De l'importance des souvenirs.
Samedi 25 décembre 2004 à 15 h 28
Je suis content. J'ai quelques trucs à vous raconter, oh rien de sensationnel, juste des banalités post repas de famille, et c'est bien le problème ...
Je m'explique. Hier soir, 24 Décembre donc, repas de noël en présence de mes parents, ma demi-soeur, mon beau-frêre et de mes 3 neveux (moyenne d'âge 6/7 ans). Grand-mère n'était pas là cette année et ne le sera pas plus les années suivantes pour cause de décès.
Bref, on commence par l'apéro, tranquille, et là le déclic : tiens mais si je buvais autant qu'eux cette fois ! C'est peut-être la clé pour passer un repas moins pire que les précédents et communiquer un minimum. Me voila donc à enchaîner les verres au rythme imposé par mon père, 3 bouteilles de champagne à l'apéro, "ah ça va déjà mieux !". Et moi qui n'avait pour ainsi dire jamais bu en présence de ma famille, car je trouvais ça malsain de se murger tous ensemble ... Les temps changent.
J'étais juste un peu plus gai que d'ordinaire (c'est pas difficile), mais je m'en cachais bien, d'ailleurs ils n'ont rien remarqué. Petite remarque de soeur : "Ben pour quelqu'un qui ne boit jamais, il tient bien !" Haha ... Et oui malheureusement je tiens bien, c'est pas parce que vous ne m'avez jamais vu boire, que je ne me rattrape pas en coulisse.
Soudain, mon père, grand orateur devant l'éternel, juste après avoir vomi son quota de blagues salaces et de récits d'antan (toujours les mêmes d'années en années, et pour cause) se leva et alla chercher son APN, un trépied et * oh joie * la télécommande. Ca y'est, c'était parti, nous allions enfin pouvoir photographier le néant et le qualifier de souvenir. Et il ne m'a pas déçu, il n'a pas fait les choses à moitié cette fois-ci : mode rafale, couleurs sepia, zoom 10x, on ne devait pas être loin d'exploiter toutes les possibilités de l'APN. Tout ça pour quoi me direz-vous ? Et bien pour 3 mioches agités, 2 couples et un intru neurasthénique désespérément morne qui participe malgré lui à cette sauterie imposée par le calendrier. Oui je suis aigri. Vous n'aviez pas besoin de moi pour ça, rendez moi ma puce et mes amis.
A quoi bon photographier des scènes qui si elles ne se répètent pas tous les dimanches, le font au moins tous les ans ? Pourquoi chercher des souvenirs là où il n'y en a pas ? Pour se convaincre que sa vie n'est pas un échec et que tout ceci n'est pas d'une banalité affligeante peut-être ? L'intention est louable alors, mais cela reste vain.
Bien sûr, tout s'est poursuivi à l'identique pendant le repas : les photos, les blagues et les répliques de bon goût (morceau choisi : "ce * mettez ici le nom d'un fromage quelconque *, il sent la petite fille qui se néglige !").
Je passe sur le reste, vous avez compris l'idée ...
Juste un petit point sur les cadeaux, il n'était pas indispensable d'offrir des livres pseudo-éducatifs à des gosses de cet âge, l'album de Lorie ou de la Star-Ac leur fait bien plus plaisir, pourquoi s'emmerder ? Note pour plus tard, ne pas commencer trop tôt l'apprentissage pour devenir un honnête homme.
Alors oui je dramatise, oui je suis méchant. Mais sur le fond, c'est tellement vrai, que je ne peux m'en empêcher. Allez, au fond je les aime bien quand même.
Parfois j'ai vraiment l'impression que le chien me comprend, lui. Il a ce même regard désespéré et emplit de tristesse que moi par moment.

A demain peut-être pour de nouvelles aventures trépidantes.
Bisou !
Je m'explique. Hier soir, 24 Décembre donc, repas de noël en présence de mes parents, ma demi-soeur, mon beau-frêre et de mes 3 neveux (moyenne d'âge 6/7 ans). Grand-mère n'était pas là cette année et ne le sera pas plus les années suivantes pour cause de décès.
Bref, on commence par l'apéro, tranquille, et là le déclic : tiens mais si je buvais autant qu'eux cette fois ! C'est peut-être la clé pour passer un repas moins pire que les précédents et communiquer un minimum. Me voila donc à enchaîner les verres au rythme imposé par mon père, 3 bouteilles de champagne à l'apéro, "ah ça va déjà mieux !". Et moi qui n'avait pour ainsi dire jamais bu en présence de ma famille, car je trouvais ça malsain de se murger tous ensemble ... Les temps changent.
J'étais juste un peu plus gai que d'ordinaire (c'est pas difficile), mais je m'en cachais bien, d'ailleurs ils n'ont rien remarqué. Petite remarque de soeur : "Ben pour quelqu'un qui ne boit jamais, il tient bien !" Haha ... Et oui malheureusement je tiens bien, c'est pas parce que vous ne m'avez jamais vu boire, que je ne me rattrape pas en coulisse.
Soudain, mon père, grand orateur devant l'éternel, juste après avoir vomi son quota de blagues salaces et de récits d'antan (toujours les mêmes d'années en années, et pour cause) se leva et alla chercher son APN, un trépied et * oh joie * la télécommande. Ca y'est, c'était parti, nous allions enfin pouvoir photographier le néant et le qualifier de souvenir. Et il ne m'a pas déçu, il n'a pas fait les choses à moitié cette fois-ci : mode rafale, couleurs sepia, zoom 10x, on ne devait pas être loin d'exploiter toutes les possibilités de l'APN. Tout ça pour quoi me direz-vous ? Et bien pour 3 mioches agités, 2 couples et un intru neurasthénique désespérément morne qui participe malgré lui à cette sauterie imposée par le calendrier. Oui je suis aigri. Vous n'aviez pas besoin de moi pour ça, rendez moi ma puce et mes amis.
A quoi bon photographier des scènes qui si elles ne se répètent pas tous les dimanches, le font au moins tous les ans ? Pourquoi chercher des souvenirs là où il n'y en a pas ? Pour se convaincre que sa vie n'est pas un échec et que tout ceci n'est pas d'une banalité affligeante peut-être ? L'intention est louable alors, mais cela reste vain.
Bien sûr, tout s'est poursuivi à l'identique pendant le repas : les photos, les blagues et les répliques de bon goût (morceau choisi : "ce * mettez ici le nom d'un fromage quelconque *, il sent la petite fille qui se néglige !").
Je passe sur le reste, vous avez compris l'idée ...
Juste un petit point sur les cadeaux, il n'était pas indispensable d'offrir des livres pseudo-éducatifs à des gosses de cet âge, l'album de Lorie ou de la Star-Ac leur fait bien plus plaisir, pourquoi s'emmerder ? Note pour plus tard, ne pas commencer trop tôt l'apprentissage pour devenir un honnête homme.
Alors oui je dramatise, oui je suis méchant. Mais sur le fond, c'est tellement vrai, que je ne peux m'en empêcher. Allez, au fond je les aime bien quand même.
Parfois j'ai vraiment l'impression que le chien me comprend, lui. Il a ce même regard désespéré et emplit de tristesse que moi par moment.

A demain peut-être pour de nouvelles aventures trépidantes.
Bisou !
11 commentaires, dernier de Loyus.