Le ciel?
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Juin 2005
Je me meurs
Mercredi 29 juin 2005 à 09 h 12
Ca fait 2 jours que je suis malade; officielement ca fait 40 minutes.
J’avais en tete que chez les chinois la maladie n’existait pas et que quiconque se permettait une heure de congé était automatiquement attrapé par la police secrète, emprisonné et torturé pour le punir de son absence. Pas que ce soit exactement le contraire mais ils n’encouragent pas les absences. Le premier jour j’avais un enrouement permanent et la tete grosse comme une pasteque mais je bossais quand meme (pas qu’ils se disent que les occidenteaux sont des tapettes!). Personne ne disait rien quand je toussait de gros glaires ou reprenait des phrases qui commencaient a ressembler a des croiessements. Donc je force a travers la journée et me retrouve le soir canné au lit en transpirant dans mes draps. Je ne voulais en aucun cas stimuler le virus avec une bonne climatisation fraiche me soufflant sur la gorge, du coup ben oui, il fait assez chaud.
Je me lève le matin encore plus mal en point. La fièvre et les ronflements du (gros) phillipin mon tenu compagnie entre les kyrielles de “tic, toc” de nos deux reveils (les modèles plus recents (comprendre electronique) étant impossible a trouver). Je me leve et repars au combat tout tremblottant comme un pépé sans sa canne chancelant dans les rues de son village rustique vidé de toute ame. Holy shit! I’m good! J’arrive à la réception et certains de mes collègues me disent que j’ai une sale mine. “Sans dec!!” (en fraincais dans le texte). Je leur explique sagement que je suis un peu malade et que ma vision du monde s’alterne toutes les minutes impaires. Ils me recommandent d’aller m’assoir dans le bureau un petit moment, proposition que j’accepte volontiers! Mais après 6 minutes de fénaientise le remords me prends face a tous ces petits chinois qui travaillent 10H par jour pour 150US$ mensuels et qui se trouvent etre mes collègues, ce qui me stimule a me lever. Je vaque de zone en zone, le regard vide et fatigué avant que ma cheffe me propose d’aller me reposer dans le bureau. J’accepte. Mais la meme chose se produit. Ca doit etre parceque je suis le seul dans ce bureau pas plus grand qu’une cuisine 2m sur 3m et que j’ose pas allumer la lumière par souci d’économie d’énergie. L’esprit que je suis flane, l’air vide et irréel dans le lobby. C’est a ce moment là que le GM (General Manager / grand manitou / chef supreme) me voit et me demande si tout va bien. “Nien, ich bin erkältet.” (en allemand dans le texte)(il est autrichien, mais c’est une autre histoire). Il me dit d’aller me soigner car je ne suis pas habitué au climat local et que les virus ici sont assez féroces. Je m’incline et accepte enfin la décision de ce saint homme. ENFIN! Qqun me dit d’aller me coucher. Foutredieu! Il a fallu combattre! Je passe par chez le docteur et tente de lui expliquer que j’amerais du Vicks ou autre truc à la vitamine C pour stopper cette infection maléfique. Il ne parle bien sur que le cantonnais et moi du coup (qui apprends le mandarin) je l’ai dans le cul. Je fais des raclements de gorge et des gestes avec les bras (les memes que Christopher Colombus fis jadis aux natif américains leur fesant comprendre qu’il cherchait Pékin et à acheter de la soie). Il me file une boite de comprimés noire et blanche ou blanche et noire (au choix dans la réalité. Ca dépend de quel coté on saisit la boite) que je suis supposé ingurgiter avant chaque repas. Je parle bien entendu, lecteur averti, des comprimés et non d’une bete boite en carton qui a part ses couleurs chatoyantes n’est d’un intéret banal.
Youpssi tralala! Je monte vers ma chambre me coucher a 13h25 quand tout a coup je sens une envie irrésistible d’aller au toilettes. Ma marche s’allonge et augmente de cadence. Dans des situations pareilles je m’imagine au loin les rytmes de tambours des galères d’autres fois. Ca donne une peche incroyable; surtout quand les coups de fouets vous surprennent à l’impévu (merci Charlton Heston et Ben Hur pour l’inspiration/ traumatisation éternelle). Hop hop! Vite plus qu’un étage et le fond du couloir! Ca y’est je m’enferme. J’enleve tout vetement superflu et... oui... mon estomac est contaminé lui aussi. Une bonne douche arrosée de canard WC ou Yaa WC (en chinois comme je l’ai appris) et tout va mieux. Je saute au lit et m’endors deux heures. Je me réveille et tape ce magnifique document. Allez, bonne! (expression helvètique).
P.S Il existe une continuation a cette histoire mais c'est moins drole et plus personnel. Dites moi si ca vous tente.
J’avais en tete que chez les chinois la maladie n’existait pas et que quiconque se permettait une heure de congé était automatiquement attrapé par la police secrète, emprisonné et torturé pour le punir de son absence. Pas que ce soit exactement le contraire mais ils n’encouragent pas les absences. Le premier jour j’avais un enrouement permanent et la tete grosse comme une pasteque mais je bossais quand meme (pas qu’ils se disent que les occidenteaux sont des tapettes!). Personne ne disait rien quand je toussait de gros glaires ou reprenait des phrases qui commencaient a ressembler a des croiessements. Donc je force a travers la journée et me retrouve le soir canné au lit en transpirant dans mes draps. Je ne voulais en aucun cas stimuler le virus avec une bonne climatisation fraiche me soufflant sur la gorge, du coup ben oui, il fait assez chaud.
Je me lève le matin encore plus mal en point. La fièvre et les ronflements du (gros) phillipin mon tenu compagnie entre les kyrielles de “tic, toc” de nos deux reveils (les modèles plus recents (comprendre electronique) étant impossible a trouver). Je me leve et repars au combat tout tremblottant comme un pépé sans sa canne chancelant dans les rues de son village rustique vidé de toute ame. Holy shit! I’m good! J’arrive à la réception et certains de mes collègues me disent que j’ai une sale mine. “Sans dec!!” (en fraincais dans le texte). Je leur explique sagement que je suis un peu malade et que ma vision du monde s’alterne toutes les minutes impaires. Ils me recommandent d’aller m’assoir dans le bureau un petit moment, proposition que j’accepte volontiers! Mais après 6 minutes de fénaientise le remords me prends face a tous ces petits chinois qui travaillent 10H par jour pour 150US$ mensuels et qui se trouvent etre mes collègues, ce qui me stimule a me lever. Je vaque de zone en zone, le regard vide et fatigué avant que ma cheffe me propose d’aller me reposer dans le bureau. J’accepte. Mais la meme chose se produit. Ca doit etre parceque je suis le seul dans ce bureau pas plus grand qu’une cuisine 2m sur 3m et que j’ose pas allumer la lumière par souci d’économie d’énergie. L’esprit que je suis flane, l’air vide et irréel dans le lobby. C’est a ce moment là que le GM (General Manager / grand manitou / chef supreme) me voit et me demande si tout va bien. “Nien, ich bin erkältet.” (en allemand dans le texte)(il est autrichien, mais c’est une autre histoire). Il me dit d’aller me soigner car je ne suis pas habitué au climat local et que les virus ici sont assez féroces. Je m’incline et accepte enfin la décision de ce saint homme. ENFIN! Qqun me dit d’aller me coucher. Foutredieu! Il a fallu combattre! Je passe par chez le docteur et tente de lui expliquer que j’amerais du Vicks ou autre truc à la vitamine C pour stopper cette infection maléfique. Il ne parle bien sur que le cantonnais et moi du coup (qui apprends le mandarin) je l’ai dans le cul. Je fais des raclements de gorge et des gestes avec les bras (les memes que Christopher Colombus fis jadis aux natif américains leur fesant comprendre qu’il cherchait Pékin et à acheter de la soie). Il me file une boite de comprimés noire et blanche ou blanche et noire (au choix dans la réalité. Ca dépend de quel coté on saisit la boite) que je suis supposé ingurgiter avant chaque repas. Je parle bien entendu, lecteur averti, des comprimés et non d’une bete boite en carton qui a part ses couleurs chatoyantes n’est d’un intéret banal.
Youpssi tralala! Je monte vers ma chambre me coucher a 13h25 quand tout a coup je sens une envie irrésistible d’aller au toilettes. Ma marche s’allonge et augmente de cadence. Dans des situations pareilles je m’imagine au loin les rytmes de tambours des galères d’autres fois. Ca donne une peche incroyable; surtout quand les coups de fouets vous surprennent à l’impévu (merci Charlton Heston et Ben Hur pour l’inspiration/ traumatisation éternelle). Hop hop! Vite plus qu’un étage et le fond du couloir! Ca y’est je m’enferme. J’enleve tout vetement superflu et... oui... mon estomac est contaminé lui aussi. Une bonne douche arrosée de canard WC ou Yaa WC (en chinois comme je l’ai appris) et tout va mieux. Je saute au lit et m’endors deux heures. Je me réveille et tape ce magnifique document. Allez, bonne! (expression helvètique).
P.S Il existe une continuation a cette histoire mais c'est moins drole et plus personnel. Dites moi si ca vous tente.
5 commentaires, dernier de Travhen.
Mon job
Lundi 27 juin 2005 à 07 h 27
Mon travaille se nomme GSM ou AM pour General Service Manager / Assistant Manager. Au debut je ne savais pas trop en quoi ca consistait, comme pour vous en ce moment. Le peu d’informations que j’avais trouvé me laissant la vague impression d’un poste a responsabilité. Chouette! C’est d’autant plus interessant, mais pour dire la verité c’est que j’en avais marre de l’europe. Marre de cette maceration sociale ou il faut se battre corps et ame pour soutirer le poste convoité a un ainé qui s’y accroche, pas par amour, mais par confort et habitude. J’avais donc décidé de quitter cet univers bien avant de savoir ou j’allais aller, ce qui est osé il est vrai, mais bon dieu qu’il est bon de ne pas savoir ou l’on va se trouver dans 1 mois. Si jamais ma mere ou ma famille lis ce blog j’aurais des explications a faire.
Retournons sur nos pas pour parler du sujet. Comme vous avez pu lire l’article “L’hotel” vous avez déja une reférence de ce que représente le milieu. Il faut pour ce genre d’hotel un acceuil personnalisé et digne du prix que l’on y paie. Moi je suis les yeux et le visage de l’établissement. Je sais qui vient de ou, pour combien de temps, ses preférences et son visage. Je l’acceuil les bras ouvert, l’appel par son nom tape la bavette lors de son check-in, lui demande comment s’est passé le vol, les hotesses, le buisness et tout le tralala. J’usqua la c’est une bonne blague et je m’amuse comme un chef. Ayant du sang de comédien dans le sang j’ose et j’attaque avec plaisir les occidenteaux (les chinois je leurs dis bonjour et c’est tout perceque sinon je sais pas dire plus et je serais bien dans la merde a les ecouter parler de je ne sais quoi et leur repondre “Ni Fongla!”(Espece de fou!)).
Mon deuxieme job est de répondre dans les 5 minutes a des demandes de solutions spéciale. Ex: “Mon internet ne marche pas comment je fais?” ; “Mon coffre ne se rouvre plus aidez moi! / Je ne me rappel pas du mot de passe” ; Ma clim est HS, aidez moi”. La plupart du temps je monte dans la chambre et résoud le probleme en moins de deux: “ Il faut fermer la fenetre pour que la clim marche monsieur” ; Avez vous bien branché le cable? Si oui allez dans la connection d’explorer (oui je sais mais je ferme ma gueule) et mets “automatically detect web configuration”” etc... vous voyez le topo.
Tout ca c’est pour ma mission dans l’entreprise et autant vous dire que c’est bien tranquille. Sinon l’effet “caché” (ou l’effet Anal si l’on prend mon pseudo) que je produit est: “UN OCCIDENTAL!!! COPAIN!”. Ehhhh oui, je ne suis qu’une bouée de secour pour les gens loins de leur foyer dans un milieu hostile empli de communistes brainwashé pret a vous sauter a la gorge pour que vous employez 2000 ouvriers de plus dans votre usine de chaussures.
Dieu merci j’existe. Alléluhia! Et merci de m’envoyer dans un pays si exotique pour etre sympa et taper la causette. MARCEL! Encore un ballon!
P.S Dongguang (la région ou je me situe) produit environs 60% des chaussures de la planete (nique, rebooque, adadas etc...) ainsi que 45% des produits hardware informatique existant.
P.P.S Je crois que je fais 60% du boulot, le reste etant en chinois je ne puis le faire. Du coup oui, je bosse moitié moins.
Retournons sur nos pas pour parler du sujet. Comme vous avez pu lire l’article “L’hotel” vous avez déja une reférence de ce que représente le milieu. Il faut pour ce genre d’hotel un acceuil personnalisé et digne du prix que l’on y paie. Moi je suis les yeux et le visage de l’établissement. Je sais qui vient de ou, pour combien de temps, ses preférences et son visage. Je l’acceuil les bras ouvert, l’appel par son nom tape la bavette lors de son check-in, lui demande comment s’est passé le vol, les hotesses, le buisness et tout le tralala. J’usqua la c’est une bonne blague et je m’amuse comme un chef. Ayant du sang de comédien dans le sang j’ose et j’attaque avec plaisir les occidenteaux (les chinois je leurs dis bonjour et c’est tout perceque sinon je sais pas dire plus et je serais bien dans la merde a les ecouter parler de je ne sais quoi et leur repondre “Ni Fongla!”(Espece de fou!)).
Mon deuxieme job est de répondre dans les 5 minutes a des demandes de solutions spéciale. Ex: “Mon internet ne marche pas comment je fais?” ; “Mon coffre ne se rouvre plus aidez moi! / Je ne me rappel pas du mot de passe” ; Ma clim est HS, aidez moi”. La plupart du temps je monte dans la chambre et résoud le probleme en moins de deux: “ Il faut fermer la fenetre pour que la clim marche monsieur” ; Avez vous bien branché le cable? Si oui allez dans la connection d’explorer (oui je sais mais je ferme ma gueule) et mets “automatically detect web configuration”” etc... vous voyez le topo.
Tout ca c’est pour ma mission dans l’entreprise et autant vous dire que c’est bien tranquille. Sinon l’effet “caché” (ou l’effet Anal si l’on prend mon pseudo) que je produit est: “UN OCCIDENTAL!!! COPAIN!”. Ehhhh oui, je ne suis qu’une bouée de secour pour les gens loins de leur foyer dans un milieu hostile empli de communistes brainwashé pret a vous sauter a la gorge pour que vous employez 2000 ouvriers de plus dans votre usine de chaussures.
Dieu merci j’existe. Alléluhia! Et merci de m’envoyer dans un pays si exotique pour etre sympa et taper la causette. MARCEL! Encore un ballon!
P.S Dongguang (la région ou je me situe) produit environs 60% des chaussures de la planete (nique, rebooque, adadas etc...) ainsi que 45% des produits hardware informatique existant.
P.P.S Je crois que je fais 60% du boulot, le reste etant en chinois je ne puis le faire. Du coup oui, je bosse moitié moins.
5 commentaires, dernier de G.UNIT.
La visite médicale.
Samedi 25 juin 2005 à 07 h 08
Ici tous les emploiyes doivent imperativement passer un test medical chaque annee ou alors a leur entrée dans la boite. Coup de bol j’y etais ce matin et autant vous dire que ca ne m’a pas plus. J’ai une peur bleu des médecins et surtout lorsqu’ils vous tirent 10 litres de sang pour des soi disant analyses. Ma derniere visite remonte a il y’a si longtemps (ptet en 3eme ou 4eme) que je me suis dit qu’il fallait bien la (re)faire. Courageux mais pas temeraire jarrive totu de meme a monter dans la voiture pour y aller. Je vous previens tout de suite: les hopiteaux chinois sont une arnaque; niveau prix et hygiene. On me dépose devant un lieu legerement glauque dans un coin de la ville, des cartons brulent dans un pot a 8 metres de l’entrée degageant une fumee noire. L’entree est sombre et 4 chinois patientent gentiment sur des bancs, un ventilateur tourne mollement au plafond chassant les quelques mouches égarees. Il manque quelques planches dans le plafond qui ressemble plus a celui d’un abattoir q’a un lieu ou l’on sauve des vies. Se trouve devant moi trois comptoirs tous en chinois mais avec des numeros allant de 1 a 3. C’est petit et sale et reszsemble vaguement a nos salles d’acceuil chez nos amis de l’ANPE (demandez a sesk). Assez logiment je me dirige vers le 1 pour y donner les documents que je dois faire remplir, la petite demoiselle en blouse blanche (ce qui ne veut pas dire quelle soit qualifiee en medecine) tamponne et gribouille des syboles dessus puis passe la feuille a la voisine qui fait la meme chose. On me retend mon “dossier” puis je passe a la caisse 3 ou je paye bien entendu. Je re-patiente sur de joli bancs en bois verni d’une belle couleur mais qui est super inconfortable puis on viens me chercher pour me passer dans une machine pendant 30 bonnes secondes. Autant dire que j’ai le coeur qui bat a tout rompre et me demande quand la salve d’électricité va faire impacte sur ma cervelle deja molle de frousse. Rien. On me dit de me relever en chinois, ou du moins je crois avoir compris puis me dirige dans une autre salle. La je vois qu’ils viennent de me prendre tout le corps aux rayons X et que je suis radioactif a vie sans aucune chance de procreer et de vivre plus de 2 semaines. Shit! Bloody bastards! On me fait circuler vers une dame avec des gants en latex et me prepare au pire. A peine assis (ouf) elle me chope le bras pour y enfoncer une seringue (vide?). Je laisse échapper un petit “iii!” de panique avant de voir mon sang se verser par flots dans une fiole. Je détourne le regard et ne tente pas paniquer. Je suis le genre de personne qui n’aime ni la vu de sang ni celle d’intestins ou operations. Je ne regarde ni Nip/Tuc ni gremlins une fois la nuit tombé. Le temps passe et je me demande s’ils cherchent juste savoir si je suis contamine d’une bacterie quelconque ou s’ils souhaitent me cloner. Ca doit se vendre cher un clone arien sur le marche noir. Bref elle me passe un coton-tige(!?!) et m’explique que je dois tenir la pression sur mon bras avec afin de ne pas mourir d’hemorragie. Ensuite je passe sur une table ou un medecin me tripote le ventre pour tester la marchandise avant de la vendre. Foie, rein et je ne sais quoi sont au menu. Ensuite test pour daltoniens ou je crois avoir eu tout juste (on ne sait jamais avec ces trucs, c’est tellement fourbe). Pour le final ils me scratchent tout pleins de capsules sur le corps pour les relier a une machine. Je ne sais pas pourquoi mais je panique et laisse un long rire nerveux s’echapper. Je ne sais pas ce que c’est et ne le souhaite pas vraiment alors que c’est peut etre cette ignorance qui me fait vivre a 250 pulsation/minutes. On m’engueule. Je crois que je suis en train de déregler la machine. Tant mieux comme ca ils me laisseront partir. Apparament ca ne marche pas et on tente un deuxieme essai. Autant dire que je suis de moins en moins a l’aise. C’est la qu’une deuixieme infermière viens donner un coup de main. Elle est jolie et bizzarement ca me calme. Je bombe le torse pour l’impressioner avec mes pecs mais apparament le cablage et les diodes m’empeche de me mouvoir. ARGHH... Elle retire les trucs d’un geste assez brutal et me tend mon dossier en me fesant comprendre que je peux partir. Pas mécontant je me dirige vers la sortie, je passe devant un miroir et voit que je suis tout pale, comme un malade ou un veteran de la grande guerre. Heureusement que c’est pas tous les jours...
7 commentaires, dernier de Sigis.
Description de l'hotel
Mercredi 22 juin 2005 à 03 h 21
J’y pense, ca fait deja plus de 3 semaines que je suis la et je ne vous ai toujours pas parle de l’hotel. Ohhh... quel pas beau je suis. Bon d’accord, je vous donne un tuyeau: allez sous googmachin et recherchez le “Sofitel Royal Lagoon Dongguang”. Je ne donne pas de link direct par peur de voir le serveur monter en fumée et exploser de milles feux laissant le technicien IT pleurer toutes les larmes de son corps.
Personnelement c’est pour moi la premiere fois que je bosse dans un 5* et je peux dire que c’est la claque. Inutile de dire que memes les X800 n’arrivent pas a afficher tant de luxe. Honnetement a premiere vue il casse la baraque et une fois a l’interieur il est encore mieux. Sans pour autant etre kitsch a mourir il laisse un bon gout a l’oeil qui donne envie d’y revenir ou d’y rester plus longtemps. Dans l’hotel se trouvent: 5 restaurants (Italien, Chinois, Occidental, Brésilien et “Caviar”), 2 salles de fitness, 1 piscine interieur, 1 piscine exterieur, 2 terrains de tennis int + 2 ext, 1 terrain de squash, 2 tables de pingpong, 1lounge, 1 bistro, 4 salles de conference (dont 1 qui peut tenir 800 pers.) 1 jazz bar, 1 cigar club, 1 salle de karaoke, 1 coiffeur, 1 SPA, 1 salle de cinema, des salles de ce jeu chinois dont je ne me souviens pas du nom et surement autre chose que j’oublie. Ah oui: 268 chambres dont 8 suites royales et 1 suite présidentielle.
Ouf.
L’hotel se situe a 20 min du centre ville, caché entre 2 collinnes de verdure ou il fait bon de décompresser ou alors nager au “Water World”. Le service est digne d’un 5* avec environs 800 employés fixes. Il suffit de penser a qqchose et c’est deja pret. Serieusement c’est completement fou comment ca grouille de travail. La vie ne s’arrete jamais, meme a 2H du mat il est possible d’avoir un menu complet pour 10 personnes. Les gens viennent aussi d’autres hotels pour passer un moment de détente chez nous. Notre rival principal est le Sheraton qui se situe a environs 40min de voiture de chez nous et qui accumule pas mal de buisnessmen étrangers (comme nous). Pour le moment la ville compte environs 8 hotels 5* (oui c’est beaucoup) et 3 autres sont en construction, le premier est du pour novembre cette année. Cependant d’apres les chiffres et les differentes parutions dans les livres proffessionels l’hotel est le N°1 en chine (pour 2004).
Voila j’espere que ca vous donne une idée d’ou je travaille.

Personnelement c’est pour moi la premiere fois que je bosse dans un 5* et je peux dire que c’est la claque. Inutile de dire que memes les X800 n’arrivent pas a afficher tant de luxe. Honnetement a premiere vue il casse la baraque et une fois a l’interieur il est encore mieux. Sans pour autant etre kitsch a mourir il laisse un bon gout a l’oeil qui donne envie d’y revenir ou d’y rester plus longtemps. Dans l’hotel se trouvent: 5 restaurants (Italien, Chinois, Occidental, Brésilien et “Caviar”), 2 salles de fitness, 1 piscine interieur, 1 piscine exterieur, 2 terrains de tennis int + 2 ext, 1 terrain de squash, 2 tables de pingpong, 1lounge, 1 bistro, 4 salles de conference (dont 1 qui peut tenir 800 pers.) 1 jazz bar, 1 cigar club, 1 salle de karaoke, 1 coiffeur, 1 SPA, 1 salle de cinema, des salles de ce jeu chinois dont je ne me souviens pas du nom et surement autre chose que j’oublie. Ah oui: 268 chambres dont 8 suites royales et 1 suite présidentielle.
Ouf.
L’hotel se situe a 20 min du centre ville, caché entre 2 collinnes de verdure ou il fait bon de décompresser ou alors nager au “Water World”. Le service est digne d’un 5* avec environs 800 employés fixes. Il suffit de penser a qqchose et c’est deja pret. Serieusement c’est completement fou comment ca grouille de travail. La vie ne s’arrete jamais, meme a 2H du mat il est possible d’avoir un menu complet pour 10 personnes. Les gens viennent aussi d’autres hotels pour passer un moment de détente chez nous. Notre rival principal est le Sheraton qui se situe a environs 40min de voiture de chez nous et qui accumule pas mal de buisnessmen étrangers (comme nous). Pour le moment la ville compte environs 8 hotels 5* (oui c’est beaucoup) et 3 autres sont en construction, le premier est du pour novembre cette année. Cependant d’apres les chiffres et les differentes parutions dans les livres proffessionels l’hotel est le N°1 en chine (pour 2004).
Voila j’espere que ca vous donne une idée d’ou je travaille.

5 commentaires, dernier de [BrAiNlEsS].
La barbe au cul
Mercredi 22 juin 2005 à 03 h 20
Ce soir je suis allé dans un petit village voisin qui se nomme Lieungzou. C’etait génial!
Mais avant tout avec mon pote/collègue Jay nous sommes allés nager dans l’aqua parc situé a deux pas de nos piaules. Apres un tarif d’entrée de 1€ nous nous sommes jetés corps et ame dans la “lagune simulatrice de vagues”. Bref on dirait la mer sauf que c’est artificiel. Les vagues sont assez bien, ca monte vite au dessus des 2,5m si on se rapproche de la source. Le corps essouflé après 20 minutes de lutte infernale et déconnade pure je décide d’aller parfaire l’entrainement de Jay pour qu’il puisse nager correctement (lire l’article les chinois ne savent pas nager (a paraitre)).
Il est 22h00 le parc ferme. L’air est frais mais acceptable, nous demandons au garde de service de nous commander un “taxi/moto” qui arrive apres une petite attente (innaceptable selon Jay). Et c’est la que l’aventure commence. C’es petites motos se trouvent partout et circulent en permance a n’importe quelle heure. On grimpe a deux dessus, ce qui fait trois avec le chauffeur. La petit honda se met en brenle et le vent se met a souffler gentiment alors que notre vitesse touche allègrement les 45km/h (plus m’aurait fait peur). Virage entre les dos-d’ane toute en souplesse et un parcours a peine ralenti par les feux rouges nous arrivons vivants au village de Lieungzou. 4 yuan au chauffer et ciao. Un decor très pittoresque, avec des batiments en beton assombri par le manque de lumière et la crasse suintante de la vie moderne. La rue au contraire est très gaie et vivante. Les gens y trainent, discutent, font des courses dans le petit magasin du coin, vendent de tout et mangeant la meme chose. The last phrase is quiet confusing but i like it so it’s staying. Ca me rappelle assez bizzarement Istanboul avec ses animations nocturnes et toute cette vie bouillante. Les odeurs d’épices ainsi que le regard curieux des passants vers ce grand blond que je suis m’amusent et me plaisent. Perdu? Un peu oui mais c’est tellement bon de l’etre. Je délecte le moment alors que nous nous rapprochons d’une grande cheminée de fumée montant a l’infini dans un ciel éclairé artificiellement. Un grand grill dressé d’une multitude de brochettes allant du poulet aux légumes en passant par le boeuf et l’agneau dégage un arome fort mais très tentant, laissant imaginer des épices brulants ainsi que des herbes tel le romarin ou je ne sais quel lointin cousin. Il reste une table de libre (par chance?) ou Jay et moi nous nous installons. A coté un grand viva résonne (en chinois ca fait genre “FAYUU!) et je m’apercois des collègues du boulot; oui c’est petit Lieungzou! Sur une table a coté du grill se trouvent toutes les differentes proposition du chef. Brochettes de poulet, mais, boulettes, ??? et XXX (qui resteront une énigme pour toujours). Je laisse Jay choisir, c’est lui le cantonnais après tout. Deux bouteilles de bière chinoises de 0,75l assomment la table et se laissent siroter sans grand souci en attendant les brochettes. Ca commence doucement avec des brochettes d’agneau (une dizaine) très bonnes; herbées a souhait accompagnées d’un “potage” omelette-légumes. Miam. J’ai la dalle je m’empiffre. Mon compagnon m’explique que ce style de “restauration”-brochettes dans la rue est très typique cantonnais et que j’aurais bon aller autrepart ce serait jamais aussi bon que ca. Je le crois parceque je n’arrive plus a m’arreter de me goinfrer*. Les brochettes s’enchainent toutes avec des nouvelles saveures mais toujours une petite couche de la sauce magique que j’ai pu voir le chef étaler avec grand soin sur tous ses mets. Légèrement parfumée aux épices, herbes, soja et miel (j’imagine) elle vous remboite votre savoir culinaire aux antipodes et vous laisse apprecier sans rien dire. Avec Jay je parle de tout et de rien. De politique, religion, sexe, filles ,amour, biere... tiens presque fini les deux bouteilles. Hop re et c’est reparti. Les chinois ne sont pas dupes. Ils se méfient de pas mal de choses (surtout des étrangers (parcequ’ils sont malins) car leur état les poussent a le faire) mais aussi de leur gouvernement qui n’est pas des plus sages. Malheureusement le brainwashing est très bien ancré et ils détestent tous sans exception les japonais par exemple, alors qu’ils n’ont presque rien (sauf quelques sujets réchauffés) a offrir a la conversation. La nouvelle génération est très ouverte au changement et je crois la plus “occidentalisé” de toutes, surtout quant on regarde les pubs a la télé. Ce sont les memes que les notres.
La soirée se termine bien. Je paye 24 yuan. Si vous avez lu les articles précédents vous savez combien ca fait. On marche un bout et re hop sur une moto(-cyclette?) pour nous ramener a l’hotel vivant. Re 4 yuan et je rentre me coucher.
*Mon surnom est “Da Bi zhu” qui signifie cochon au long nez. Pour eux nous sommes tous des longs nez, mais moi j’ai le privilège d’avoir cochon qui rajoute du grade. Qui a dit OWn3D?
Mais avant tout avec mon pote/collègue Jay nous sommes allés nager dans l’aqua parc situé a deux pas de nos piaules. Apres un tarif d’entrée de 1€ nous nous sommes jetés corps et ame dans la “lagune simulatrice de vagues”. Bref on dirait la mer sauf que c’est artificiel. Les vagues sont assez bien, ca monte vite au dessus des 2,5m si on se rapproche de la source. Le corps essouflé après 20 minutes de lutte infernale et déconnade pure je décide d’aller parfaire l’entrainement de Jay pour qu’il puisse nager correctement (lire l’article les chinois ne savent pas nager (a paraitre)).
Il est 22h00 le parc ferme. L’air est frais mais acceptable, nous demandons au garde de service de nous commander un “taxi/moto” qui arrive apres une petite attente (innaceptable selon Jay). Et c’est la que l’aventure commence. C’es petites motos se trouvent partout et circulent en permance a n’importe quelle heure. On grimpe a deux dessus, ce qui fait trois avec le chauffeur. La petit honda se met en brenle et le vent se met a souffler gentiment alors que notre vitesse touche allègrement les 45km/h (plus m’aurait fait peur). Virage entre les dos-d’ane toute en souplesse et un parcours a peine ralenti par les feux rouges nous arrivons vivants au village de Lieungzou. 4 yuan au chauffer et ciao. Un decor très pittoresque, avec des batiments en beton assombri par le manque de lumière et la crasse suintante de la vie moderne. La rue au contraire est très gaie et vivante. Les gens y trainent, discutent, font des courses dans le petit magasin du coin, vendent de tout et mangeant la meme chose. The last phrase is quiet confusing but i like it so it’s staying. Ca me rappelle assez bizzarement Istanboul avec ses animations nocturnes et toute cette vie bouillante. Les odeurs d’épices ainsi que le regard curieux des passants vers ce grand blond que je suis m’amusent et me plaisent. Perdu? Un peu oui mais c’est tellement bon de l’etre. Je délecte le moment alors que nous nous rapprochons d’une grande cheminée de fumée montant a l’infini dans un ciel éclairé artificiellement. Un grand grill dressé d’une multitude de brochettes allant du poulet aux légumes en passant par le boeuf et l’agneau dégage un arome fort mais très tentant, laissant imaginer des épices brulants ainsi que des herbes tel le romarin ou je ne sais quel lointin cousin. Il reste une table de libre (par chance?) ou Jay et moi nous nous installons. A coté un grand viva résonne (en chinois ca fait genre “FAYUU!) et je m’apercois des collègues du boulot; oui c’est petit Lieungzou! Sur une table a coté du grill se trouvent toutes les differentes proposition du chef. Brochettes de poulet, mais, boulettes, ??? et XXX (qui resteront une énigme pour toujours). Je laisse Jay choisir, c’est lui le cantonnais après tout. Deux bouteilles de bière chinoises de 0,75l assomment la table et se laissent siroter sans grand souci en attendant les brochettes. Ca commence doucement avec des brochettes d’agneau (une dizaine) très bonnes; herbées a souhait accompagnées d’un “potage” omelette-légumes. Miam. J’ai la dalle je m’empiffre. Mon compagnon m’explique que ce style de “restauration”-brochettes dans la rue est très typique cantonnais et que j’aurais bon aller autrepart ce serait jamais aussi bon que ca. Je le crois parceque je n’arrive plus a m’arreter de me goinfrer*. Les brochettes s’enchainent toutes avec des nouvelles saveures mais toujours une petite couche de la sauce magique que j’ai pu voir le chef étaler avec grand soin sur tous ses mets. Légèrement parfumée aux épices, herbes, soja et miel (j’imagine) elle vous remboite votre savoir culinaire aux antipodes et vous laisse apprecier sans rien dire. Avec Jay je parle de tout et de rien. De politique, religion, sexe, filles ,amour, biere... tiens presque fini les deux bouteilles. Hop re et c’est reparti. Les chinois ne sont pas dupes. Ils se méfient de pas mal de choses (surtout des étrangers (parcequ’ils sont malins) car leur état les poussent a le faire) mais aussi de leur gouvernement qui n’est pas des plus sages. Malheureusement le brainwashing est très bien ancré et ils détestent tous sans exception les japonais par exemple, alors qu’ils n’ont presque rien (sauf quelques sujets réchauffés) a offrir a la conversation. La nouvelle génération est très ouverte au changement et je crois la plus “occidentalisé” de toutes, surtout quant on regarde les pubs a la télé. Ce sont les memes que les notres.
La soirée se termine bien. Je paye 24 yuan. Si vous avez lu les articles précédents vous savez combien ca fait. On marche un bout et re hop sur une moto(-cyclette?) pour nous ramener a l’hotel vivant. Re 4 yuan et je rentre me coucher.
*Mon surnom est “Da Bi zhu” qui signifie cochon au long nez. Pour eux nous sommes tous des longs nez, mais moi j’ai le privilège d’avoir cochon qui rajoute du grade. Qui a dit OWn3D?
3 commentaires, dernier de koops.
Une lueur d'espoir?
Jeudi 16 juin 2005 à 08 h 33
Aujourdhui dimanche il s’est mis a pleuvoir pour changer. Mais pas longtemps, juste de quoi rafraichir l’air ambiant. Il fesait donc tres agréable a l’exterieur ce qui ma permis de jouer au basket avec mon pote Jay (un autre chinois, je vous en parlerais une autre fois). Apres 1 heure de jeu je leve la tete au ciel et voit bleu!!!! INCROYABLE. Le dimanche toutes les usines ne sont pas en marche ce qui explique peut etre ce léger changement. On se rend difficilment compte comment ca fait un bien fou de pouvoir apercevoir ca. L’air etait donc plus respirable et la vue permettait de voir plus loin que les 800 m habituels. J’etais tellement content que je suis allé grimper la colline a coté de l’hotel. Là la jungle reigne toujours en maitresse et n’aime pas les visiteurs. Je crois que sur les 700m je me suis fait agresser une centaine de fois par les bestioles ce qui rend toute l’expedition au moins 10 plus difficile qu’une NoMarche.
Bref que du bon. Je commence a apprecier l’endroit. Reste a pouvoir me rendre utile au boulot.
Bref que du bon. Je commence a apprecier l’endroit. Reste a pouvoir me rendre utile au boulot.
3 commentaires, dernier de Anal-Breath.
Jour 5
Mardi 14 juin 2005 à 08 h 20
Aujourdhui il pleut.
Il pleut toujours en ce moment, dans le sud semi-tropical de la chine. Ca fait deja deux jours. Pas que je m’en plaigne mais ca a quelques effets genants. Au debut ca s’est mis a tomber a grosses gouttes, comme une pluie de mousson, mais a peine 5 minutes plus tard ca s’est transforme en tempete du sud. Par rafales le vent fouette tout ce qui se dresse contre lui. Je reste surpris devant la vitre comme un gamin, impressionné par la force de la nature. Mes collègues, chinois, ont visiblement autre chose a faire et bossent. Tant mieux pour eux! Du coup je me dis que ca va nettoyer le ciel de ce voil permanent qui hante le ciel. Car il faut savoir que depuis que je suis ici je n’ai pas encore vu de ciel bleu. Il y’a juste une lumiere aveuglante qui recouvre le ciel jusqua 18h00 puis il fait nuit. Je ne sais d’ailleurs toujours pas si ce voil mysterieux est naturel ou pas. Bref comme quoi ca reste louche.
Vers la fin de journée je rentre, il pleuviotte encore legerement, l’air est bon quoique encore charge d’energie. La fraicheur de la soirée fait du bien; je me couche.
Ca matin je me reveil en grande pompe. Je sens que je vais tout peter. Je me douche, me rase, m’habille et sors. J’etouffe. Mes pas sont lents. C’est dingue comme on s’habitue vite a une clim, et dès que l’on en a plus on morfle. Mais alors bien! Eh oui, il est 7h10; la temperature embiante est de 26°C mais j’ai l’impression qu’il fait 34°C. De partout s’élève de la vapeur. On dirait un hammam! Mais bordel de bordel! Pays de cons! Ici apparament quand il pleut c’est pour faire chauffer l’ambiance, et pas un peu. J’ai a peine fait 15 pas que je suis déja en nage, pas de sueur (quoique ca va pas tarder) mais d’humidité. Plus le temps de mettre un imper je vais etre en retard. Donc je fonce. Tandis que je m’approche de l’hotel je m’apercois que toutes les vitres sont couvertes de buée. Oui, meme l’hotel est a la douche. Sympa. Heureusement que je ne bosse pas demain, je vais pouvoir aller nager dans la piscine. En attendant je transpire toujours dans mon costard malgré un température plus agréable à l’interieur. D’habitude je me douche le matin seuleument, pour les raisons qui suivent: ca m’aide a coiffer mes cheuveux, ca me reveille et c’est tout. Je ne suis de nature pas sale. Par contre ici c’est matin et soir. Quoique une douche toutes les 20 minutes serait plus que nécessaire. Mais bon “Shit happens!” et je ne crois pas avoir le choix...
Il pleut toujours en ce moment, dans le sud semi-tropical de la chine. Ca fait deja deux jours. Pas que je m’en plaigne mais ca a quelques effets genants. Au debut ca s’est mis a tomber a grosses gouttes, comme une pluie de mousson, mais a peine 5 minutes plus tard ca s’est transforme en tempete du sud. Par rafales le vent fouette tout ce qui se dresse contre lui. Je reste surpris devant la vitre comme un gamin, impressionné par la force de la nature. Mes collègues, chinois, ont visiblement autre chose a faire et bossent. Tant mieux pour eux! Du coup je me dis que ca va nettoyer le ciel de ce voil permanent qui hante le ciel. Car il faut savoir que depuis que je suis ici je n’ai pas encore vu de ciel bleu. Il y’a juste une lumiere aveuglante qui recouvre le ciel jusqua 18h00 puis il fait nuit. Je ne sais d’ailleurs toujours pas si ce voil mysterieux est naturel ou pas. Bref comme quoi ca reste louche.
Vers la fin de journée je rentre, il pleuviotte encore legerement, l’air est bon quoique encore charge d’energie. La fraicheur de la soirée fait du bien; je me couche.
Ca matin je me reveil en grande pompe. Je sens que je vais tout peter. Je me douche, me rase, m’habille et sors. J’etouffe. Mes pas sont lents. C’est dingue comme on s’habitue vite a une clim, et dès que l’on en a plus on morfle. Mais alors bien! Eh oui, il est 7h10; la temperature embiante est de 26°C mais j’ai l’impression qu’il fait 34°C. De partout s’élève de la vapeur. On dirait un hammam! Mais bordel de bordel! Pays de cons! Ici apparament quand il pleut c’est pour faire chauffer l’ambiance, et pas un peu. J’ai a peine fait 15 pas que je suis déja en nage, pas de sueur (quoique ca va pas tarder) mais d’humidité. Plus le temps de mettre un imper je vais etre en retard. Donc je fonce. Tandis que je m’approche de l’hotel je m’apercois que toutes les vitres sont couvertes de buée. Oui, meme l’hotel est a la douche. Sympa. Heureusement que je ne bosse pas demain, je vais pouvoir aller nager dans la piscine. En attendant je transpire toujours dans mon costard malgré un température plus agréable à l’interieur. D’habitude je me douche le matin seuleument, pour les raisons qui suivent: ca m’aide a coiffer mes cheuveux, ca me reveille et c’est tout. Je ne suis de nature pas sale. Par contre ici c’est matin et soir. Quoique une douche toutes les 20 minutes serait plus que nécessaire. Mais bon “Shit happens!” et je ne crois pas avoir le choix...
6 commentaires, dernier de Anal-Breath.
1er jour de travail chez les rouges
Lundi 13 juin 2005 à 08 h 33
Je poste rapidment mais j'ai deux semaines d'articles a rattraper. Je sais c'est beaucoup a lire mais c'est interessant (meme si je me repete parfois).
Aujourd’hui premier jour de travail (officiel).
Le matin se lever est assez pénible surtout quand on a aucune idee de quelle heure il est. Si on rajoute le fait que l’on dort assez mal a cause du jet lag (incroyable mais c’est dingue comme le corps traine a s’adapter au nouvelles horaires), des nuits terriblement humides, des ronflements du phillipin a cote (sympa mais quelle scierie...!) et j’en passe. Mais voila pour l’aspect negatif, donc que des soucis mineurs face au vrai challenge qu’est la journée.
Pour l’instant je commence doucement avec une petite formation au logiciel de reservations (fidelio) auquel j’ai deja tripatouillé les commandes. Le jeune homme qui me forme s’appel Will (ils ont tous des noms occidenteaux parceque sinon ils s’appelent tous Lee et on est mal barré pour s’en sortir). Très aimable et efficace au travail il trouve le temps de me donner une formation complete (!) sans pour autant prendre de pauses de son vrai travail. Il jongle donc avec 2 voir 3 téléphones pour prendre des réservations ou donner des informations concernant les disponibilités et les prix. Un vrai maitre! Et il n’a que 22 ans! Apres avoir fait 3-4 réservations fictives je sort mon manuel francais-chinois / Shia wouarla - Fayuu (ou qq chose comme ca) pour pouvoir impressionner la galerie avec mon talent inée du dialogue. Autant dire que c’ést un succès! Ils rient de bon coeur et ca fait plaisir a voir, mon avenir est assuré. Pour rester assez modeste je préfère vous dire qu’ils me tutellent beaucoup pour que prononce correctement ce que je dis, je suis toujours un n00b. Ce qui est surprenenant c’est que presque tous les petits chinois parlent un english avancé avec des prononciation spéciales certes, mais compréhensible. Autant dire que si je ne parlais pas le franglish je pourrais m’assoir sur mon pouce et tourner dessus.
Apres le boulot Will me dit qu’il m’accompagne en ville pour m’aider a faire mes courses. Il est vrai que je m’envisage mal débarquer dans Dongguang seul avec ma sale tete d’helvète et faire les courses comme si rien n’était. J’embarque donc avec lui dans le bus, de plus que j’ai vraiment besoin d’un linge de bain; d’un réveil et plein de flotte pour etre minimum a l’aise dans ma piaule.
Dongguang ne ressemble a rien de ce que vous connaissez. Meme Will me dit que de semaine en semaine il ne reconnait pas les lieux tellement ca evolue vite. Des gratte-ciel tous les 50 metres en finition ou encore en construction. Des vielles habitations en ruine juste a cote attendant une destruction imminente pour l’aisser place au idées folle d’un architecte. D’ailleurs m’étant renseigné j’ai découvert que 70% des architectes sont occidenteaux, arretez donc de chercher, ils sont ici et adorent bosser dans ce pays ou tout est possible. Ce n’est plus le reve americain, mais le reve chinois! En ville je passe davant un KFC, Mc Do, Sony-ericcson, lacoste (crocodile est le fake mais ressemble a 2 gouttes d’eau a lacoste), Wal-mart et tout plein d’autres. Des neons éclairent les grands boulevards et on pourrait se croire a Las Vegas tellement on ne sait plus ou regarder.
Je fais mes courses dans le Wal-Mart en retrouve tout les produits européens mais aussi americains et chinois (War-lùông) disponible. Le prix des marchandises de base tourne autour des 1 et 3 Yuan. Sachant que 1€ = 10.2236 Yuan ca fait pas très cher en effet. Je file a toute bombe avec Will en jetant tout ce qui me plait dans le chariot a la “je m’en foutiste european style” ce qui ne manque pas de l’impressionner (kashing! +1 point). Je passe a la caisse, pas de tapis automatique mais le caissier nous emballe tout dans des sacs plastiques. Cool! Je sors ma carte VISA pour payer... il la regarde... moi aussi ne voyant rien de suspect la retend vers lui. Il me sors quelque chose “Wrari sheng fruiché dartschi.” Je souris. Ne comprends pas, regarde Will qui lui semble avoir compris. Il m’explique que ma VISA c’est du toc et que je peux me la mettre la ou je pense. (Super!) Will est assez aimable pour me dépanner 178.- Yuan (on a fait de grosses courses). A la sortie se trouve un bancomat ou je m’empresse retirer de l’argent. La encore la VISA m’est recrachée au nez et je commence serieusement a douter de l’interet d’une carte VISA. Derriere moi est un autre bancomat mastercard-maestro cette fois. J’y tente mon autre carte (carte de retrait) et KASHING!) Jackpot! Je suis super content et me mets a faire un pas de danse de victoire. Heureusement Will m’arrete en me tendant une biere fraiche qu’on venait d’acheter (le stricte necessaire je vous assure). Bref je le rembourse on prend un taxi pour rentrer et je me pieute. Il est 21h40 (les magasins ferment entre 21h et 22h. Pas des feignasses comme nous) et une dure journée m’attend demain.
Aujourd’hui premier jour de travail (officiel).
Le matin se lever est assez pénible surtout quand on a aucune idee de quelle heure il est. Si on rajoute le fait que l’on dort assez mal a cause du jet lag (incroyable mais c’est dingue comme le corps traine a s’adapter au nouvelles horaires), des nuits terriblement humides, des ronflements du phillipin a cote (sympa mais quelle scierie...!) et j’en passe. Mais voila pour l’aspect negatif, donc que des soucis mineurs face au vrai challenge qu’est la journée.
Pour l’instant je commence doucement avec une petite formation au logiciel de reservations (fidelio) auquel j’ai deja tripatouillé les commandes. Le jeune homme qui me forme s’appel Will (ils ont tous des noms occidenteaux parceque sinon ils s’appelent tous Lee et on est mal barré pour s’en sortir). Très aimable et efficace au travail il trouve le temps de me donner une formation complete (!) sans pour autant prendre de pauses de son vrai travail. Il jongle donc avec 2 voir 3 téléphones pour prendre des réservations ou donner des informations concernant les disponibilités et les prix. Un vrai maitre! Et il n’a que 22 ans! Apres avoir fait 3-4 réservations fictives je sort mon manuel francais-chinois / Shia wouarla - Fayuu (ou qq chose comme ca) pour pouvoir impressionner la galerie avec mon talent inée du dialogue. Autant dire que c’ést un succès! Ils rient de bon coeur et ca fait plaisir a voir, mon avenir est assuré. Pour rester assez modeste je préfère vous dire qu’ils me tutellent beaucoup pour que prononce correctement ce que je dis, je suis toujours un n00b. Ce qui est surprenenant c’est que presque tous les petits chinois parlent un english avancé avec des prononciation spéciales certes, mais compréhensible. Autant dire que si je ne parlais pas le franglish je pourrais m’assoir sur mon pouce et tourner dessus.
Apres le boulot Will me dit qu’il m’accompagne en ville pour m’aider a faire mes courses. Il est vrai que je m’envisage mal débarquer dans Dongguang seul avec ma sale tete d’helvète et faire les courses comme si rien n’était. J’embarque donc avec lui dans le bus, de plus que j’ai vraiment besoin d’un linge de bain; d’un réveil et plein de flotte pour etre minimum a l’aise dans ma piaule.
Dongguang ne ressemble a rien de ce que vous connaissez. Meme Will me dit que de semaine en semaine il ne reconnait pas les lieux tellement ca evolue vite. Des gratte-ciel tous les 50 metres en finition ou encore en construction. Des vielles habitations en ruine juste a cote attendant une destruction imminente pour l’aisser place au idées folle d’un architecte. D’ailleurs m’étant renseigné j’ai découvert que 70% des architectes sont occidenteaux, arretez donc de chercher, ils sont ici et adorent bosser dans ce pays ou tout est possible. Ce n’est plus le reve americain, mais le reve chinois! En ville je passe davant un KFC, Mc Do, Sony-ericcson, lacoste (crocodile est le fake mais ressemble a 2 gouttes d’eau a lacoste), Wal-mart et tout plein d’autres. Des neons éclairent les grands boulevards et on pourrait se croire a Las Vegas tellement on ne sait plus ou regarder.
Je fais mes courses dans le Wal-Mart en retrouve tout les produits européens mais aussi americains et chinois (War-lùông) disponible. Le prix des marchandises de base tourne autour des 1 et 3 Yuan. Sachant que 1€ = 10.2236 Yuan ca fait pas très cher en effet. Je file a toute bombe avec Will en jetant tout ce qui me plait dans le chariot a la “je m’en foutiste european style” ce qui ne manque pas de l’impressionner (kashing! +1 point). Je passe a la caisse, pas de tapis automatique mais le caissier nous emballe tout dans des sacs plastiques. Cool! Je sors ma carte VISA pour payer... il la regarde... moi aussi ne voyant rien de suspect la retend vers lui. Il me sors quelque chose “Wrari sheng fruiché dartschi.” Je souris. Ne comprends pas, regarde Will qui lui semble avoir compris. Il m’explique que ma VISA c’est du toc et que je peux me la mettre la ou je pense. (Super!) Will est assez aimable pour me dépanner 178.- Yuan (on a fait de grosses courses). A la sortie se trouve un bancomat ou je m’empresse retirer de l’argent. La encore la VISA m’est recrachée au nez et je commence serieusement a douter de l’interet d’une carte VISA. Derriere moi est un autre bancomat mastercard-maestro cette fois. J’y tente mon autre carte (carte de retrait) et KASHING!) Jackpot! Je suis super content et me mets a faire un pas de danse de victoire. Heureusement Will m’arrete en me tendant une biere fraiche qu’on venait d’acheter (le stricte necessaire je vous assure). Bref je le rembourse on prend un taxi pour rentrer et je me pieute. Il est 21h40 (les magasins ferment entre 21h et 22h. Pas des feignasses comme nous) et une dure journée m’attend demain.
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Premieres impressions en Chine populaire
Dimanche 12 juin 2005 à 09 h 52
Le vol n’est pas tres interessant, comme la plupart il se deroule sans grand probleme; les jambes coincées sous le fauteuil du précédant, des repas conditionnés et formmatés pour que tout le monde bouffe la meme chose et soit content. Petite remarque concernat ces petits ecrans que l’on retrouve sous son nez pour regarder les filmes, les infos etc...: les jeux que l’on peut trouver sur ces systemes sont nuls. On passe plus de temps a charger une partie que de la jouer. Soit, ca fait passer les 11h30 de vol mais ca reste des jeux pourris sans interet et d’une qualité graphique inexistante. Pour etre bref munissez vous de votre propre console portable.
L’arrivée sur l’empire du milieu (à 07h03 heure locale) restera vague pour moi, surtout que tout le ciel etait recouvert de brume brune, une sorte de fog, smog, pollution. Eh oui! C’est pas plaisant a voir. Bref je sors de l’avion et déja une grande bouchée d’humidité envahit mon corps.
En arrivant vers la douane je me prepare psychologiquement a ce qui peut arriver: pays communiste, aucun droit privé, camarade Mao et pleins d’autres trucs envahissement ma pensée. Oui, je panique legerement. J’arrive devant le douanier qui prends mon passport le scanne, coche une case et me laisse passer, sans un sourir c’est vrai mais il me laisse passer qui est bien. Je patiente gentillment pour mes affaires d’arriver et je sors. La pleins de chinois (mais des vrais!) patientent pour je ne sais qui et je me dit que ca va etre plus dur que je ne le pensais de reconnaitre le bon. Coup de bol le mien est le seul assez bien fringué (genre costard cravate) et porte un super grand ecriteau avec mon nom dessus. Je lui fais un grand sourir, il prends mes affaires et m’ammene vers une vielle VW brune mais qui semble pouvoir rouler. Je grimpe et nous partons.
Tout d’abord l’aeroport est tres moderne et pas tout a fait fini. J’imagine qu’il doit tourner a 40% de sa capacité totale d’apres le peu que j’ai vu.
A l’exterieur il fait chaud et je remercie VW d’avoir mis l’A/C dans sa petite voiture. L’autoroute est une monument a huit voies et droite comme... du bambou. Ca impressionne pasmal. Juste a cote de l’aeroport derriere des arbres encore assez jeunes on voit des batiments un peu desuets, sales, ou on semble avoir voulu faire venir la main d’oeuvre rapidement sans vraiment leur fournir des lieux propice ou vivre. Bon d’accord c’etait plus des squelletes de maison que des habitations. Sur une route j’appercoit un mulet tirant une charette bien chargée lentement le long d’une route. Un peu plus loin un tracteur offert par notre bon copain Stalin traine sa vielle carcasse vers les champs. Des clichés stéréo typique de chinois avec les chapeaux ronds en pointe, les pieds dans les rizières sont partout.
Nous nous eloignons de la ville de Gouangzhou et passons vers une contrée plus valonnée ou des peties collines vertes poussent tranquillement et me donnent une folle envie de les explorer. Malheureusement tout le long de l’autoroute se dressent des fils barbelés. Comme si dans une folie soudaine j’allais piler sur place, sortir de ma caisse et me perdre dans la brousse. Bref barbelés = niet et je me concentre sur la route.
En s’approchant de Dongguang on remarque tout de suite que c’est une ville en pleine expension au nombre d’usine crachant leur lot de fumée dans le ciel déja indescriptible. Des gratte-ciels poussent partout comme s’ils cherchaient la lumiere du soleil pardessus le smog. Le plus impressionnant sont les echaffaudages entierements en bambou qui entourrent ces batiments de plus de 30 étages comme des corsets. Ca semble léger comme tout mais je vous assure que c’est solide et que c’est 100% bio. Des hotels/palaces sont visibles partout avec des constructions et des formes epoustouflant d’originalité. Pour comparaison imaginez superman (la BD) des années 50-60 dans son métropolis super modern avec des ponts aeriens et tout le tralala et vous avez Dongguang!
Je veux pas sembler pessimiste mais si on veut pas se faire bouffer il va falloir réagir parceque ici ils ne donnent pas avoir l’envie d’arreter le progres et encore moins de bosser. L’europe est finie avec ses regles et droits sociaux. Pour les chinois de progresser aussi rapidement est normal et ils se foutent royalment d’avoir leur weekend de libre. En tout cas moi j’ai chaud aux fesses, heureusement que je j’ai rejoint leur camp, sinon je me sentirais super mal.
L’arrivée sur l’empire du milieu (à 07h03 heure locale) restera vague pour moi, surtout que tout le ciel etait recouvert de brume brune, une sorte de fog, smog, pollution. Eh oui! C’est pas plaisant a voir. Bref je sors de l’avion et déja une grande bouchée d’humidité envahit mon corps.
En arrivant vers la douane je me prepare psychologiquement a ce qui peut arriver: pays communiste, aucun droit privé, camarade Mao et pleins d’autres trucs envahissement ma pensée. Oui, je panique legerement. J’arrive devant le douanier qui prends mon passport le scanne, coche une case et me laisse passer, sans un sourir c’est vrai mais il me laisse passer qui est bien. Je patiente gentillment pour mes affaires d’arriver et je sors. La pleins de chinois (mais des vrais!) patientent pour je ne sais qui et je me dit que ca va etre plus dur que je ne le pensais de reconnaitre le bon. Coup de bol le mien est le seul assez bien fringué (genre costard cravate) et porte un super grand ecriteau avec mon nom dessus. Je lui fais un grand sourir, il prends mes affaires et m’ammene vers une vielle VW brune mais qui semble pouvoir rouler. Je grimpe et nous partons.
Tout d’abord l’aeroport est tres moderne et pas tout a fait fini. J’imagine qu’il doit tourner a 40% de sa capacité totale d’apres le peu que j’ai vu.
A l’exterieur il fait chaud et je remercie VW d’avoir mis l’A/C dans sa petite voiture. L’autoroute est une monument a huit voies et droite comme... du bambou. Ca impressionne pasmal. Juste a cote de l’aeroport derriere des arbres encore assez jeunes on voit des batiments un peu desuets, sales, ou on semble avoir voulu faire venir la main d’oeuvre rapidement sans vraiment leur fournir des lieux propice ou vivre. Bon d’accord c’etait plus des squelletes de maison que des habitations. Sur une route j’appercoit un mulet tirant une charette bien chargée lentement le long d’une route. Un peu plus loin un tracteur offert par notre bon copain Stalin traine sa vielle carcasse vers les champs. Des clichés stéréo typique de chinois avec les chapeaux ronds en pointe, les pieds dans les rizières sont partout.
Nous nous eloignons de la ville de Gouangzhou et passons vers une contrée plus valonnée ou des peties collines vertes poussent tranquillement et me donnent une folle envie de les explorer. Malheureusement tout le long de l’autoroute se dressent des fils barbelés. Comme si dans une folie soudaine j’allais piler sur place, sortir de ma caisse et me perdre dans la brousse. Bref barbelés = niet et je me concentre sur la route.
En s’approchant de Dongguang on remarque tout de suite que c’est une ville en pleine expension au nombre d’usine crachant leur lot de fumée dans le ciel déja indescriptible. Des gratte-ciels poussent partout comme s’ils cherchaient la lumiere du soleil pardessus le smog. Le plus impressionnant sont les echaffaudages entierements en bambou qui entourrent ces batiments de plus de 30 étages comme des corsets. Ca semble léger comme tout mais je vous assure que c’est solide et que c’est 100% bio. Des hotels/palaces sont visibles partout avec des constructions et des formes epoustouflant d’originalité. Pour comparaison imaginez superman (la BD) des années 50-60 dans son métropolis super modern avec des ponts aeriens et tout le tralala et vous avez Dongguang!
Je veux pas sembler pessimiste mais si on veut pas se faire bouffer il va falloir réagir parceque ici ils ne donnent pas avoir l’envie d’arreter le progres et encore moins de bosser. L’europe est finie avec ses regles et droits sociaux. Pour les chinois de progresser aussi rapidement est normal et ils se foutent royalment d’avoir leur weekend de libre. En tout cas moi j’ai chaud aux fesses, heureusement que je j’ai rejoint leur camp, sinon je me sentirais super mal.
10 commentaires, dernier de Saezndaree.
Petit update
Samedi 4 juin 2005 à 11 h 42
Ouf! J'ai enfin pu trouver un cyber-cafe pour me connecter. Galere ce pays avec leurs claviers de cocos. Sinon je suis toujours entier, aucun poulet ne ma mordu et je reve d'une entrecote au poivre et d'un pain beure. Je n'ai malheureusement pas mes articles sur moi mais des que jai la connection dans ma piaule je vous balance tout ca. Je tiens un ptit journal qui ne manquera pas de vous interesse. Sinon je suis sur le cul concernant le prix de la vie ici. C'est pas si "peu chere" que ca. Si ta 5 euro tu peux a peine bouffer un truc. Si tu fais des ptites courses ten a pour min 15 euro mais bon plus de details plus tard. Le prix de l'informatique est le meme que chez nous, donc autant dire que pour ma camera va falloir aller a Hong Kong (ca reste plus abordable la bas). Le seul truc pas chere sont les DVD. 40 - 60 cts Euro le jeu ou film. Episode 3 est deja dispo ainsi que Tauros pour windows. Trop con d'avoir pris un mac, mais bon...
a plus les nouilles!
a plus les nouilles!