
Dingue!
Ca m'arrive frequemment: le soir avant de me coucher j'ai une super idee d'article a taper et un suis tout excite sur vos reactions. Cependant il est tard et il est vrai que c'est difficile de resister a la tentation d'une petite asiatique et d'un oreiller qui vous attendent. Alors j'y vais en me disant que le lendemain je reprendrais le cours du fil sans probleme.
Bien sur que ca foire et que ma memoire me lache! Impossible malgre mille et une tortures d'invoquer les muses du jour d'avant. Du coup vous ratez des mega articles bien fendards et instructifs. Dommage...

Pour la peine: Game

Score:

Tibet (enfin)

Mercredi 11 octobre 2006 à 06 h 19
Le Tibet (province autonome de chine, mdr kikoo lolol) est par sa superficie la province la plus large du pays. Frontiere avec l'inde, le nepal, le sikkim et le bhutan. Le Tibet est bien connu pour ses montagnes et ses moines buddhistes. Mais bon je suis sur que vous trouverez bien plus d'information que moi au sujet du tibet. C'est totalement censure ici...

Le voyage a debute a Lhassa ou, a peine sorti de l'avion, j'ai eu un leger mal au crane et poitrine. Il ma fallu trois jours d'acclimatation avant de me sentir a l'aise et une semaine avant de retrouver ma pleine forme. (Lhassa est a 3700m)
Nous avons effectue un petit tour de Lhassa vers XiGaze en passant par Yamzho Yumco (le lac sacre) et Gyangze (le tout en jeep si vous voulez arriver a destination).
Pour info XiGaze est la deuxieme ville la plus grande et le centre d'influence du Panshin Lama (le tuteur de buddha). Celui-ci est plus influant dans la religion que le Dalai Lama et est utilise par Pekin pour servir leur cause (et ceci depuis plusieurs centaine d'annees).











Passage de cols a plus de 5200 metres. Inutile de dire que la respiration devient assez difficile.





Puis une petite grimpette avec mon pere (qui s'est bien defendu malgre son age) de 800m entoure de yaks intrigues.


Bien du courage!

Mardi 10 octobre 2006 à 04 h 32
P'tite photo pour celebrer le debut de carriere d'Alberto a Londres.


Et non je ne connais pas ce gens...

Un calligraphe a Nankin

Dimanche 8 octobre 2006 à 08 h 07
Sur l'avenue de Pékin, vaste promenade aux trottoirs ombragés, non loin de la tour du Tambour, les petits marchands ambulants, lorsqu'il fait beau, s'installent. Ils vendent de minuscules bandes dessinées, des cassettes vierges ou repiquées, des bijoux poses sur un tissu de satin, des cailloux mouilles enrobés de plastique. On les sent aux aguets; il leur arrive de plier à la sauvette leurs étals disposes a même le sol… Parmi eux, quelquefois, un homme aux allures de prince déambule avant de poser par terre une couverture sale et de s’asseoir dessus en tailleur. Avec des gestes amples comme ceux de l’Opéra de Pékin, si étranges qu’ils accrochent déjà l’œil de badauds ; il sort quelques pinceaux d’un étui, ouvre une bouteille d’encre de Chine et déroule sur un épais buvard une feuille de papier de soie qu’il maintient avec quatre cailloux. Dans une vasque en pierre noire il fait couler de l’encre puis il dispose devant lui sa panoplie de pinceaux et met les mains sur ses genoux.

Il attend un moment, impassible, figé, les yeux fixés droit devant lui. Un cercle de curieux s’est déjà formé. Alors il prend un pinceau, le tient bien perpendiculaire à l’axe de son bras qu’il étire comme pour le dégager des manches, pour en secouer la torpeur. À compter de cet instant, tout se concentre dans la main, sur le pinceau, non pas tenu comme un stylo entre deux doigts, mais embrassé par chacun d’eux, l’index le plus haut de tous dirigeant l’inclinaison générale, le pouce maintenant le pinceau dans le creux de la main et les autres doigts prolongeant, accentuant, modulant, effaçant les impulsions données par le poignet.

Sur le papier s’inscrit un ruban noir, luisant, sinueux, imprévisible comme un serpent ; il a suffi d’un instant, d ‘un souffle, pour que la page blanche emprisonne un rythme. La lettre est là, toute vibrante encore, humide, prête à couler, à se métamorphoser, croirait-on. A peine a-t-elle eu le temps de sécher et de se ternir que la main s’abat encore, se pose et trace de nouveaux traits comme elle battrait la mesure. Le deuxième, puis le troisième et le quatrième caractère de la formule, comme quatre mouvements d’une symphonie silencieuse et soudaine, s’inscrivent à leur tour, cristallisés, venus de l’air sur cette page blanche, saisis comme des oiseaux en plein vol. le calligraphe appose enfin son sceau, puis déplie a nouveau une feuille. Autour de lui règne un silence, une concentration, un recueillement impressionnants parmi les curieux attroupés ; jamais en Chine aucun concertiste chinois ou étranger n’a pu obtenir de ses auditeurs une telle attention. Chaque regard est fasciné par cette main qui étale le papier, dispose les outils, répartit autour d’elle chaque chose et partage l’espace.
Un instant encore le visage redevient opaque devant la deuxième calligraphie. Tout autour, le fracas de la rue, les mouvements des passants, les mille contingents va-et-vient des objets et des hommes sont comme abolis par cet îlot de sérénité. À nouveau la main danse, trace sur le papier des volutes, des angles : un trait tantôt fin, tantôt épais, tantôt chargé d’encre et tantôt intermittent, un trait dont personne ne semble connaître dès l’abord, comme pour une phrase mélodique, ni la direction, ni l’envergure, se pose. Les caractères s’inscrivent sur la page et dans le temps, la main souveraine donne le tempo, tantôt lent, tantôt rapide qui conduit à leur achèvement…


La deuxième calligraphie va être déposée près de l’autre. Si on jette un coup d’œil a celle de tout à l’heure, elle est devenue méconnaissable : elle a laissé échapper presque tout le mouvement que la main lui avait un instant insufflé. L’encre en séchant est devenue terne, la nervosité des angles, la tendresse des arrondis se sont effacées, masquées par l’évidence des lettres et de leur sens précis, connu, bien défini. L’esprit, un instant posé sur le papier, s’est envolé, presque aussi éphémère qu’un écho dans une salle de concert. La feuille est redevenue une partition muette. Seuls les très grands calligraphes savent fixer durablement l’élan de leur main et l’inscrire, en même temps et davantage que les lettres qu’ils tracent, sur le papier.

-Alain Nouvel


Texte extrait de "Corps écrits" 25 - Vues de Chine
Pour mon ami Yang

Pour dire...

Mercredi 4 octobre 2006 à 17 h 02
Que j'aime bien le Doc. Je l'ai jamais rencontre mais j'apprecie son style.

Sur ce va falloir balancer des insultes parceque je ne livre pas de post interessant ces temps-ci.
Anal! tire au flan! ou es'ce flanc?

Mais qu'es ce?

Lundi 2 octobre 2006 à 11 h 43
RSS? Je le vois partout mais ne comprends pas. C'est comme une CSS mais sans Counter?

Bref je patauge et aimerais que qqun me mache le travail.

Sinon pas de photos sur la fete nationale. Helas, les piles de l'appareil ont rendu l'ame des le debut. Donc il va falloir vous contenter du recit que je prepare.

Fete nationale

Dimanche 1er octobre 2006 à 10 h 30
La c'est le 1er Octobre.

C'est le jour de la sainte revolution rouge et comme c'est souvent le cas dans les pays cocos ca se passe en octobre. Je vais donc tenter de faire un mini reportage avec photo a l'appui de ce qui se passe dans l'empire du milieu.

Anal - grand journaliste epique du sensationel d'autre part