Le ciel? (le blog de Anal-Breath)
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Août 2005

Quesqu'on se marre

Samedi 27 août 2005 à 19 h 12
Celle-ci me fait trop rire. C'est mon copain le prof d'anglais.

Skype-in

Samedi 27 août 2005 à 18 h 27
Je recommande a tous mes amis d'utiliser Skype afin de prendre des nouvelles plus rapidement. (En fait j'ai 2 numeros dans ma liste: ma mere et ma soeur. Ca fout un peu la honte.)

Ce qu'il ne faut pas mettre sur son blog

Samedi 27 août 2005 à 09 h 19
Un photo de moi au boulot
8 commentaires, dernier de Erloom.

Typhon

Samedi 27 août 2005 à 08 h 00
J'ai écrit cet article il y a 2 semaines alors que le typhon meurtrier arrivait en pleine force sur ma région. Il a fait en tout plus de 268 victimes et 250 000 sans foyers. Des millions de dégats et j'en passe. Il a continué sa route et vient de percuter le japon. Si jamais on vous dis qu'un typhon approche alors que vous etes en asie planquez vous, c'est un conseil d'ami.

Les températures élevées de ces derniers jours est due a la proximité d’un typhon qui ne cesse de se rapprocher. Justement il est sur nous depuis hier soir!
Le soir allant tomber j’appercois au loin un mur noir qui ne cesse de glisser dans ma direction et il est clair que ce n’est pas le vaisseau d’indépendance jour (le film) ca va quand meme faire mal d’etre dans son sillage. En effet pas plus de 20 minutes plus tard le ciel nous tombe sur la tete. Bourrasques aggressives, pluie torrentiel a gouttes monstrueuses qui font sonner toutes les alarmes anti-vol des voitures et scooters, foudre qui claque en explosant des groupes électrogenes et ondulant de facon cauchmardesque les vitres des restaurants. Tout cela dans une obscurité croissante presque palpable.
Le typhon est sur nous et laisse peu de choses encore debout. J’entend le toit se faire marteler comme une enclume et prie pour qu’il tienne. Il y’a entre moi et le toit encore un étage mais j’ai de serieux doutes sur la solidité des construction chinoises (autre article a paraitre). La nuit passe, péniblement, avec un demi sommeil et demi cauchemard. En dehors le clapotement des gouttes dans les flaques grandissantes est moins fort mais toujours présent. J’espère qu’il y’aura un landemain.
Je me reveille vers 8 heures, la tete toujours dans le coltard pour apercevoir que le jour est revenu. L’air est plus propre et frais mais de la vapeur se dégage déja du sol (comprendre nuages) ce qui me promet encore une montée en température. Un peu partout je vois des arbres a demi déraciné, surtout les plus jeunes, tandis que les bambous tronent toujours fièrement sur leur place a peine mue par le cataclysme.
C’était ma première fois dans une tempete tropicale et ca laisse songeur sur les differentes facon que la nature a pour se défendre. Hummm... je pourrais peut etre devenir métérologue?

Mes compagnons d'infortune

Jeudi 25 août 2005 à 13 h 27
Nous avons acceuilli cette semaine un nouveau collègue venu d’europe. Je cite: le célebre Alberto, 22 ans, de Gènes et donc par fatalité italien. Un grand nez aquilin, les cheveux noirs et courts, des lèvres fines et le teint bronzé digne d’un représentant de la mediterranée. Il parle correctement le francais et l’anglais. Il baragouine l’espagnole comme moi et ne sait jurer qu’en Italien.
Avec lui cela fait monter les nombres d’expatries travaillant a l’hotel a 3. Oui, je ne vous ai pas parlé de la deuxième personne. Elle s’appelle Marie-France et vient de Lausanne. Elle est donc Vaudoise de fatalité. Petite de taille (environs 165cm), les cheveux chatin foncé avec quelques taches de rousseurs sur le visage. Un humour très pince sans rire qui me fait douter de ce qu’elle viens de me dire. Elle est arrivée un peu plus d’un mois après moi en Chine.
Nous ne nous croisons pas trop durant la journée, ni la soirée d’ailleurs. Marie travaille comme Assistant Manager comme moi mais a des horaires differentes durant la journée. Alberto travaille dans le F&B (food and beverage) comme Outsourcing Manager je crois.
Tout ceci est très bien car ca nous donne l’occasion d’échanger nos impressions sur l’hotel et de se sentir un peu plus a l’aise. C’est sure que du coup le chinois progresse moins vite. Ce qui n’est pas plus mal. Ici dans la région de Canton ils parlent la Cantonnais qui est TRES TRES different du Mandarin (du genre ce n’est pas la meme langue). Meme les cantonnais qui parlent le Mandarin le parlent bizzarement. Il en est ainsi pour chaque province (voir meme village). Il est sur que je devrais me prendre un prof pour bosser ca régulièrement plusieurs fois par semaine mais j’essaie de négocier pour que l’hotel nous payent les cours. Pour le peu que je gagne faut pas déconner!
Sinon tout va bien a part quelques tentations perilleuses sur des nourritures énigmatiques (qui font de moins en moins d’effets), je me réjouis quand meme de revenir sur des lattitues un peu moins humides et surtout manger une tonne de chocolat!

Random pics

Jeudi 25 août 2005 à 03 h 40
A la demande générale du peuple je vous balance des photos de tous les jours sans commentaires. Vous y trouverez une de ma chambre, de la bouffe, des loceaux, des paysages, de moi, des batiments et d’autres trucs. Tout ceci sans explications, inutile de demander, je n’y répondrais pas (sauf a ma mère qui me téléphone de temps en temps).




5 commentaires, dernier de Travhen.

Hong Kong end

Lundi 22 août 2005 à 07 h 28
Je souhaite m'excuser de cette semaine de silence. Depuis que le typhon a frappé c'est un peu le foutoir ici. Rues innondées, glissements de terrains, arbres déracinés, coupures d'eau et courant et j'en passe... Bref maintenant nous recommencons a avoir une vie normale et l'internet remarche je vous poste le dernier article sur Hong Kong. On va pouvoir passer a autre chose après (Canton si vous n'étes pas sages).

Je ne pourrais décrire les heures que nous avons passés a déambuler dans le centre. Tout ce que je sais c’est qu’en arrivant a l’hotel il était minuit-et-quart et que j’étais bien content de me coucher.
Réveil vers 10h30 sur un matin brumeux et pluvieux. Je commence a maudire mes maudites sandales qui ne veulent pas secher et qui “squichent” sous mes pas. La faim tiraillant nos estomacs nous descendons au Mc Do juste en face. N’étant pas été dans cette fameuse chaine culinaire depuis plus de cinque années (par ethique personelle) l’odeur présente a l’entrée me fait hésiter pendant un court instant. Cependant la faim est plus grande et j’avance. Je commande le Mc Morning avec pancake et sirop d’erable (je fais une entorse a la regle mais les pancakes ne comptent pas vraiment). Ici en chine on peut avoir des nems, nouilles et soupe au petit dej. Je ne vous ai pas encore raconté comment ils sont ici en fait. Je le ferais. c’est assez dérangeant. Pour tout vous dire c’est du salé, salé et spécial avec beaucoup d’huile et sauce. Mmmm mais a ce moment j’apprecie mes pancakes.
Certains d’entres vous avez déja entendu de Kowloon j’imagine. Pour les autres j’explique rapidement. Hong Kong est en fait une ile, un bout de roche qui dépasse de la mer. Juste en face se trouve le continent (200m d’eau les sépares). Cette terre c’est Kowloon (qui a été cédée au anglais au début du XXeme). Le tout forme Hong Kong bien sur mais il y’a cette différence qui est assez importante. Dans Kowloon se trouve un quartier assez connu qui se nomme Mong Kock et réputé pour ses produits informatiques. Inutile de préciser que je vais m’y rendre. Nous reprenons le métro et fesons 6 arrets (en fait HK est assez rapide a traverser en metro). Nous sortons et tentons de nous orienter ce qui n’est pas toujours évident. Après 20 minutes de détours nous échouns dans la bonne rue pour apercevoir des étalages de tout et n’importe quoi mis en vente. Entre les CD pirates pour 5 HK$, les graveurs DVD pour 60HK$, des écrans CRT géants presque offerts et pleins d’autres schmil bliques inutiles tel le ventilateur USB et j’en passe. Ca grouille de monde mais principalment pour faire du leche vitrines. Il y’a aussi des boutiques de “Pro” qui vendent des composants pour PC.
Mon objectif principal pour la matinée est de trouver un lecteur DVD externe pour mon Mac. Parfois lorsque je tente de faire marcher le dernier filme dans mon lecteur interne j’entends qu’il charge et “click” “djiiiii” “click” “djiii” bref pour vous faire comprendre j’ai peur que ca le pète et souhaite prendre quelque chose d’interchangeable. Je cherche et fouille, demande mais ne trouve pas. En lecteur interne pas de probleme mais externe... difficile! D’ailleurs les logiciels macs sont assez rare, je commence a douter de l’interet de mon mac dans un milieu si PCiste. J’ai du tourner 4heures pour ne rien trouver. Je pars bredouille et j’en ai marre de toute facon. Mais bon: si j’avais eu mon desktop avec moi ce jour la inutile de vous dire que j’aurais cclaqué toutes mes économies a mettre des upgrades tel 20GB de Ram ou 5 processeurs (j’ai vu un triple processeur sur une tour. Je n’ai pas vraiment osé demander la cadence de peur de passer pour un n00b mais la encore c’etait surtout des ventilos qui tournaient a pleine vitesse. On ma meme interdit de prendre des photos labas. C’est vraiment con, surtout qu’ils me le disent en cantonnais).
Pour continuer nous avons été sur le star strip le soir. C’est une petite rue pietonne qui borde la mer et donne vue totale sur l’ile de HK. Tous les jours a 9h00 du soir il y’a des feu d’artifices qui partent du sommet des plus grandes toures. Moi j’y etais 30 minutes avant la représentation. Du monde arrive déja sur le quai pour voire cet évènement. Il y’a de la musique, des restos et une bonne ambiance. Mais tout a coup tombent quelques gouttes du ciel. Flute! Crotte! Me dis-je. Et en moins de temps qu’il ne faut pour un chinois de souhaiter un bon anniversaire a sa grand-mère une tonne d’eau tombe du ciel et nous englouti. Mon parapluie déployé, le regard grave et empli de haine nous rentrons a l’hotel pour prendre une douche chaude et nous coucher. Inutile d’insiter HK ne nous veut pas.
Le lendemain départ du bus à 8:30 pour Dongguan. Le soleil brille et chauffe le visage. Malgré cela l’humidité et très persistante et fait en sorte que vos vetemetns vous collent a la peau. Le bus prends l’autoroute pour sortir en passant devant le port immense ou s’étalent des tonnes de containers rouges et bleus. Devant moi dans le bus se trouvent deux petits jeunes suisses (un couple) qui commencent leur voyage de 3 semaines en chine. Nous discutons et j’échange mes informations accumulés durant mon cort laps de temps. Ils ont l’air éffrayé et un peu inquiet. Bof, ils sont la pour ca aussi. Vive l’aventure! Je me dis qui je suis en chine, que j’ai un boulot qui me plait et que c’est une chance incroyable d’etre la.

Hong Kong encore et toujours

Lundi 15 août 2005 à 01 h 35
Après une douche et quelques minutes de repos sur les lits (je tiens a préciser que nous avons pris une chambre double pour que les plus imaginatifs d’entre vous n’aillent pas s’imaginer n’importe quoi) nous décidons des prochains objectifs de la soirée. Hong Kong nightlife. Rien que CA sonne exotique. Puisqu’aucun de nous deux ne connait vraiment ou est quoi nous décidons d’explorer a pied comme tout bon touriste les rues.
Dansant par dessus les flaques nous avancons dans ce qui ressemble etre un monde psychadelique. Les rues sont éclairées par des lampadaires datant d’une autre ère, s’accrochant comme des araignées à un réseau interminable de cables, craignant de toucher le sol dans une chute impardonnable. Ainsi on observe ces vielles taches noires se balancer a coté de nouveaux lampadaires blancs, presque aveuglant d’éclat. Des couleurs rouges, vertes et bleus (surtout rouge quand meme) rayonnent dans toutes le rues et ruelles troublant la vue, donnant cet vision enivré que l’on a souvant le soir en revenant du pub vers 2heures du matin. Les mots “KARAOKE”, “BAR”, “ARCADE” et j’en passe vous frappent et bousculent dans votre ballade nocturne.
La plupart des boutiques sont encore ouvertes. On voit des vendeurs d’épices tenant leur petite échoppe encore ouverte malgré l’heure et le climat londonien. Des odeurs de racines, herbes et poisson sec vous envahissent les narines et vous plongent dans un ocean de parfums indiscriptibles alléchants et nauséabond simultanément. Des pattes de canard pendus a une cordellette sont visible, disposé tel un grigri contre les touristes trop curieux; a coté un bocal de boulettes opaques avec au centre un point noir est aussi mis en vente. Mes pas s’accelèrent sous les regards sans vie de ces restes. Reb traine et semble meme s’interesser à ce que j’espère etre des petites racines de soja. Inutile de retourner sur mes pas, j’avance espérant ne pas me perdre ou de devenir fou ou d’avoir une crise d’épillepsie en regardant une vitrine.
Dix minuttes plus tard nous arrivons à une station de métro et Reb m’explique quelle souhaite aller voir un endroit. C’est donc parti pour je ne sais où, faire je ne sais quoi, je ne sais comment. Le métro de HK étant assez récent cela reste propre et meme plus que agréable et simple (5 lignes). Nous nous faufilons dans la foule trouvons une place assez agréable pour s’accrocher. 1 arret. 2 arrets. 3 arrets. Tiens le monsieur a coté de moi tousse. SRAS? 4 arrets. On me touche les fesses? Non pickpocket, c’est pas un pervers. Ouf! Je le laisse prendre les brochures qui s’y trouvent, espérant qu’il éprouvera le meme plaisir à visiter ces sites que moi. Nous sortons du metro et prenons un escalator pour déboucher dans un centre commercial (Oui encore! Les chinois savant dépenser leur fric) encore plus grand. Reb m’explique que c’est le plus gros de la province et probablement le plus gros de chine. Imaginez vous une voute situé a plus de cent metres du sol. Des dizaines d’ascenseurs en verre distribué de tous le cotés en paires, glissant silencieusement vers ce sommet incroyable. Les boutiques les plus chic avec des designs souphistiqués sont étalés sur les dizaines et dizaines d’étages. Je suis soufflé par tant de luxe, brillance et splendeur. Le tout est tellement invraisemblable qu’il m’est difficile d’expliquer le début, la fin et entre les deux. Un divan se trouve devant moi et je me pose. Sans le savoir c’est un starbucks. Une musique légèrement lounge/jazz sifflotte au fond et une jolie hong-kongaise viens me demander si je souhaite quelque chose. Un regard sur la carte m’indique que le café glacé avec caramel et creme fraiche semble etre idéal.
Me voila alors dans un lieu avec milles visages mais sans nom. Reb à déja filé mais je m’en fous. Je sirote mon café et apprécie le moment. Hong Kong est vraiment incroyable.


4 commentaires, dernier de G.UNIT.

Pas le temps

Dimanche 14 août 2005 à 14 h 10
Pas eu le temps d'ecrire l'article. Désolé. Demain, promis!


Le nom du magasin est... spécial.

Hong Kong et des poussieres

Mercredi 10 août 2005 à 08 h 58
Je déambule dans ce centre commercial immense comme une ame sans but. Apercevant par-ci et la des scènes de tous les jours dans lequel les gens communs croient etre satisfait. Boire un cafe en terrasse, regarder les bateaux du port de Hong Kong, rire des dernèires aventures d’un expatrié loin de chez lui. Je suis tellement saturé de mécontentement que je ne profite meme pas du fait d’etre ici, ici Hong Kong ou tous les grands du monde sont passés (sauf Vercingetorix, il n’a pas eu le temps).Je me place alors sur la terrasse admirer la vue, brumeuse, de Hong Kong.
Ce que je ne savais pas et qui me surprend en premier est que HK est situé sur une ile montagneuse (550m point culminant) et que le bord de mer n’est en fait que très petit. D’ou l’idée de construire de hautes tours pour gagner de la place. Les ferries a destination des petites iles aux alentours ainsi que l’aeroport ou Macao tracent des lignes blanches dans de multiples directions. Au loin on appercoit les grands navires emplis de containers attendant leur tour pour entrer dans le port livrer leurs marchandises pour ce marché glouton qu’est la chine. Toutes le minutes un avion décolle de l’aeroport fuyant vers un endroit vraisemblablement plus compréhensible me narguant a l’idée que d’ici quelques heures le pilote ainsi que les passagers vont manger une belle entrecote accompagné de gratin et vin rouge.
Reb me tape sur l’épaule, elle ma retrouvé. Je ne la regarde pas de suite et laisse mon regard flotter encore un instant sur cette mégalopole suractive. Me trournant vers elle je vois qu’elle s’est acheté le nouveau Sony. Un truc digital pasplus épais qu’une carte de crédit. Dingue quand meme ce que les japonais arrivent a inventer. Nous sortons du centre surchargé de monde et tombons sur le port. Nous décidons de prendre le vielle “navette” qui relie l’ile au continent depuis plus de cent ans. Le passage coute 2.20HK$ mais c’est principalment un truc touristique. A partir du bateau j’appercois une de ces vielles jonques typiques de Honk Kong que l’on appercoit dans tous les anciens filmes de Bruce Lee (Dragon Lee pour les locaux). Ah la belle époque que ce devait etre ou le Kung-Fu régnait incontesté sur ce pays. Honnetement je ne sais pas trop de quoi je parle la, mais ca sonne bien.
Arrivé sur l’autre coté (l’ile de HK) nous nous retrouvons engouffré par les batiments titanesques que semblent vouloir défier les temples de l’olympe par leur grandeur. Manque de pot il se remet a pleuvoir et avec un petit parapluie pour deux ca craint vraiment. Nous demandons a des loceaux assez gentils (aider des touristes faut vraiment etre gentil parcequ’ils sont vraiment chiants) pour nous indiquer quel bus prendre pour trouver l’hotel. Les bus ressemblent a ceux qu’on trouve a Londres. Ils ont deux étages. En fait toute l’ile ressemble a l’angleterre! C’est vraiment incroyable. L’ambiance, le décor, les noms (Queens street) tout est parfaitement identique a la capitale brittanique. Nous grimpons dans le bus et prenons la route espérant que c’est le bon. Comme pour rattraper la malchance vécue jusqua ce moment nous descendons du bus pour trouver l’hotel pile poil devant nous après pas plus de 6 minutes de transport. Le Novotel Harbor Vue HK. Nous procédons au check-in et avons droit a un tarif assez interessant vu que nous travaillons pour le meme groupe. 170HK$ la nuit ce qui est risible pour un 4* dans la ville. En plus de ca nous sommes au 27 (!!!) étage avec vue sur la baie. Je reste coincé sur la vitre essayant d’absorber au mieux tous les détails de cette mégalopole enchanteresse.



6 commentaires, dernier de G.UNIT.

Hong Kong episode 4

Lundi 8 août 2005 à 07 h 32
Le réceptionniste est un jeune Hong-kongais du nom de Matt. Les cheveux biens coiffés, des lunettes sur le nez et un regard éffrayé a la vision du grand blond, les veines pulsantes et trempé surgissant sous son nez. Après quelques secondes de doute il me salut et je lui demande si Mr. X est présent. Non, il n’est pas encore arrivé. J’ai la rage. J’ai pas envie de l’attendre et je décide de lui laisser un message. “Matt fait bien attention de lui remettre en personne ce message à son arrivé”. A l’intérieur se trouve le numero de tel de mon hotel ainsi que le tel portable de ma collaboratrice (qui lui fonctionne). Matt a compris et hoche de la tete dans un regard qui tente de mettre en avant son proffessionalisme mais qui cache mal sa peur.
Je ressors il ne pleut plus. C’est déja ca. Nous décidons de nous ballader dans la rue marchante. Autour de nous des centres comerciaux ainsi que de boutiques saffichent partout. Le cadre est agréable avec la présence du parc a coté. Tout de suite je remarque que la plupart des passants ne s’intéressent pas aux boutiques. Bien sur! C’est l’heure de manger et ils n’ont pas que ca a faire. Déja des batiments aux tours immenses se dressent devant moi et me fait légèrement prendre le vertige. Il faut bien faire attention a ne pas se tordre la nuque lorsque que l’on visite cette ville. Nous nous dirigons toujours vers le sud, espérant atteindre la mer bientot. Nous arrivons devant un centre commercial dans lequel les passants s’engouifrent. Sont visible depuis l’exterieur des boutiques Gucci, Prada, Chanel et un Starbucks. Nous aussi entrons et retrouvons le lieu saturé de monde. Ca circule dans tous les sens et bouscule de facon asiatique, c’est a dire sans gene. Dans des situations pareilles je mets mon sac devant moi afin de ne pas avoir de mauvaises surprises. Quoi de plus con que de se retrouver coincé dans une ville inconnue sans papiers ni argent? Je vous le demande! Pas grand chose. Dans le meilleur de situations clochard dans un coin de rue jusqu’au jour ou votre mère vient vous chercher. Perso c’est pas trop mon truc. Je la joue donc “Safe”.
L’interieur ressemble a ces “Malls” géant américains, beaucoup d’espace, des plantes et un gout de la décoration très kitsch. Des galeries s’étendent a perte de vue et je m’imagine qu’un avion pourrait facilement faire son atterissage d’urgence ici si on se donnait la peine d’enlever le toit ainsi que les 4 autres étages. On y trouve de tout, surtout des vètements je précise. Ce qui est drole avec les chinois (mon savoir se limite a ceux du sud. Le nord je ne connais pas encore) c’est qu’a part faire du shopping ils n’ont pas d’autres activités. C’est: bosser, shopper, bosser, shopper. Bizzare. Ma collaboratrice (je vais la nommer Rebecca, j’en ai marre de taper ce mot lourd. Allez! on va meme faire Reb pour etre plus rapide) souhaite s’acheter un appareil photo numerique et c’est la que j’apercois les prix. Quel bonnheur! La joie! J’explique: HK est un port libre, c’est a dire que toutes les marchandises entrantes ne sont pas taxés. C’est a ce moment que l’on vois le derneir 5 mégapixel a 2/3 de son prix voir meme 1/2. J’ai vu une PSP pour 1500HK$ (le HK$ équivaut au RMB/Yuan). A ce moment, je ne me sent plus de joie, et sans pour autant rester coi, ouvre mon portefeuille et sors ma VISA. Le vendeur, par le pognon alléché, me saisit et dit:
“Hello, maille dear sir! How nice it would be,
to have a digital Canon with extended memory!”
Heureusement que je n’ai pas de ramage (malgré un plumage exceptionnel si j’ose ajouter!) et je fuis en vitesse ce lieu de mille et un pechés pour me cacher dans un magasin de jouets pour enfant. HA! Je t’ai reconnu vilain renard! Pas cette fois-ci! Verification des poches, tout y’est. Mais... ou est Reb... ? Je ne connais meme pas l’adresse de l’hotel...



J'ai dit attention a la nuque!

Hong Kong episode 3

Samedi 6 août 2005 à 06 h 38
Je descend du bus et passe dans la douane de HK ou les choses sont notées en deux langues: Chinois et Anglais ce qui est agréable a l’oeil. Le douanier parle l’anglais et demande poliment que je retire mon chapeau. J’obtempère, je me sens a l’aise. “Paf! Poum!” Coup de tampon et nous rentrons dans HK. Pour l’instant nous sommes dans les NEW TERRITORIES qui est un bout de terre cédé a la colonie je ne sais quand. Ce qui est intéressant est que tout le long de cette frontière les barbelés sont toujours présents malgré le fait que HK appartiennent a la RPC. Des gardes armés patrouillent le long de la cloture surement protégée par des mines et 10’000 V par cm2 de grillage. Ici c’est encore la campagne qui domine le coté Hong Kongais. Shenzen est visible de l’autre coté, s’arretant brusquement a cette frontière artificielle.
Il est 11h05 et mon humeur ne va pas mieux et je trépigne d’impatience et je rale du fait qu’il vient de commencer a pleuvoir a grosses gouttes et je me blame que je n’ai pas pris mes bottes de montagnes plutot que ces sandales pourris pour touristes en vacances. Bientot 4heures que je suis coincé dans ce bus sur-climatisé. Apparament nous ne prenons meme pas l’autoroute et roulons sur une route petite route de campagne ondulant dans tous les sens. Pire que tout nous roulons a gauche! Ces mangeurs de poudding ont bien reussi leur coup. Le décor est assez glauque. Une fois la végétation derrière, nous pénétrons dans une zone semi dévelopé, entre ville et campagne. Le tout est grisatre sans prendre en compte le climat morose.
ENFIN nous arrivons a destination et sortons du bus. Apparament ce n’est pas la vrai station. Ce que je vois ressemble plus a un souk qu’a autre chose. Cette première vision de HK n’est vraiment pas géniale! Il est midi moins le quart et nous décidons d’aller manger. On ne se complique pas la tete et entrons dans le premier resto visible. Pour moi une soupe. Pour elle du boeuf et des légumes. Ma soupe est en fait une soupe de foie de porc, mais bon j’ai faim, je mange (je regrette déja) et je me tait. Nous discutons des prochains objectifs et recevons la note. !!! Surprise! La note ressemble fortement aux sommes que nous trouvons et europe. Je n’ai plus l’habitude et ca me fait un choc de “déballer une telle somme” pour un repas banal. Mais bon, HK est une capitale économique et il faut bien s’y faire. Ils importent presque toutes leur denrées.
Notre prochain étape est de prendre le métro le plus proche. Nous y trouvons une carte (octopus) qui a une fonction similaire a celle d’une carte Orange; c’est a dire “biper” son chemin de station en station sans limite. Le transport en commun existe en plusieurs déclinaisons: le bus (pratique mais qui bouchonne vite), metro (très pratique, rapide et fiable et passe meme sous la mer pour se rendre sur l’ile de HK ou meme jusqua l’aeroport), Ferry (qui suit l’ancien trajet datant de plus de cent ans et mene les passagers sur l’ile depuis le continent) et le tram (disponible uniquement sur l’ile de HK.(anecdote plus loin dans l’article)). Je souhaite me rendre tout d’abord dans un hotel ou je dois rencontrer un ami. Nous sortons de sous-sol et nous retrouvons dans une artère commercial de la ville. Des passants de tous le cotés nous bousculent et j’ai l’impression de sombrer dans la masse. Détail pourtant relativement réconfortant: il y’a des occidenteaux (gros nez) visible dans toutes les directions. Quel soulagement! J’ai aussi l’impression que les chinois circulant autour de moi ne me regardent plus avec autant d’interet. ENFIN je ne suis plus une anomalie circulante! Je me sens accepté. C’est difficile a comprendre et encore plus a expliquer mais c’est comme si une angoisse/pression s’était dissipée.
J’apercoit au loin l’hotel (immense) ou mon ami est supposé se trouver ( a coté de Kowloon park). Je sors mon téléphone et tente de le joindre. Tiens pas de reseau... Un truc que je n’ai toujours pas compris (et pour lequel j’ai vraiment envie de torturer quelq’un) est que mon téléphone “compatible sur tous les réseaux chinois” ne marche pas a HK. Du coup pas d’appels recus ni d’appels sortants. Comment je fais si je dois organiser mon séjour? Alors j’imagine que mon ami se trouve dans la meme situation que moi et que nous sommes dans l’incapacité de nous joindre. Je décide d’un pas énergique et avec le regard d’une personne sur les nerfs de ces “surprises chinoises” de passer a l’hotel voir s’il est présent.

Hong Kong episode 2

Jeudi 4 août 2005 à 03 h 46
J’ai quitté Dongguan le matin vers 7h30 pour Hong Kong. Le ciel était froid et obscure, la pluie avait fait des siennes durant la nuit. J’embarque donc avec ma collègue de travail pour un voyage supposé (j’insiste sur la supposition) durer 2h30. Le paysage se déroule devant nous avec ces usines s’enchainant sans cesse. Après plus d’une heure de route et de somnolance (j’avais peu dormi tellement j’étais excité de pouvoir quitter l’hotel) je demande ou nous sommes et elle me répond
“Dongguan”.
“Mais on viens de quitter le bled!”
“Oui mais ici c’est toujours Dongguan.” Et c’est a ce moment la que j’ai compris que la ville de Dongguan avait absorbé plusieurs dizaines de villages et s’étendait sur une distance aussi grande qu’un département francais. Les chinois quand ca s’y met ca rigole pas!
Nous arrivons vers Shenzen autour des 10h00 qui est la ville frontière du territoire de Hong Kong. Ici beaucoup grattes-ciels sont présents et laisse imaginer que Shenzen est une ville profitant en premier du commerce avec l’ancienne colonie britannique. Le chauffeur souffle alors des sons dans le haut parleur laissant comprendre l’arrivée de la douane. Personnellement je n’avais rien compris mais ayant l’habitude de ne rien comprendre j’ai commencer a regarder ce qui se passe autour pour distinguer la situation. En plus ma collègue ma dit que nous étions a la frontière. Je descend vers un énorme poste placé en plein milieu de l’autoroute bloquant tout accès directe a la suite du trajet. Il était difficile de faire plus claire que ici c’était “Kontrolle bitte! Papiere schnell!” (je ne me moque pas des allemands voyons, j’essai juste de vous imager l’angoisse de ma vision).
Un détail sur la chine: les chinois ne savent pas faire la queu de facon en bonne et due forme. C’est “Chacun pour soi!” et premier arrivé premier servi. Sur ce ils n’ont pas tord. Moi je ne me presse pas vu que nous rembarquerons tous dans le meme bus peu importe qui est premier ou dernier. Mais voila, une fois dans la file d’attente d’autres bus arrivent et déchargent leur lot de touristes. Moi étant quelqun de civilisé je laisse un petit écart entre la personne me précédent afin de ne pas la gener. C’est la qu’un hurluberlu surgissant de derrière s’enfonce dans cet espace réstreint voyant l’occassion de gagner deux places. Je reste ébahis et lui lance un regard de tueur voulant lui en mettre un grosse main d’occidental du nord en plein sur sa petite gueule de niak osseux du sud. Bien sur je me retiens (l’époque des boxers est révolue et je ne souhaite pas relancer un guerre de purification a moi tout seul). Lui ne me voit pas et transpire a grosses gouttes laissant monter une odeur assez forte de quelqu’un pas très propre. A ce moment la je préfèrerais etre dans une fromagerie humant un reblochon datant de trois siècles plutot que de vivre un moment de plus a coté de cet énergumène qui risque de contaniminer mes seuls vetements pour les 2 prochains jours.
La file avance et jje passe faire un coucou au douanier qui souhaite voir la couleur de mes cheveux situés sous ma casquette. Comme si ils ne les voyait pas déja! Je commence a grogner des sons imprononcables pour des chinois. Cela fait déja 25 minutes que nous stagnons. Il me retend mon passport ainsi que quelques feuilles a remplir. Son doigt pointe le coté de la salle d’attente ou une petite table ainsi qu’une petite chaise sont a voir. Très pittoresque! datant surement de l’époque de notre bien aimé Mao. Je refuse; il n’ya pas moyen que je me retape toute l’attente pour un papier que demande 1 minute a remplir. Il répète les quelques syllables qu’il avait proféré. Un truc que j’ai appris en chine: si quelqu’un t’emmerde (excusez le mot mais il sied a perfection l’explication) soit plus fort. Impose toi, fait le gars qui ne comprends pas et fait ce qu’il te plait. Les autochtones ne savent pas comment gerer un situation ou un occidental refuse de se soumettre aux ordres (pour l’instant). Du coup ils restent ébahis et vous laissent faire. Je lui retend le document avec le sourir. “Paf! Poum!” Il tamponne mon passeport et je passe. Le bus m’attends de l’autre coté. Je grimpe et nous partons.
Pas plus de cinque minutes plus tard le bus s’arrete de nouveau et la foule se rue une fois de plus en dehors. Je lance un regard dubitatif a mon guide. “C’est la douane de Hong Kong. Il faut descendre.” Je respire profondément. Je réflechit. Hong Kong fait partie de la République Populaire de Chine (RPC pour les amis) depuis peu, c’est normal qu’il y’ait un controle. Mais on viens de le faire!!! “Non. Ca c’était pour sortir de la chine. Ici c’est l’entrée de HK”. Ce voyage va rester pour longtemps comme un regret plein de frustration et d’incompréhension virvoltant dans ma tete souffrante (et ce que je ne savais pas pour l’instant c’est que ce n’était que le début de tout plein d’autres choses incompréhensibles).

Hong Kong episode 1

Mardi 2 août 2005 à 02 h 46
Pas le temps! J'ai trop de travail a rattraper.